Accueil Date de création : 05/08/07 Dernière mise à jour : 08/10/08 19:40 / 172 articles publiés
 

Shopping à Akihabara  posté le mercredi 21 mai 2008 10:31

Vous rappelez vous d'Akihabara, le quartier des geeks et otakus ? Vous devez vous dire que le mot shopping semble contradictoire avec les individus mentionnés ci-dessus.
Mais c'est mal me connaître ! Quand je dis shopping je ne parle bien sûr pas de choses inutiles comme des vêtements mais plutôt d'objets indispensables à la vie quotidienne comme un réveil volant, un lecteur mp3 en forme de Lego, une clé USB caméléon, un poireau géant en plastique... (je vous rassure je n'ai rien acheté de tout ça, c'est juste pour vous donner un aperçu du bazar qu'on peut dégoter là-bas).
Lorraine avait en fait besoin d'un disque dur externe pour stocker ses photos, c'est donc tout naturellement que nous avons opté pour ce quartier spécialisé dans l'informatique.
Mais nous n'étions pas seules ! Qui mieux qu'un geek pouvait nous guider dans Akihabara ?
Nous avons fait appel aux services d'Alex, accompagné d'Aki, qui nous a gentiment " fait faire le tour du propriétaire ".
C'est vraiment plus sympa quand on est accompagné de quelqu'un qui connaît bien les lieux et les choses intéressantes à voir. Je n'étais venue qu'une fois à Akihabara avant ça (rappelez-vous de ma superbe photo en soubrette XD) et le coin ne m'avait pas semblé extraordinaire cette fois-là vu qu'il n'y a à première vue pas grand chose pour s'amuser.
Je me fourrais le doigt dans l'oeil ! L'exploration des magasins et l'observation de la faune locale se sont avérées très divertissantes ! Je suis sûre que les gars chargés d'inventer des gadgets pour James Bond vont piocher leurs idées à Akihabara.
On trouve vraiment de tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi {#}) à Akihabara, après être passé devant le café Linux nous avons commencé par la visite d'une boutique regroupant toutes sortes d'objets nécessaires à la survie du geek/otaku : des boîtes de conserve, du nettoyant lunettes, des câbles USB, des mangas pornos...
Les ruelles regorgent de petites boutiques super étroites (souvent tenues par des chinois) de matos informatique vendus en pièces détachées, c'est dingue de voir toutes ces petites cases sur les stands avec plein d'étiquettes affichant des prix défiant toute concurrence.
Bien sûr qui dit informatique dit également " jeux vidéo " ! Quand j'étais au collège, j'étais une geek des jeux vidéo, au lycée je suis devenue une otaku des mangas et animes, à l'université j'ai atteint le stade ultime en devenant une fondue de japonais.
Alors vous imaginez un peu le danger potentiel que représente pour moi ce quartier qui réunit en un même endroit ces trois passions ? (et je ne parle même pas des gadgets inutiles... {#})
Je prétextais toujours que c'était trop loin pour y aller mais maintenant je réalise que ce n'était là qu'une excuse bidon inventée par mon inconscient pour me protéger malgré moi de ce lieu de toutes les tentations, de ce gouffre à pognon !
Mais c'est fichu maintenant, je serai reliée toute ma vie à ce quartier démoniaque de la tentation ultime car j'ai... j'ai... j'ai acheté une Dreamcaaaaaast ! {#}
Tout ça c'est la faute d'Alex qui nous a emmené dans un magasin (répondant au doux nom de Suupaa poteto, la super patate ! XD) consacré aux vieilles consoles : la Nintendo, la Megadrive, la Saturn et des montaaaaagnes de jeux neufs et d'occasion comme vous n'en avez jamais vu à des prix tout à fait raisonnables.
Au dernier étage se trouvait en plus plein de bornes de vieux jeux d'arcades comme Mario, Street Fighter, Donkey Kong et j'en passe.
Alors forcément quand je suis tombée sur un Shenmue neuf à 924 yens mon coeur a fait un bond dans ma poitrine. Et la voix du Diable qui m'est apparu à travers Alex (il doit avoir des parts dans ce magasin) m'a persuadé d'acheter la Dreamcast... ou plutôt une moitié de Dreamcast !
Lorraine est fauchée, je suis fauchée, nous aimons cette console, nous nous sommes associées. En cas de divorce elle pourra garder Keisuke et Willi-Fukusuke mais je veux récupérer la Dreamcast ! En tout avec la console, les deux jeux, la manette supplémentaire et la carte mémoire, nous nous en sommes tirées pour 11 000 yens environ (40€ chacune, si c'est pas donné ça...)
Pardon pour les non-initiés, c'était la minute geekeries. {#}
Après ces achats nous sommes allés dans un maid-café !
Contrairement aux shitsuji café, il n'y a pas besoin de réservation.
Nous l'avons choisi à thème car c'est plus marrant comme ça, en l'occurrence les trains !
C'était un tout petit café au troisième étage d'un petit immeuble : sur la porte était collée une affiche avec le nom du café présenté comme s'il s'agissait d'une station de train.
C'est la seule photo que j'ai pu prendre vu qu'à l'intérieur c'était interdit.
En passant la porte des serveuses habillées en employées de gare (avec des jupes quand même vachement plus courtes que les vraies XD) nous ont accueillis et il nous a fallu payer d'office 500 yens pour le service, le ticket de caisse était en fait présenté comme un ticket de train.
Nous avons pris place à table et avons observé un peu le décor : dans le fond de la salle quelques clients étaient assis sur des " banquettes " de train, il y avait plein de panneaux de stations et de photos de train du réseau japonais, quelques maquettes également.
Le menu était présenté comme un plan du réseau ferroviaire avec la ligne " salades ", la ligne " plats chauds ", la ligne " desserts " chacune d'une couleur différente comme les vraies avec les prix indiqués en dessous comme le sont ceux des tickets.
Les boissons quand à elle portaient le nom des vraies lignes (Yamanote => jus d'orange, Odakyû => Cola etc...)
Après nous avoir apporté notre commande en employant le vocabulaire approrié (genre " le cocktail Chûô arrive en gare table 5 " XD) une des serveuses est restée parler un peu avec nous, ça fait partie du " service " et on se dit que c'est vraiment pas cher payé quand on voit parfois les cas à qui elles doivent faire la conversation...
Ca va du pervers lambda au regard malsain aux énergumènes qui n'aiment les filles que si elles sont virtuelles.
Vous avez peut-être déjà vu le drama Densha otoko, eh bien les otakus de la réalité dépassent largement ceux de la fiction ! Ce sont des caricatures ambulantes.
Trois garçons se sont installés à la table voisine, vêtus de chemises à carreaux, portant des sacs à dos et des culs de bouteilles et l'un d'eux s'est mis à lire le menu avec une espèce de loupe éléctronique aux multiples options.
Je crois que ces garçons vivent dans un monde complètement différent du nôtre. {#}
En fait chaque quartier de Tôkyô à sa population, c'est une vision assez réductrice mais réaliste : Akihabara a ses geeks/otakus, Shibuya ses pouffes, Shinjuku ses gigolos coiffés avec un pétard (renommés rois lionnes par rapport à leur crinière) et ses yakuzas, Asakusa ses touristes et Harajuku ses musiciens, cosplayers et autres artistes de rue... {#}
En tout cas Alex a lancé l'idée d'exporter ce concept en France, un café " RER ".
Avec des serveuses malaimables, des horaires variant sans préavis, des suppressions de commande sans raison et une amende en guise d'addition, vous croyez que ça marcherait ?
Enfin bref après notre petite pause Lorraine a trouvé son disque dur au Yodobashi Camera et notre but " initial " fut ainsi atteint.
Mais maintenant c'est fichu, comme la Dreamcast est une vieille console on sera obligées de retourner à Akiba pour acheter des jeux vu qu'on ne pourra pas les trouver ailleurs...
Nous sommes liées à ce quartier irrémédiablement ! {#}
En plus j'ai appris par ma mère la semaine dernière que ma librairie fétiche avait déménagé et perdu tout son charme, où est-ce que j'irai traîner pendant des heures maintenant ?
Il n'y a décidément plus rien qui me retienne en France... {#} (hein ? les gens ? ah oui, éventuellement... XD)

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Nouvelles de la semaine  posté le vendredi 16 mai 2008 17:24

Il se ne passe pas grand-chose ces derniers temps, la vie suit paisiblement son cours à Sengawa ! On a eu une semaine de temps bien pourri à cause d'un typhon qui est passé dans les parages et qui nous a perturbé le climat pour toute la semaine.
J'ai carrément dû ressortir la veste et l'écharpe !
{#}
Ma pauvre Ai est tombée malade, quand elle est venue me parler avec sa voix complètement cassée j'ai d'abord cru qu'elle essayait de me faire rire en imitant un vieux pépé asthmatique. Nous devions manger ensemble mardi soir mais étant donné son état elle a préféré annuler alors à la place je lui ai apporté un peu de ratatouille puisqu'elle aime tellement ça. C'est important de bichonner ses petits malades ! {#}
J'ai une nouvelle lubie bizarre ces derniers temps : je me suis mis en tête de collectionner les badges à l'effigie de Peko-chan représentant les douzes mois de l'année.
Peko-chan est la mascotte de Fujiya, une marque de sucreries, c'est un peu un symbole du Japon, peut-être pas au même titre que les cerisiers ou le mont Fuji mais en tout cas elle est très populaire auprès des enfants !
Par exemple, ils s'amusent à compter ses visages sur les emballages de bonbons : s'il y en a dix, c'est gagné ! (gagné quoi ? on a pas su me le dire... XD)
Ces badges que je collectionne sont vendus dans des petites boîtes de stylos en chocolat. Le problème c'est que le chocolat n'est franchement pas terrible, mais maintenant que j'ai commencé la collection, mon côté nevrosé me dicte de rassembler les douzes badges jusqu'au bout !
{#}
J'accumule donc le chocolat immangé parce qu'immangeable dans un coin en même temps que j'agrandis ma collection...
Pour continuer dans la série " gadgets inutiles ", je n'ai pas pu m'empêcher d'acheter la nouvelle merveille de chez Bandai : le mugen edamame.
Les japonais adorent manger des graines de haricot de soja en buvant de l'alcool, c'est un peu l'équivalent des nos biscuits apéro.
Ce jouet est tout bêtement un haricot en plastique : quand on le presse les graines sortent puis rentrent quand on relâche la pression. Il y a même un petit visage dessiné sur la graine du milieu (attention il existe plusieurs modèles pour les collectionneurs avertis !
{#})
Lorraine a baptisé le sien Fukusuke, j'ai appelé le mien Sharaku. Il ne nous reste plus qu'à convaincre Alex de nommer le sien Riu ou Shintaro et de trouver un quatrième possesseur de mugen edamame et nous aurons le groupe Metronome au complet !

Jeudi soir nous sommes allées pour la enième fois au concert de JJJB.
J'étais un peu déçue ce coup-ci : Tarô n'avait pas mis son costume mauve à fleurs, il en portait un noir tout simple, il avait presque la classe avec ça...
{#}
En sortant de la salle nous sommes allées parler un peu avec Kô-chan et alors que nous étions sur le chemin du retour nous sommes tombées sur Tarô et Oi-chan :
" Tiens ! On a un peu de temps avant que les autres groupes aient fini de jouer, si on allait se le faire, ce yakiniku ? "
Et nous avons suivi nos musiciens préférés dans Shibuya à la recherche d'un restaurant, marchant derrière eux et insultant Tarô en français dans son dos : grosse tête, grenouille à grande bouche, braguette ouverte ! (pour une fois il n'avait rien fait mais c'est devenu un loisir de l'insulter, c'est pour toutes les fois où il nous a snobées ces derniers mois
{#}).
Après nous être assis nous avons tout de suite commandé à boire, Oi-chan est sérieux et n'a commandé qu'un thé glacé vu qu'il devait reprendre sa belle moto pour rentrer chez lui, à le voir on ne le croirait pas si responsable avec sa tête de voyou et sa dent en moins.

Oi-chan : hein ? Une paille ? Ils m'ont pris pour un bébé ?
Tarô : au fait, je voulais vous reparler des films de Godard... Camille, arrête de te marrer ! Je trouve que les dialogues sont vraiment biens et... Arrête de te marrer, je t'ai dit !
Oi-chan : de toute façon tu ne les comprends pas les dialogues, non ? Ca doit juste être la traduction qui est bien faite.
Lorraine : dites, on a essayé de traduire des insultes françaises, mais comme on a pas encore eu l'occasion de les essayer vous pourriez nous dire si c'est compréhensible ? Par exemple : couille molle.
Tarô, étonné : hein ? Mais une couille, c'est mou, non ? Je comprends pas.
Moi : c'est qu'en France c'est un symbole de courage masculin, donc ça désigne un gars qui n'en a pas !
Tarô : aaah je vois. En japonais on dit plutôt qu'elles sont petites (on avait déjà soumis Yuuki et Nobu au test mais ils avaient fait les étonnés, ils s'étaient bien gardés de nous apprendre qu'il existait un équivalent japonais, les pourris...) Bah de toute façon, les japonais ne sont pas très bien équipés hein ! a-t-il continué (ça, ça a été la surprise, je ne pensais pas qu'ils reconnaissaient les faits XD).
Oi-chan : dis Camille, je me suis déjà posé la question : tes cheveux, c'est leur couleur d'origine ?
Moi : ouaip, mais je les ai teints quand j'étais au collège. En rouge !
{#}

Tarô : au collège ?! Ca ne posait pas de problème ?
Oi-chan : ici, les parents comme les profs seraient désesépérés, ils penseraient que tu es devenu une voyoute, de la mauvaise graine.
Moi : ah ? Ben non, j'avais la classe même ! XD En parlant de cheveux, je peux toucher les tiens Oi-chan ? (oui oui, c'est ma passion de tripoter les cheveux des gens ici, Oi-chan c'est effet moquette *o*).
Tarô : bwahaha Lorraine t'es moche sur cette photo !
Lorraine : Moi, moche ? Mais non tu as mal vu, je suis canon.
Tarô : tu parles c'est moi le canon, oui ! Mais n'empêche toutes les deux, vous êtes bizarres mais dans le bon sens. Je veux dire, y'a bizarre " malsain, craignos " et bizarre " un peu tordu mais intéressant ", vous êtes plus proches du deuxième.
Lorraine : et on est mêmes très fières ! Aaaah on ne veut pas rentrer !
Tarô : mariez-vous avec un japonais.
Lorraine : d'accord, sacrifie-toi pour mon visa.
Moi : on reviendra en working holidays, on gagnera des sous comme ça on attirera les hommes et le visa sera au bout ! J'aimerais bien travailler dans un maid café et crier " Okaerinasaime goshujin-sama " toute la journée.
Oi-chan : tu le fais bien en plus ! Mais vous n'avez pas besoin d'argent; vous êtes jolies, ça suffit.
Lorraine : tu parles, on a aucun succès avec les japonais ! On doit leur faire peur... Vous en revanche vous en auriez sûrement si vous veniez dans notre fac, forcément les filles qui font du japonais aiment bien les japonais. Même toi, Tarô, avec ta grosse tête !
Tarô, innocent : qu'est-ce qu'elle a ma tête ? Tu veux dire qu'on aurait au moins deux filles à chaque bras ? Ca a l'air bien la France !
Moi : ouais ben n'empêche parfois on en a marre vous savez... Pour la majorité des garçons ici on est qu'un jeu ! Non, non me regarde pas comme ça Tarô ! Je parlais pas de ce genre de jeu ! Je veux dire, ils nous voient une ou deux fois et après plus rien, comme si d'un coup on était plus intéressantes... On est frustrées, on veut des amis masculins !
Tarô : ça c'est parce que les japonais ont pas beaucoup d'amies filles, pour eux une fille c'est forcément une copine potentielle. Et comme vous partez bientôt ils doivent pas vouloir d'une relation sérieuse.
Oi-chan : ouais, t'imagines l'aller-retour à 1000€ ! Camille, prends un peu de légumes là, tu manges que de la viande depuis tout à l'heure...
Moi : pas besoin ! J'en ai marre de ne manger que ça ces dernières semaines, d'ailleurs je n'ai que la peau sur les os, ça se voit pas ?
Oi-chan : ah au fait, tu as encore du... c'est comment déjà ? Saucisson ?
Moi : oui, plein, je t'en ramènerai la prochaine fois si tu veux. Et quand je serais rentrée en France, je t'en enverrai aussi.
Oi-chan : sérieusement ? Au fait, tu m'a dit la dernière fois que ton Papa avait bien aimé notre CD, c'est ça ?
Moi : oui, faut qu'il le fasse tourner, comme ça vous serez célèbres... à la campagne !
Oi-chan : aaah, j'aimerais bien venir en France au moins une fois, pour voir... "

J'étais nostalgique ce soir-là, c'était exactement comme la première fois qu'on était sortis ensemble en décembre, on était assis exactement dans la même position et on discutait en rigolant, sans temps mort ni aucun blanc pour venir plomber la conversation.
Ils font partie des gens à qui ce sera vraiment dur de dire au revoir, surtout que la dernière fois ne correspondra pas forcément à la veille de notre départ, ce sera sûrement un peu pénible de se dire adieu et ne plus se voir tout en étant encore de le même pays. Avec Ai ce sera différent, je serai avec elle jusqu'à la " fin " étant donné qu'elle m'accompagnera à l'aéroport.
Vendredi, nous avons passé l'après-midi chez Lorraine avec les imôto-tachi ! (les petites soeurs). C'est un groupe d'amies, étudiantes en deuxième année de français.
Je ne parle pas souvent d'elles mais elles viennent assez régulièrement au futsuken et participent de temps en temps au club cuisine. Haruka est d'une gentille sans borne et elle a un faible pour les acteurs américains aux allures de kékés, Miho est chinoise, elle est arrivée au Japon à 15 ans et a été lâchée dans un lycée alors qu'elle ne parlait pas un mot de japonais. Maintenant elle est parfaitement bilingue et s'est mis à étudier la langue de Molière parce qu'elle adore la chanson française (cette fille est mon modèle *o*).
Elle travaille comme une malade pour se payer ses études et compte se marier avec son cher et tendre dès qu'elle aura eu son diplôme (elle a également été en Corée du nord à la nage ! XD)
Chieko ressemble à une poupée et pratique le ballet depuis ses trois ans, elle est toujours discrète mais adorable et nous ramène souvent gentiment des cadeaux, elle a un job dans une boulangerie.
Masami n'a pas la ferveur des ses amies au niveau de l'apprentissage du français, ce qui ne l'empêche pas d'être tout aussi intéressée par notre beau pays. Elle dit toujours les choses très franch
ement, ce qui ne doit pas être tous les jours facile à vivre au Japon, elle adore aussi nous faire des câlins.
Le dernier membre du petit groupe est Yôko, qui hélas n'a pas pu se joindre à nous.
Elle bosse beaucoup son français et est venue exprès de Sendai (nord du pays) jusqu'à Sengawa pour ça ! Elle bosse à la libraire de Sengawa et tient un journal en français. ^^
Nous n'avons rien fait d'exceptionnel durant l'après-midi, simplement mangé, papoté et traînouillé devant un film mais je tenais à parler un peu d'elles, on se voit très souvent à la fac mais on ne passe pas beaucoup de temps ensemble en dehors, c'est un peu dommage.
Vous avez maintenant un aperçu des filles intéressantes qui fréquentent Shirayuri !
{#}

Geuh je n'en reviens pas d'écrire des articles toujours plus longs, il faudrait vraiment que je songe à me calmer sinon je vais faire fuir tous les lecteurs ! XD

Photo : je vous laisse deviner qui est qui (bon pour Lorraine c'est fichu, elle est déjà grillée...
{#})

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Back to the Kansai ! Journée 3 : Himeji  posté le vendredi 16 mai 2008 17:17

Ô joie, ô bonheur : il faisait à peu près aussi beau qu'il faisait moche la veille !
Et tant mieux car nous n'étions pas allées à Himeji pour rigoler !
Car à Himeji se trouve un château, un magnifique château, un superbe château d'époque !
Le château de Himeji (sans blague), aussi appelé " château du héron blanc " en raison de ses couleurs.
La tour principale a beau avoir été rénovée en 1910, il a toujours été épargné par les guerres et les bombardements, sa forme actuelle date du début du XVIIe siècle.
On ne pouvait pas le louper: en sortant de la gare nous avons marché toujours tout droit et il a fini par nous apparaître dans toute sa splendeur après avoir été caché par quelques arbres, il se dressait majestueusement en haut de sa colline. {#}
Mon petit coeur a commencé à faire " boum boum ", j'étais émue d'être au pied de ce célèbre château.
Après avoir marché un petit moment dans le parc au pied de la colline nous sommes passées aux choses sérieuses ! 600 yens l'entrée : ça y était, nous étions dans son enceinte !
Ce château et ses annexes sont géants et tous les petits chemins tortueux pour se rendre jusqu'à la tour principale en font vraiment une structure défensive quasi-parfaite.
Mais d'un autre côté son architecture n'est pas du tout agressive, déjà de part sa couleur blanche, ensuite parce que la verdure est au rendez-vous, tout particulièrement les cerisiers !
Le spectacle doit vraiment être magnifique quand ils sont en fleur, en revanche je n'ose pas imaginer le nombre de gens faisant le hanami dans le parc du château, ça doit être invivable chaque année.
Ce matin-là en tout cas on avait plutôt de la chance : malgré le beau temps il n'y avait pas foule et on a pu prendre notre temps pour inspecter chaque recoin avec attention.
L'intérieur du château a été, comme celui d'Ôsaka, reconverti en musée mais plus que de regarder des rouleaux ou des portraits à travers des vitrine, mon intérêt se portait davantage sur la structure complexe des poutres et piliers.
Nous avons emprunté les escaliers pour nous rendre jusqu'au sixième étage d'où nous avions une vue magnifique sur Himeji et ses environs.
Ca m'a rappelé la Tôkyô Tower avec nettement plus de verdure !
J'imagine qu'en temps de guerre cette vue imprenable devait également constituer un avantage considérable. Un tout petit sanctuaire se trouvait au dernier étage et beaucoup de gens faisaient la queue pour lancer une pièce et faire une prière.
C'est à regret que j'ai lâché mes piliers pour redescendre et sortir du château, mine de rien ça nous aura bien pris deux heures en tout entre la balade dans l'enceinte du château et la visite de l'intérieur.
Nous nous sommes ensuite un peu baladées dans la ville entre quelques échoppes de nourriture et galeries commerciales avant de manger un morceau et reprendre le train vers Ôsaka.
Il fallait compter environ une heure pour arriver à destination, en fait ce voyage nous a vraiment coûté très cher au niveau des transports vu qu'on a beaucoup bougé.
Du coup en arrivant nous avons enfin vu Ôsaka sous le beau temps ! Ca nous changeait, y'a pas à dire c'était tout de même plus sympa mais ça reste très urbanisé donc c'est pas forcément très beau à voir.
Nous avons attendu un moment à la gare avant de reprendre notre Shinkansen à 20h30.
Sur le chemin du retour Lorraine s'inquiètait pour Keisuke et Willi-Fukusuke, deux espèces d'ersatz de poisson qu'elle a acheté récemment pour avoir de la compagnie étant donné que ses tomates sont mortes avant même d'avoir poussées.
Les pauvres petits étaient peut-être morts après deux jours sans avoir été nourris...
Nous sommes rentrées à Sengawa vers minuit, même pas si fatiguées que ça !
En fait j'adore faire de petits voyages parce que j'adore aussi rentrer !
J'avais vraiment l'impression d'être de retour à la maison, Sengawa c'est mon fief. {#}
En tout cas cette journée m'aura marquée ! J'ai vraiment adoré visiter l'intérieur du château et me balader dans son enceinte, sans compter qu'Himeji avait vraiment l'air d'une ville agréable, j'aurais bien aimé que nous ayons un peu plus de temps pour nous y balader.
Ce weekend était pour le moins chargé mais il était vraiment sympa malgré la pluie !

Et pour ceux qui se poseraient la question : oui, Keisuke et Willi-Fukusuke ont survécu à leurs deux jours de famine. {#}

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Back to the Kansai ! Journée 2 : Ôsaka  posté le mercredi 14 mai 2008 14:47

J'ai ouvert un oeil vers 7h, l'esprit embrumé j'ai cru entendre la pluie tomber dehors. Je me suis rendormie. Quand je me suis réveillée à nouveau deux heures plus tard, j'ai constaté qu'hélas, je n'avais pas rêvé : il pleuvait. Et pas qu'un peu.
Le genre à dissuader toute personne sensée de mettre le nez dehors.
Sauf les personnes sensées qui ont payé 26 000 yens leur weekend.
De toute façon nous ne sommes pas sensées. {#}

Nous avons investi dans un parapluie en plastique à la solidité toute relative et sommes parties braver les intempéries pour voir le château d'Ôsaka.
Ce pauvre château en a vu de toutes les couleurs depuis sa construction en 1585 : détruit par des guerres, incendié puis bombardé par les américains, sa forme actuelle date de 1997, année de l'achèvement de sa reconstruction.
Sur le chemin, j'ai fait quelque découvertes intéressantes :
- j'ai remarqué que les gens du Kansai se mettaient à droite sur l'escalator et que les gens qui souhaitaient avancer étaient à gauche (comme en France quoi, mais à Tôkyô, c'est l'inverse !)
- j'ai vu qu'il existait un Fanta inédit, goût Pineapple ! Il n'a pas encore atteint Tôkyô qui en est encore au Fanta Grape : le Pineapple est très bon et légèrement moins chimique que son aîné au raisin, j'espère que ce ne sera pas une exclu du Kansai ! {#}
- j'ai retenu quelques mots de Kansai-ben (le dialecte régional) en écoutant causer les gens. Pour les intéressés : hontô devient honma, omoshiroi devient omoroi et la forme négative " nai " des verbes devient " hen " (wakaranai -> wakarahen). J'avais déjà eu un petit aperçu avec Nobu qui parle souvent en Kansai-ben ! (^_^)

Après un petit moment de marche je me suis soudain rappelé que ma botte gauche avait un trou et j'ai su que j'allais bientôt être inondée. Mes craintes se sont rapidement confirmées quand j'ai senti ma chaussette s'humidifier. La journée promettait d'être pénible. * doux euphémisme *
En arrivant à l'entrée du parc du château d'Ôsaka, nous sommes tombées sur un petit train qui s'apprêtait à partir. La pluie qui n'avait pas l'air de vouloir cesser a eu raison de notre radinerie et nous nous sommes fendues de 200 yens pour monter dans ce bel engin qui allait nous rapprocher de notre but. " Je n'étais pas montée dans un petit train depuis mes dernières vacances à Quimper quand j'avais dix ans " m'a confié Lorraine. C'était exactement ça : le vent, la pluie, ambiance vacances bretonnes (ah non, c'était déjà le thème de Kanazawa, merde... XD)
Le petit train nous a deposé en bas de la colline où est situé le château, nous n'avions plus qu'à faire le reste à pied. J'espère que vous apprécierez les photos que j'ai pu prendre, j'y ai mis tout mon coeur avec l'appareil dans une main, la canette de Fanta et le parapluie dans l'autre ! {#}
Le bâtiment lui-même était plutôt beau mais hélas on sent bien que c'est tout neuf, ça n'a pas le même charme qu'un vieux bâtiment qui a vécu, surtout pour moi qui aime les vieux trucs tout déglingués et tiennent debout parce que c'est la mode.
L'intérieur a été reconverti en musée, que nous n'avons pas été voir faute d'argent et d'intérêt, à la place nous sommes allées nous abriter dans des petites boutiques de souvenirs où je suis tombée sur un énième gadget inutile (que forcément, j'ai acheté...) : une sorte de petit oeuf qui crache quand on le secoue des petits bâtonnets sur lesquels sont inscrites des courtes phrases en Kansai-ben.
Mon petit oeuf me salue, m'insulte, bref comme vous le constatez j'ai encore investi mon argent dans quelque chose de très utile.
En tout cas s'il y a bien une chose qu'on ne peut pas louper en allant à Ôsaka, ce sont les takoyaki, les boulettes de poulpe grillées (enfin ne pas les louper visuellement du moins, jamais je ne mettrai ça dans ma bouche de mon plein gré {#}).
C'est la spécialité culinaire de la ville avec les okonomiyaki ! Je ne sais pas s'ils sont meilleurs à Ôsaka qu'ailleurs mais il faut croire que oui car ses habitants en sont apparemment très fiers et les produits dérivés de ces horreurs à ventouses sont donc partout et sous diverses formes : peluches, stylos, straps pour portable, porte-clés et j'en passe !
Comme la pluie continuait de plus belle nous avons décidé de faire un truc au sec dans l'après-midi et avons retrouvé Capucine à Nanba, le quartier des galeries commerciales COUVERTES ! Plus que des boutiques attrape-touristes, c'était plutôt des magasins de vêtements ou de l'artisanat, il y avait également beaucoup de restaurants.
D'un certain côté ça m'a aussi un peu fait penser à Akihabara avec l'autoroute qui passe au dessus de la ville et quelques boutiques de geeks/otakus.
Il commencait à se faire faim mais je ne pouvais savourer un repas les pieds mouillés, j'ai fini par en avoir marre de mariner dans mon jus de chaussettes et la radine que je suis a fini par investir dans une nouvelle paire de chaussettes. Cela ne résolvait pas le problème du trou, me direz-vous, heureusement Capucine a lancé une idée de génie pendant que nous étions au restaurant :  " et si tu mettais un sac à parapluie sur ton pied ? "
On trouve ces fameux sacs à l'entrée de chaque commerce les jours de pluie, on glisse notre parapluie dedans et ça évite ainsi de mettre de l'eau partout.
Elle disait peut-être ça en l'air mais ce genre de concept idiot n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde : j'ai aussitôt entrepris de mettre cette idée en pratique. {#}
Plus facile à dire qu'à faire vu la largeur desdits sacs mais après quelques ratés, en tirant un peu dessus je suis parvenue à les enfiler et j'avais deux belles chaussettes étanches et gratuites.
Je sentais encore le froid, mais au moins j'étais au sec ! (^o^)V
Nous avons passé la majeure partie de notre après-midi au restaurant, commandant pizza sur pizza, je m'inquiétais ces derniers temps car j'avais moins faim mais là je me suis bien rattrapée, bah comme il faisait moche je me suis vengée sur la nourriture ! {#}
C'est un peu du gâchis d'être dans une nouvelle ville sans s'y balader mais il faisait tellement moche qu'on avait vraiment pas le coeur à faire du tourisme... :/
Il y a un truc qui m'amuse beaucoup à Ôsaka : quand le feu des passages piétons passe au vert, il émet une sorte de " piou, piou " (sûrement un signal pour les aveugles), on se croirait en pleine bataille au laser, à la Star Wars (d'ailleurs ce n'est pas qu'Ôsaka, c'est quasiment partout sauf à Tôkyô ! A Tôkyô les feux font de la musique.
En fait la raison de notre retour dans le Kansai n'était pas seulement d'ordre touristique, mais venait à la base du côté otaku de Lorraine qui n'avait pu obtenir des places de concert de son groupe préféré, Mucc, que pour un concert ayant lieu à Ôsaka. {#}
Nous nous sommes donc rendues à la salle vers 17h30.
J'avais déjà écouté certains de leurs morceaux et ça me plaisait pas mal mais c'était la première fois que je les voyais en live et je suis tombée amoureuse de la voix du chanteur ! *o* En tout cas cette fois j'ai pensé à apporter des boules quies pour ne pas me faire déchirer les tympans huhu.
N'empêche il y a un truc qui m'étonne toujours : depuis que je suis ici je suis allée à pas mal de concerts de personnes plus ou moins connues, dans des styles un peu différents et le public est toujours essentiellement composé de filles ! Mais où sont les hommes de ce pays bon sang ?
Ni à l'université, ni au concerts : ils sont tous à l'entreprise ou quoi ? XD
Enfin après le concert on s'est un peu baladées vu qu'il pleuvait un peu moins, finalement Ôsaka ne diffère pas tant que ça de Tôkyô, c'est très animé et après tout c'est la troisième métropole du Japon après la capitale et Yokohama. Bref on avait un peu l'impression d'être à Tôkyô, mais dans une version plus débauchée !! A moins que ce ne soit le quartier où était situé notre hôtel qui se prête particulièrement à des activités louches : nous étions en plein milieu des love hotels (qui avaient bien plus fun qu'à Shibuya d'ailleurs, j'étais jalouse ! XD) et avons eu du mal à dégoter un karaoke perdu parmi les bars à hôtesses.
J'ai composé un haiku en l'honneur de cette journée, et on ne se moque pas de mon chef-d'oeuvre s'il vous plaît car il est conforme au schema typique : il compte trois vers de cinq, sept et cinq syllabes et surtout, il n'a absolument aucun sens. {#}
Admirez :

Ôsaka, pizza
Pluvieuse débauche
Ma botte trouée

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Back to the Kansai ! Journée 1 : Nara, Kôbe  posté le mardi 13 mai 2008 14:00

Le Kansai, c'est la région où se trouve Kyôto. C'est LA région tout court (après le Kantô car c'est là qu'est situé le Tochigi, faut pas pousser quand même...)
Bref le Kansai est une région au patrimoine conséquent et en bonne geek de l'histoire japonaise que je suis, j'avais bien envie d'y retourner depuis un moment !
Notre train était à 7h30 et cette fois nous avons pris nos précautions pour éviter de le louper (ahem...{#}), le réveil s'est donc avéré plutôt difficile à 4h du matin, mais heureusement nous avons pu dormir comme deux loques dans le Shinkansen.
Nous sommes arrivées à Shin-Ôsaka à 10h et de là avons tout de suite pris un autre train pour Nara, il fallait compter encore une heure de transport environ.
Nara devint en 710 la première capitale fixe du Japon et le resta jusqu'en 794, avant que Heian (actuelle Kyôto) ne la remplace dans ses fonctions. Avant 710 on considérait la mort comme impure et on se sentait obligé de déménager à chaque fois qu'un souverain passait l'arme à gauche, seulement comme les institutions et l'administration devenaient de plus en plus importantes, c'est devenu assez délicat de continuer à faire bouger tout ce petit monde. {#}
La ville est caractérisée par deux choses :
- le Daibutsu, littéralement Grand Bouddha, statue géante mesurant près de 15 mètres.
- les daims, qui sont très nombreux et pas farouches du tout, ils se baladent en liberté dans toute la ville et viennent quémander de la nourriture aux gens.
En arrivant nous avons directement retrouvé Haruna, la fille de la famille d'accueil qui avait hébergé Lorraine lors d'un de ses précédents séjours.
Elle est du Tochigi à l'origine (c'est une fille bien) mais fait ses études à l'université de jeunes filles de Nara et comme elle et Lorraine ne s'étaient pas vues depuis longtemps, elles en ont profité !
Après avoir mangé un morceau nous avons entrepris de nous diriger vers le Tôdai-ji, le temple qui abrite le Daibutsu. Mon cher petit ventre avait décidé de faire des siennes par cette belle journée de printemps et m'a un peu gâché la balade en m'assaillant de brûlures d'estomac difficilement supportables (sûrement pour me mettre à l'épreuve toute ma motivation pour aller dans ce lieu sacré ! {#})
En tout cas nous étions loin d'être les seules à avoir eu cette (bonne ?) idée.
Nous sommes en pleine période des " shugaku ryokô ", les voyages scolaires.
S'ajoutaient donc aux touristes habituels bon nombre d'écoliers, de collégiens et de lycéens.
Mais qui a dit que le Japon avait un problème de natalité ? {#}
Il y avait plein d'armées de petits monstres à bonnets jaunes dans tous les sens, nous étions cernées, encerclées ! Certains d'entre eux nous balançaient des " hello " à la tête en passant près de nous.
Malgré tout, c'est ça qui est étonnant au Japon : peu importe la densité de la foule, on ne sent jamais oppressé et on poireaute rarement.
Les touristes étaient également au rendez-vous, dont un nombre assez important de... français !
Nous sommes restées un moment à contempler le Daibutsu (faut reconnaître qu'il en impose *o*) et nous sommes dirigées vers quelque chose d'un peu moins touristique mais néanmois intéressant : l'université de Nara !
En chemin nous avons traversé le parc où se baladaient encore bon nombre de daims et avons emprunté des petites galeries commerciales couvertes avant d'arriver à destination : au dortoir de l'université où Haruna nous a fait l'honneur de nous offrir une visite guidée, en nous prévenant toutefois de ne pas prêter attention aux insectes (il paraît en effet que les scolopendres se plaisent beaucoup là-bas... {#})
Nous sommes passées au travers de toute rencontre désagréable avec la faune locale et sommes parties nous balader sur le campus avant de reprendre le chemin de la gare.
Certes ce n'était pas très touristique mais j'aime bien faire des choses qu'on ne peut normalement pas faire en tant que touriste, en puis j'aime bien aller visiter d'autres universités pour voir un peu comment ça se passe ailleurs.
Ca a beau être également une université de jeunes filles, l'ambiance était radicalement différente de Shirayuri, disons que c'était beaucoup moins frou-frou et rose bonbon (et les prix de la cantine étaient moins chers aussi XD).
Même si nous n'avons pas visité de coin touristique majeur en dehors du Tôdai-ji nous avons beaucoup marché dans Nara et de ce que j'en ai vu j'aime beaucoup cette ville, en plus nous étions accompagnées de notre guide personnelle. ^^
C'est relativement la campagne et c'est à échelle humaine mais ça regorge de petits magasins sympas et de coins calmes avec de la verdure (bon après je ne sais pas si je me plairais là-bas à long terme après connu l'animation tokyoïte ! Parce qu'il faut bien avouer qu'en dehors des touristes et des daims, il n'y a pas grand-chose à Nara. {#})
Mais bon on sent bien que cette ville a un patrimoine historique assez important même si c'est moins flagrant que pour Kyôto.
Nous sommes arrivées vers 19h à Kôbe où Lorraine avait rendez-vous avec Capucine, une de ses amies qui étudie à là-bas (encore dans une université de jeunes filles, mais où sont les hommes dans ce pays ?!)
Vu l'heure nous n'avons pas pu voir grand chose de Kôbe mais avont eu le temps de nous faire lobotimiser par Capucine qui en moins d'une demi-heure a réussi à faire de la propagande pour sa ville bien-aimée en nous faisant acheter des butaman (des sortes de brioches chaudes fourrées avec de la viande de porc, renommés à Kôbe) et un T-shirt " I love Kôbe " (pour 1000 yens... j'avais besoin d'un nouveau pyjama {#}).
Elle nous a ensuite emmenées sur le port qui était vraiment magnifique : il n'y a pas le côté " industrie lourde " de Yokohama, mais il y a quand même les zolies lumières.
On a davantage l'impression de se rendre à une destination de vacances, d'être à la mer ! XD
Il y a en plus plein de petites boutiques et de restaurants dans les alentours.
Nous nous sommes arrêtées manger un morceau et Lorraine a très généreusement offert à son amie pour un test en direct une horrible boisson qui fait récemment fureur dans les distributeurs de Sengawa ! Une sorte de gelée de prune super chimique dont la consistance oscille entre le liquide vaisselle et les menstruations (pardon pour ceux qui sont en train de manger).
Nous aimons toujours autant faire des expériences culinaires et surtout faire profiter les autres de nos découvertes. {#}
D'après Capucine nous avions vu/fait tout ce qu'il y avait à voir/faire à Kôbe qui n'est pas une ville très touristique. Nous l'avons donc raccompagnée jusqu'à son dortoir (attention, fermeture des portes à 22h ! Que j'aime ma liberté Shirayuresque...) et sommes rentrées complètement somnolentes jusqu'à notre hôtel où il a dû nous falloir trente secondes chrono pour nous endormir... {#}

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