Vous rappelez vous d'Akihabara, le quartier des geeks et otakus
? Vous devez vous dire que le mot shopping semble contradictoire
avec les individus mentionnés ci-dessus.
Mais c'est mal me connaître ! Quand je dis shopping je ne
parle bien sûr pas de choses inutiles comme des
vêtements mais plutôt d'objets indispensables à
la vie quotidienne comme un réveil volant, un lecteur mp3 en
forme de Lego, une clé USB caméléon, un
poireau géant en plastique... (je vous rassure je n'ai rien
acheté de tout ça, c'est juste pour vous donner un
aperçu du bazar qu'on peut dégoter
là-bas).
Lorraine avait en fait besoin d'un disque dur externe pour stocker
ses photos, c'est donc tout naturellement que nous avons
opté pour ce quartier spécialisé dans
l'informatique.
Mais nous n'étions pas seules ! Qui mieux qu'un geek pouvait
nous guider dans Akihabara ?
Nous avons fait appel aux services d'Alex, accompagné d'Aki,
qui nous a gentiment " fait faire le tour du propriétaire
".
C'est vraiment plus sympa quand on est accompagné de
quelqu'un qui connaît bien les lieux et les choses
intéressantes à voir. Je n'étais venue qu'une
fois à Akihabara avant ça (rappelez-vous de ma
superbe photo en soubrette XD) et le coin ne m'avait pas
semblé extraordinaire cette fois-là vu qu'il n'y a
à première vue pas grand chose pour s'amuser.
Je me fourrais le doigt dans l'oeil ! L'exploration des magasins et
l'observation de la faune locale se sont avérées
très divertissantes ! Je suis sûre que les gars
chargés d'inventer des gadgets pour James Bond vont piocher
leurs idées à Akihabara.
On trouve vraiment de tout et n'importe quoi (surtout n'importe
quoi
) à Akihabara, après
être passé devant le café Linux nous avons
commencé par la visite d'une boutique regroupant toutes
sortes d'objets nécessaires à la survie du geek/otaku
: des boîtes de conserve, du nettoyant lunettes, des
câbles USB, des mangas pornos...
Les ruelles regorgent de petites boutiques super étroites
(souvent tenues par des chinois) de matos informatique vendus en
pièces détachées, c'est dingue de voir toutes
ces petites cases sur les stands avec plein d'étiquettes
affichant des prix défiant toute concurrence.
Bien sûr qui dit informatique dit également " jeux
vidéo " ! Quand j'étais au collège,
j'étais une geek des jeux vidéo, au lycée je
suis devenue une otaku des mangas et animes, à
l'université j'ai atteint le stade ultime en devenant une
fondue de japonais.
Alors vous imaginez un peu le danger potentiel que
représente pour moi ce quartier qui réunit en un
même endroit ces trois passions ? (et je ne parle même
pas des gadgets inutiles...
)
Je prétextais toujours que c'était trop loin pour y
aller mais maintenant je réalise que ce n'était
là qu'une excuse bidon inventée par mon inconscient
pour me protéger malgré moi de ce lieu de toutes les
tentations, de ce gouffre à pognon !
Mais c'est fichu maintenant, je serai reliée toute ma vie
à ce quartier démoniaque de la tentation ultime car
j'ai... j'ai... j'ai acheté une Dreamcaaaaaast ! 
Tout ça c'est la faute d'Alex qui nous a emmené dans
un magasin (répondant au doux nom de Suupaa poteto, la super
patate ! XD) consacré aux vieilles consoles : la Nintendo,
la Megadrive, la Saturn et des montaaaaagnes de jeux neufs et
d'occasion comme vous n'en avez jamais vu à des prix tout
à fait raisonnables.
Au dernier étage se trouvait en plus plein de bornes de
vieux jeux d'arcades comme Mario, Street Fighter, Donkey Kong et
j'en passe.
Alors forcément quand je suis tombée sur un Shenmue
neuf à 924 yens mon coeur a fait un bond dans ma poitrine.
Et la voix du Diable qui m'est apparu à travers Alex (il
doit avoir des parts dans ce magasin) m'a persuadé d'acheter
la Dreamcast... ou plutôt une moitié de Dreamcast
!
Lorraine est fauchée, je suis fauchée, nous aimons
cette console, nous nous sommes associées. En cas de divorce
elle pourra garder Keisuke et Willi-Fukusuke mais je veux
récupérer la Dreamcast ! En tout avec la console, les
deux jeux, la manette supplémentaire et la carte
mémoire, nous nous en sommes tirées pour 11 000 yens
environ (40€ chacune, si c'est pas donné
ça...)
Pardon pour les non-initiés, c'était la minute
geekeries. 
Après ces achats nous sommes allés dans un
maid-café !
Contrairement aux shitsuji café, il n'y a pas besoin de
réservation.
Nous l'avons choisi à thème car c'est plus marrant
comme ça, en l'occurrence les trains !
C'était un tout petit café au troisième
étage d'un petit immeuble : sur la porte était
collée une affiche avec le nom du café
présenté comme s'il s'agissait d'une station de
train.
C'est la seule photo que j'ai pu prendre vu qu'à
l'intérieur c'était interdit.
En passant la porte des serveuses habillées en
employées de gare (avec des jupes quand même vachement
plus courtes que les vraies XD) nous ont accueillis et il nous a
fallu payer d'office 500 yens pour le service, le ticket de caisse
était en fait présenté comme un ticket de
train.
Nous avons pris place à table et avons observé un peu
le décor : dans le fond de la salle quelques clients
étaient assis sur des " banquettes " de train, il y avait
plein de panneaux de stations et de photos de train du
réseau japonais, quelques maquettes également.
Le menu était présenté comme un plan du
réseau ferroviaire avec la ligne " salades ", la ligne "
plats chauds ", la ligne " desserts " chacune d'une couleur
différente comme les vraies avec les prix indiqués en
dessous comme le sont ceux des tickets.
Les boissons quand à elle portaient le nom des vraies lignes
(Yamanote => jus d'orange, Odakyû => Cola etc...)
Après nous avoir apporté notre commande en employant
le vocabulaire approrié (genre " le cocktail
Chûô arrive en gare table 5 " XD) une des serveuses est
restée parler un peu avec nous, ça fait partie du "
service " et on se dit que c'est vraiment pas cher payé
quand on voit parfois les cas à qui elles doivent faire la
conversation...
Ca va du pervers lambda au regard malsain aux
énergumènes qui n'aiment les filles que si elles sont
virtuelles.
Vous avez peut-être déjà vu le drama Densha
otoko, eh bien les otakus de la réalité
dépassent largement ceux de la fiction ! Ce sont des
caricatures ambulantes.
Trois garçons se sont installés à la table
voisine, vêtus de chemises à carreaux, portant des
sacs à dos et des culs de bouteilles et l'un d'eux s'est mis
à lire le menu avec une espèce de loupe
éléctronique aux multiples options.
Je crois que ces garçons vivent dans un monde
complètement différent du nôtre. 
En fait chaque quartier de Tôkyô à sa
population, c'est une vision assez réductrice mais
réaliste : Akihabara a ses geeks/otakus, Shibuya ses
pouffes, Shinjuku ses gigolos coiffés avec un pétard
(renommés rois lionnes par rapport à leur
crinière) et ses yakuzas, Asakusa ses touristes et Harajuku
ses musiciens, cosplayers et autres artistes de rue... 
En tout cas Alex a lancé l'idée d'exporter ce concept
en France, un café " RER ".
Avec des serveuses malaimables, des horaires variant sans
préavis, des suppressions de commande sans raison et une
amende en guise d'addition, vous croyez que ça marcherait
?
Enfin bref après notre petite pause Lorraine a trouvé
son disque dur au Yodobashi Camera et notre but " initial " fut
ainsi atteint.
Mais maintenant c'est fichu, comme la Dreamcast est une vieille
console on sera obligées de retourner à Akiba pour
acheter des jeux vu qu'on ne pourra pas les trouver
ailleurs...
Nous sommes liées à ce quartier
irrémédiablement ! 
En plus j'ai appris par ma mère la semaine dernière
que ma librairie fétiche avait déménagé
et perdu tout son charme, où est-ce que j'irai traîner
pendant des heures maintenant ?
Il n'y a décidément plus rien qui me retienne en
France...
(hein ? les gens ? ah oui,
éventuellement... XD)
Shopping à Akihabara posté le mercredi 21 mai 2008 10:31
Nouvelles de la semaine posté le vendredi 16 mai 2008 17:24
Il se ne passe pas grand-chose ces derniers
temps, la vie suit paisiblement son cours à Sengawa ! On a
eu une semaine de temps bien pourri à cause d'un typhon qui
est passé dans les parages et qui nous a perturbé le
climat pour toute la semaine.
J'ai carrément dû ressortir la veste et
l'écharpe ! 
Ma pauvre Ai est tombée malade, quand
elle est venue me parler avec sa voix complètement
cassée j'ai d'abord cru qu'elle essayait de me faire rire en
imitant un vieux pépé asthmatique. Nous devions
manger ensemble mardi soir mais étant donné son
état elle a préféré annuler alors
à la place je lui ai apporté un peu de ratatouille
puisqu'elle aime tellement ça. C'est important de bichonner
ses petits malades ! 
J'ai une nouvelle lubie bizarre ces derniers
temps : je me suis mis en tête de collectionner les badges
à l'effigie de Peko-chan représentant les douzes mois
de l'année.
Peko-chan est la mascotte de Fujiya, une marque de sucreries, c'est
un peu un symbole du Japon, peut-être pas au même titre
que les cerisiers ou le mont Fuji mais en tout cas elle est
très populaire auprès des enfants !
Par exemple, ils s'amusent à compter ses visages sur les
emballages de bonbons : s'il y en a dix, c'est gagné !
(gagné quoi ? on a pas su me le dire... XD)
Ces badges que je collectionne sont vendus dans des petites
boîtes de stylos en chocolat. Le problème c'est que le
chocolat n'est franchement pas terrible, mais maintenant que j'ai
commencé la collection, mon côté nevrosé
me dicte de rassembler les douzes badges jusqu'au bout !

J'accumule donc le chocolat immangé
parce qu'immangeable dans un coin en même temps que
j'agrandis ma collection...
Pour continuer dans la série " gadgets inutiles ", je n'ai
pas pu m'empêcher d'acheter la nouvelle merveille de chez
Bandai : le mugen edamame.
Les japonais adorent manger des graines de haricot de soja en
buvant de l'alcool, c'est un peu l'équivalent des nos
biscuits apéro.
Ce jouet est tout bêtement un haricot en plastique : quand on
le presse les graines sortent puis rentrent quand on relâche
la pression. Il y a même un petit visage dessiné sur
la graine du milieu (attention il existe plusieurs modèles
pour les collectionneurs avertis !
)
Lorraine a baptisé le sien Fukusuke, j'ai appelé le
mien Sharaku. Il ne nous reste plus qu'à convaincre Alex de
nommer le sien Riu ou Shintaro et de trouver un quatrième
possesseur de mugen edamame et nous aurons le groupe Metronome au complet !
Jeudi soir nous sommes allées pour la enième fois au
concert de JJJB.
J'étais un peu déçue ce coup-ci : Tarô
n'avait pas mis son costume mauve à fleurs, il en portait un
noir tout simple, il avait presque la classe avec
ça... 
En sortant de la salle nous sommes
allées parler un peu avec Kô-chan et alors que nous
étions sur le chemin du retour nous sommes tombées
sur Tarô et Oi-chan :
" Tiens ! On a un peu de temps avant que les autres groupes aient
fini de jouer, si on allait se le faire, ce yakiniku ? "
Et nous avons suivi nos musiciens préférés
dans Shibuya à la recherche d'un restaurant, marchant
derrière eux et insultant Tarô en français dans
son dos : grosse tête, grenouille à grande bouche,
braguette ouverte ! (pour une fois il n'avait rien fait mais c'est
devenu un loisir de l'insulter, c'est pour toutes les fois
où il nous a snobées ces derniers mois
).
Après nous être assis nous avons tout de suite
commandé à boire, Oi-chan est sérieux et n'a
commandé qu'un thé glacé vu qu'il devait
reprendre sa belle moto pour rentrer chez lui, à le voir on
ne le croirait pas si responsable avec sa tête de voyou et sa
dent en moins.
Oi-chan : hein ? Une paille ? Ils m'ont pris pour un
bébé ?
Tarô : au fait, je voulais vous reparler des films de
Godard... Camille, arrête de te marrer ! Je trouve que les
dialogues sont vraiment biens et... Arrête de te marrer, je
t'ai dit !
Oi-chan : de toute façon tu ne les comprends pas les
dialogues, non ? Ca doit juste être la traduction qui est
bien faite.
Lorraine : dites, on a essayé de traduire des insultes
françaises, mais comme on a pas encore eu l'occasion de les
essayer vous pourriez nous dire si c'est compréhensible ?
Par exemple : couille molle.
Tarô, étonné : hein ? Mais une couille, c'est
mou, non ? Je comprends pas.
Moi : c'est qu'en France c'est un symbole de courage masculin, donc
ça désigne un gars qui n'en a pas !
Tarô : aaah je vois. En japonais on dit plutôt qu'elles
sont petites (on avait déjà soumis Yuuki et Nobu au
test mais ils avaient fait les étonnés, ils
s'étaient bien gardés de nous apprendre qu'il
existait un équivalent japonais, les pourris...) Bah de
toute façon, les japonais ne sont pas très bien
équipés hein ! a-t-il continué (ça,
ça a été la surprise, je ne pensais pas qu'ils
reconnaissaient les faits XD).
Oi-chan : dis Camille, je me suis déjà posé la
question : tes cheveux, c'est leur couleur d'origine ?
Moi : ouaip, mais je les ai teints quand j'étais au
collège. En rouge ! 
Tarô : au collège ?! Ca ne
posait pas de problème ?
Oi-chan : ici, les parents comme les profs seraient
désesépérés, ils penseraient que tu es
devenu une voyoute, de la mauvaise graine.
Moi : ah ? Ben non, j'avais la classe même ! XD En parlant de
cheveux, je peux toucher les tiens Oi-chan ? (oui oui, c'est ma
passion de tripoter les cheveux des gens ici, Oi-chan c'est effet
moquette *o*).
Tarô : bwahaha Lorraine t'es moche sur cette photo !
Lorraine : Moi, moche ? Mais non tu as mal vu, je suis canon.
Tarô : tu parles c'est moi le canon, oui ! Mais
n'empêche toutes les deux, vous êtes bizarres mais dans
le bon sens. Je veux dire, y'a bizarre " malsain, craignos " et
bizarre " un peu tordu mais intéressant ", vous êtes
plus proches du deuxième.
Lorraine : et on est mêmes très fières ! Aaaah
on ne veut pas rentrer !
Tarô : mariez-vous avec un japonais.
Lorraine : d'accord, sacrifie-toi pour mon visa.
Moi : on reviendra en working holidays, on gagnera des sous comme
ça on attirera les hommes et le visa sera au bout !
J'aimerais bien travailler dans un maid café et crier "
Okaerinasaime goshujin-sama " toute la journée.
Oi-chan : tu le fais bien en plus ! Mais vous n'avez pas besoin
d'argent; vous êtes jolies, ça suffit.
Lorraine : tu parles, on a aucun succès avec les japonais !
On doit leur faire peur... Vous en revanche vous en auriez
sûrement si vous veniez dans notre fac, forcément les
filles qui font du japonais aiment bien les japonais. Même
toi, Tarô, avec ta grosse tête !
Tarô, innocent : qu'est-ce qu'elle a ma tête ? Tu veux
dire qu'on aurait au moins deux filles à chaque bras ? Ca a
l'air bien la France !
Moi : ouais ben n'empêche parfois on en a marre vous savez...
Pour la majorité des garçons ici on est qu'un jeu !
Non, non me regarde pas comme ça Tarô ! Je parlais pas
de ce genre de jeu ! Je veux dire, ils nous voient une ou
deux fois et après plus rien, comme si d'un coup on
était plus intéressantes... On est frustrées,
on veut des amis masculins !
Tarô : ça c'est parce que les japonais ont pas
beaucoup d'amies filles, pour eux une fille c'est forcément
une copine potentielle. Et comme vous partez bientôt ils
doivent pas vouloir d'une relation sérieuse.
Oi-chan : ouais, t'imagines l'aller-retour à 1000€ !
Camille, prends un peu de légumes là, tu manges que
de la viande depuis tout à l'heure...
Moi : pas besoin ! J'en ai marre de ne manger que ça ces
dernières semaines, d'ailleurs je n'ai que la peau sur les
os, ça se voit pas ?
Oi-chan : ah au fait, tu as encore du... c'est comment
déjà ? Saucisson ?
Moi : oui, plein, je t'en ramènerai la prochaine fois si tu
veux. Et quand je serais rentrée en France, je t'en enverrai
aussi.
Oi-chan : sérieusement ? Au fait, tu m'a dit la
dernière fois que ton Papa avait bien aimé notre CD,
c'est ça ?
Moi : oui, faut qu'il le fasse tourner, comme ça vous serez
célèbres... à la campagne !
Oi-chan : aaah, j'aimerais bien venir en France au moins une fois,
pour voir... "
J'étais nostalgique ce soir-là, c'était
exactement comme la première fois qu'on était sortis
ensemble en décembre, on était assis exactement dans
la même position et on discutait en rigolant, sans temps mort
ni aucun blanc pour venir plomber la conversation.
Ils font partie des gens à qui ce sera vraiment dur de dire
au revoir, surtout que la dernière fois ne correspondra pas
forcément à la veille de notre départ, ce sera
sûrement un peu pénible de se dire adieu et ne plus se
voir tout en étant encore de le même pays. Avec Ai ce
sera différent, je serai avec elle jusqu'à la " fin "
étant donné qu'elle m'accompagnera à
l'aéroport.
Vendredi, nous avons passé l'après-midi chez Lorraine
avec les imôto-tachi ! (les petites soeurs). C'est un groupe
d'amies, étudiantes en deuxième année de
français.
Je ne parle pas souvent d'elles mais elles viennent assez
régulièrement au futsuken et participent de temps en
temps au club cuisine. Haruka est d'une gentille sans borne et elle
a un faible pour les acteurs américains aux allures de
kékés, Miho est chinoise, elle est arrivée au
Japon à 15 ans et a été lâchée
dans un lycée alors qu'elle ne parlait pas un mot de
japonais. Maintenant elle est parfaitement bilingue et s'est mis
à étudier la langue de Molière parce qu'elle
adore la chanson française (cette fille est mon
modèle *o*).
Elle travaille comme une malade pour se payer ses études et
compte se marier avec son cher et tendre dès qu'elle aura eu
son diplôme (elle a également été en
Corée du nord à la nage ! XD)
Chieko ressemble à une poupée et pratique le ballet
depuis ses trois ans, elle est toujours discrète mais
adorable et nous ramène souvent gentiment des cadeaux, elle
a un job dans une boulangerie.
Masami n'a pas la ferveur des ses amies au niveau de
l'apprentissage du français, ce qui ne l'empêche pas
d'être tout aussi intéressée par notre beau
pays. Elle dit toujours les choses très
franchement, ce qui ne doit pas
être tous les jours facile à vivre au Japon, elle
adore aussi nous faire des câlins.
Le dernier membre du petit groupe est Yôko, qui hélas
n'a pas pu se joindre à nous.
Elle bosse
beaucoup son français et est venue exprès de Sendai
(nord du pays) jusqu'à Sengawa pour ça ! Elle bosse
à la libraire de Sengawa et tient un journal en
français. ^^
Nous n'avons rien fait d'exceptionnel durant l'après-midi,
simplement mangé, papoté et traînouillé
devant un film mais je tenais à parler un peu d'elles, on se
voit très souvent à la fac mais on ne passe pas
beaucoup de temps ensemble en dehors, c'est un peu dommage.
Vous avez maintenant un aperçu des filles
intéressantes qui fréquentent Shirayuri
! 
Geuh je n'en reviens pas d'écrire des articles toujours plus
longs, il faudrait vraiment que je songe à me calmer sinon
je vais faire fuir tous les lecteurs ! XD
Photo : je vous laisse deviner qui est qui (bon pour Lorraine
c'est fichu, elle est déjà
grillée...
)
Back to the Kansai ! Journée 3 : Himeji posté le vendredi 16 mai 2008 17:17
Ô joie, ô bonheur : il faisait à peu
près aussi beau qu'il faisait moche la veille !
Et tant mieux car nous n'étions pas allées à
Himeji pour rigoler !
Car à Himeji se trouve un château, un magnifique château, un superbe
château d'époque !
Le château de Himeji (sans blague), aussi appelé "
château du héron blanc " en raison de ses
couleurs.
La tour principale a beau avoir été
rénovée en 1910, il a toujours été
épargné par les guerres et les bombardements, sa
forme actuelle date du début du XVIIe siècle.
On ne pouvait pas le louper: en sortant de la gare nous avons
marché toujours tout droit et il a fini par nous
apparaître dans toute sa splendeur après avoir
été caché par quelques arbres, il se dressait
majestueusement en haut de sa colline. 
Mon petit coeur a commencé à faire " boum boum ",
j'étais émue d'être au pied de ce
célèbre château.
Après avoir marché un petit moment dans le parc au
pied de la colline nous sommes passées aux choses
sérieuses ! 600 yens l'entrée : ça y
était, nous étions dans son enceinte !
Ce château et ses annexes sont géants et tous les
petits chemins tortueux pour se rendre jusqu'à la tour
principale en font vraiment une structure défensive
quasi-parfaite.
Mais d'un autre côté son architecture n'est pas du
tout agressive, déjà de part sa couleur blanche,
ensuite parce que la verdure est au rendez-vous, tout
particulièrement les cerisiers !
Le spectacle doit vraiment être magnifique quand ils sont en
fleur, en revanche je n'ose pas imaginer le nombre de gens faisant
le hanami dans le parc du château, ça doit être
invivable chaque année.
Ce matin-là en tout cas on avait plutôt de la chance :
malgré le beau temps il n'y avait pas foule et on a pu
prendre notre temps pour inspecter chaque recoin avec
attention.
L'intérieur du château a été, comme
celui d'Ôsaka, reconverti en musée mais plus que de
regarder des rouleaux ou des portraits à travers des
vitrine, mon intérêt se portait davantage sur la
structure complexe des poutres et piliers.
Nous avons emprunté les escaliers pour nous rendre jusqu'au
sixième étage d'où nous avions une vue
magnifique sur Himeji et ses environs.
Ca m'a rappelé la Tôkyô Tower avec nettement
plus de verdure !
J'imagine qu'en temps de guerre cette vue imprenable devait
également constituer un avantage considérable. Un
tout petit sanctuaire se trouvait au dernier étage et
beaucoup de gens faisaient la queue pour lancer une pièce et
faire une prière.
C'est à regret que j'ai lâché mes piliers pour
redescendre et sortir du château, mine de rien ça nous
aura bien pris deux heures en tout entre la balade dans l'enceinte
du château et la visite de l'intérieur.
Nous nous sommes ensuite un peu baladées dans la ville entre
quelques échoppes de nourriture et galeries commerciales
avant de manger un morceau et reprendre le train vers
Ôsaka.
Il fallait compter environ une heure pour arriver à
destination, en fait ce voyage nous a vraiment coûté
très cher au niveau des transports vu qu'on a beaucoup
bougé.
Du coup en arrivant nous avons enfin vu Ôsaka sous le beau
temps ! Ca nous changeait, y'a pas à dire c'était
tout de même plus sympa mais ça reste très
urbanisé donc c'est pas forcément très beau
à voir.
Nous avons attendu un moment à la gare avant de reprendre
notre Shinkansen à 20h30.
Sur le chemin du retour Lorraine s'inquiètait pour Keisuke
et Willi-Fukusuke, deux espèces d'ersatz de poisson qu'elle
a acheté récemment pour avoir de la compagnie
étant donné que ses tomates sont mortes avant
même d'avoir poussées.
Les pauvres petits étaient peut-être morts
après deux jours sans avoir été
nourris...
Nous sommes rentrées à Sengawa vers minuit,
même pas si fatiguées que ça !
En fait j'adore faire de petits voyages parce que j'adore aussi
rentrer !
J'avais vraiment l'impression d'être de retour à la
maison, Sengawa c'est mon fief. 
En tout cas cette journée m'aura marquée ! J'ai
vraiment adoré visiter l'intérieur du château
et me balader dans son enceinte, sans compter qu'Himeji avait
vraiment l'air d'une ville agréable, j'aurais bien
aimé que nous ayons un peu plus de temps pour nous y
balader.
Ce weekend était pour le moins chargé mais il
était vraiment sympa malgré la pluie !
Et pour ceux qui se poseraient la question : oui, Keisuke et
Willi-Fukusuke ont survécu à leurs deux jours de
famine. 
Back to the Kansai ! Journée 2 : Ôsaka posté le mercredi 14 mai 2008 14:47
J'ai ouvert un oeil vers 7h, l'esprit embrumé j'ai cru
entendre la pluie tomber dehors. Je me suis rendormie. Quand je me
suis réveillée à nouveau deux heures plus
tard, j'ai constaté qu'hélas, je n'avais pas
rêvé : il pleuvait. Et pas qu'un peu.
Le genre à dissuader toute personne sensée de mettre
le nez dehors.
Sauf les personnes sensées qui ont payé 26 000 yens
leur weekend.
De toute façon nous ne sommes pas sensées.

Nous avons investi dans un parapluie en plastique à la
solidité toute relative et sommes parties braver les
intempéries pour voir le château d'Ôsaka.
Ce pauvre château en a vu de toutes les couleurs depuis sa
construction en 1585 : détruit par des guerres,
incendié puis bombardé par les américains, sa
forme actuelle date de 1997, année de l'achèvement de
sa reconstruction.
Sur le chemin, j'ai fait quelque découvertes
intéressantes :
- j'ai remarqué que les gens du Kansai se mettaient à
droite sur l'escalator et que les gens qui souhaitaient avancer
étaient à gauche (comme en France quoi, mais à
Tôkyô, c'est l'inverse !)
- j'ai vu qu'il existait un Fanta inédit, goût
Pineapple ! Il n'a pas encore atteint Tôkyô qui en est
encore au Fanta Grape : le Pineapple est très bon et
légèrement moins chimique que son aîné
au raisin, j'espère que ce ne sera pas une exclu du Kansai !

- j'ai retenu quelques mots de Kansai-ben (le dialecte
régional) en écoutant causer les gens. Pour les
intéressés : hontô devient honma, omoshiroi
devient omoroi et la forme négative " nai " des verbes
devient " hen " (wakaranai -> wakarahen). J'avais
déjà eu un petit aperçu avec Nobu qui parle
souvent en Kansai-ben ! (^_^)
Après un petit moment de marche je me suis soudain
rappelé que ma botte gauche avait un trou et j'ai su que
j'allais bientôt être inondée. Mes craintes se
sont rapidement confirmées quand j'ai senti ma chaussette
s'humidifier. La journée promettait d'être
pénible. * doux euphémisme *
En arrivant à l'entrée du parc du château
d'Ôsaka, nous sommes tombées sur un petit train qui
s'apprêtait à partir. La pluie qui n'avait pas l'air
de vouloir cesser a eu raison de notre radinerie et nous nous
sommes fendues de 200 yens pour monter dans ce bel engin qui allait
nous rapprocher de notre but. " Je n'étais pas montée
dans un petit train depuis mes dernières vacances à
Quimper quand j'avais dix ans " m'a confié Lorraine.
C'était exactement ça : le vent, la pluie, ambiance
vacances bretonnes (ah non, c'était déjà le
thème de Kanazawa, merde... XD)
Le petit train nous a deposé en bas de la colline où
est situé le château, nous n'avions plus qu'à
faire le reste à pied. J'espère que vous
apprécierez les photos que j'ai pu prendre, j'y ai mis tout
mon coeur avec l'appareil dans une main, la canette de Fanta et le
parapluie dans l'autre ! 
Le bâtiment lui-même était plutôt beau
mais hélas on sent bien que c'est tout neuf, ça n'a
pas le même charme qu'un vieux bâtiment qui a
vécu, surtout pour moi qui aime les vieux trucs tout
déglingués et tiennent debout parce que c'est la
mode.
L'intérieur a été reconverti en musée,
que nous n'avons pas été voir faute d'argent et
d'intérêt, à la place nous sommes allées
nous abriter dans des petites boutiques de souvenirs où je
suis tombée sur un énième gadget inutile (que
forcément, j'ai acheté...) : une sorte de petit oeuf
qui crache quand on le secoue des petits bâtonnets sur
lesquels sont inscrites des courtes phrases en Kansai-ben.
Mon petit oeuf me salue, m'insulte, bref comme vous le constatez
j'ai encore investi mon argent dans quelque chose de très
utile.
En tout cas s'il y a bien une chose qu'on ne peut pas louper en
allant à Ôsaka, ce sont les takoyaki, les boulettes de poulpe grillées
(enfin ne pas les louper visuellement du moins, jamais je ne
mettrai ça dans ma bouche de mon plein gré
).
C'est la spécialité culinaire de la ville avec les
okonomiyaki ! Je ne sais pas s'ils sont meilleurs
à Ôsaka qu'ailleurs mais il faut croire que oui car
ses habitants en sont apparemment très fiers et les produits
dérivés de ces horreurs à ventouses sont donc
partout et sous diverses formes : peluches, stylos, straps pour
portable, porte-clés et j'en passe !
Comme la pluie continuait de plus belle nous avons
décidé de faire un truc au sec dans
l'après-midi et avons retrouvé Capucine à
Nanba, le quartier des galeries commerciales COUVERTES ! Plus que
des boutiques attrape-touristes, c'était plutôt des
magasins de vêtements ou de l'artisanat, il y avait
également beaucoup de restaurants.
D'un certain côté ça m'a aussi un peu fait
penser à Akihabara avec l'autoroute qui passe au dessus de
la ville et quelques boutiques de geeks/otakus.
Il commencait à se faire faim mais je ne pouvais savourer un
repas les pieds mouillés, j'ai fini par en avoir marre de
mariner dans mon jus de chaussettes et la radine que je suis a fini
par investir dans une nouvelle paire de chaussettes. Cela ne
résolvait pas le problème du trou, me direz-vous,
heureusement Capucine a lancé une idée de
génie pendant que nous étions au restaurant : "
et si tu mettais un sac à parapluie sur ton pied ? "
On trouve ces fameux sacs à l'entrée de chaque
commerce les jours de pluie, on glisse notre parapluie dedans et
ça évite ainsi de mettre de l'eau partout.
Elle disait peut-être ça en l'air mais ce genre de
concept idiot n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde :
j'ai aussitôt entrepris de mettre cette idée en
pratique. 
Plus facile à dire qu'à faire vu la largeur desdits
sacs mais après quelques ratés, en tirant un peu
dessus je suis parvenue à les enfiler et j'avais deux belles
chaussettes étanches et gratuites.
Je sentais encore le froid, mais au moins j'étais au sec !
(^o^)V
Nous avons passé la majeure partie de notre
après-midi au restaurant, commandant pizza sur pizza, je
m'inquiétais ces derniers temps car j'avais moins faim mais
là je me suis bien rattrapée, bah comme il faisait
moche je me suis vengée sur la nourriture ! 
C'est un peu du gâchis d'être dans une nouvelle ville
sans s'y balader mais il faisait tellement moche qu'on avait
vraiment pas le coeur à faire du tourisme... :/
Il y a un truc qui m'amuse beaucoup à Ôsaka : quand le
feu des passages piétons passe au vert, il émet une
sorte de " piou, piou " (sûrement un signal pour les
aveugles), on se croirait en pleine bataille au laser, à la
Star Wars (d'ailleurs ce n'est pas qu'Ôsaka, c'est quasiment
partout sauf à Tôkyô ! A Tôkyô les
feux font de la musique.
En fait la raison de notre retour dans le Kansai n'était pas
seulement d'ordre touristique, mais venait à la base du
côté otaku de Lorraine qui n'avait pu obtenir des
places de concert de son groupe préféré,
Mucc, que pour un concert ayant lieu à
Ôsaka. 
Nous nous sommes donc rendues à la salle vers 17h30.
J'avais déjà écouté certains de leurs
morceaux et ça me plaisait pas mal mais c'était la
première fois que je les voyais en live et je suis
tombée amoureuse de la voix du chanteur ! *o* En tout cas cette
fois j'ai pensé à apporter des boules quies pour ne
pas me faire déchirer les tympans huhu.
N'empêche il y a un truc qui m'étonne toujours :
depuis que je suis ici je suis allée à pas mal de
concerts de personnes plus ou moins connues, dans des styles un peu
différents et le public est toujours essentiellement
composé de filles ! Mais où sont les hommes de ce
pays bon sang ?
Ni à l'université, ni au concerts : ils sont tous
à l'entreprise ou quoi ? XD
Enfin après le concert on s'est un peu baladées vu
qu'il pleuvait un peu moins, finalement Ôsaka ne
diffère pas tant que ça de Tôkyô, c'est
très animé et après tout c'est la
troisième métropole du Japon après la capitale
et Yokohama. Bref on avait un peu l'impression d'être
à Tôkyô, mais dans une version plus
débauchée !! A moins que ce ne soit le quartier
où était situé notre hôtel qui se
prête particulièrement à des activités
louches : nous étions en plein milieu des love hotels (qui
avaient bien plus fun qu'à Shibuya d'ailleurs,
j'étais jalouse ! XD) et avons eu du mal à
dégoter un karaoke perdu parmi les bars à
hôtesses.
J'ai composé un haiku en l'honneur de cette journée,
et on ne se moque pas de mon chef-d'oeuvre s'il vous plaît
car il est conforme au schema typique : il compte trois vers de
cinq, sept et cinq syllabes et surtout, il n'a absolument aucun
sens. 
Admirez :
Ôsaka, pizza
Pluvieuse débauche
Ma botte trouée
Back to the Kansai ! Journée 1 : Nara, Kôbe posté le mardi 13 mai 2008 14:00
Le Kansai, c'est la région où se trouve
Kyôto. C'est LA région tout court (après le
Kantô car c'est là qu'est situé le Tochigi,
faut pas pousser quand même...)
Bref le Kansai est une région au patrimoine
conséquent et en bonne geek de l'histoire japonaise que je
suis, j'avais bien envie d'y retourner depuis un moment !
Notre train était à 7h30 et cette fois nous avons
pris nos précautions pour éviter de le louper
(ahem...
), le réveil s'est donc
avéré plutôt difficile à 4h du matin,
mais heureusement nous avons pu dormir comme deux loques dans le
Shinkansen.
Nous sommes arrivées à Shin-Ôsaka à 10h
et de là avons tout de suite pris un autre train pour
Nara, il fallait compter encore une heure de transport
environ.
Nara devint en 710 la première capitale fixe du Japon et le
resta jusqu'en 794, avant que Heian (actuelle Kyôto) ne la
remplace dans ses fonctions. Avant 710 on considérait la
mort comme impure et on se sentait obligé de
déménager à chaque fois qu'un souverain
passait l'arme à gauche, seulement comme les institutions et
l'administration devenaient de plus en plus importantes, c'est
devenu assez délicat de continuer à faire bouger tout
ce petit monde. 
La ville est caractérisée par deux choses :
- le Daibutsu, littéralement Grand Bouddha, statue
géante mesurant près de 15 mètres.
- les daims, qui sont très nombreux et pas farouches du
tout, ils se baladent en liberté dans toute la ville et
viennent quémander de la nourriture aux gens.
En arrivant nous avons directement retrouvé Haruna, la fille
de la famille d'accueil qui avait hébergé Lorraine
lors d'un de ses précédents séjours.
Elle est du Tochigi à l'origine (c'est une fille bien) mais
fait ses études à l'université de jeunes
filles de Nara et comme elle et Lorraine ne s'étaient pas
vues depuis longtemps, elles en ont profité !
Après avoir mangé un morceau nous avons entrepris de
nous diriger vers le Tôdai-ji, le temple qui abrite le
Daibutsu. Mon cher petit ventre avait décidé de faire
des siennes par cette belle journée de printemps et m'a un
peu gâché la balade en m'assaillant de brûlures
d'estomac difficilement supportables (sûrement pour me mettre
à l'épreuve toute ma motivation pour aller dans ce
lieu sacré !
)
En tout cas nous étions loin d'être les seules
à avoir eu cette (bonne ?) idée.
Nous sommes en pleine période des " shugaku ryokô ",
les voyages scolaires.
S'ajoutaient donc aux touristes habituels bon nombre
d'écoliers, de collégiens et de lycéens.
Mais qui a dit que le Japon avait un problème de
natalité ? 
Il y avait plein d'armées de petits monstres à
bonnets jaunes dans tous les sens, nous étions
cernées, encerclées ! Certains d'entre eux nous
balançaient des " hello " à la tête en passant
près de nous.
Malgré tout, c'est ça qui est étonnant au
Japon : peu importe la densité de la foule, on ne sent
jamais oppressé et on poireaute rarement.
Les touristes étaient également au rendez-vous, dont
un nombre assez important de... français !
Nous sommes restées un moment à contempler le
Daibutsu (faut reconnaître qu'il en impose *o*) et nous
sommes dirigées vers quelque chose d'un peu moins
touristique mais néanmois intéressant :
l'université de Nara !
En chemin nous avons traversé le parc où se
baladaient encore bon nombre de daims et avons emprunté des
petites galeries commerciales couvertes avant d'arriver à
destination : au dortoir de l'université où Haruna
nous a fait l'honneur de nous offrir une visite guidée, en
nous prévenant toutefois de ne pas prêter attention
aux insectes (il paraît en effet que les scolopendres se
plaisent beaucoup là-bas...
)
Nous sommes passées au travers de toute rencontre
désagréable avec la faune locale et sommes parties
nous balader sur le campus avant de reprendre le chemin de la
gare.
Certes ce n'était pas très touristique mais j'aime
bien faire des choses qu'on ne peut normalement pas faire en tant
que touriste, en puis j'aime bien aller visiter d'autres
universités pour voir un peu comment ça se passe
ailleurs.
Ca a beau être également une université de
jeunes filles, l'ambiance était radicalement
différente de Shirayuri, disons que c'était beaucoup
moins frou-frou et rose bonbon (et les prix de la cantine
étaient moins chers aussi XD).
Même si nous n'avons pas visité de coin touristique
majeur en dehors du Tôdai-ji nous avons beaucoup
marché dans Nara et de ce que j'en ai vu j'aime beaucoup
cette ville, en plus nous étions accompagnées de
notre guide personnelle. ^^
C'est relativement la campagne et c'est à échelle
humaine mais ça regorge de petits magasins sympas et de
coins calmes avec de la verdure (bon après je ne sais pas si
je me plairais là-bas à long terme après connu
l'animation tokyoïte ! Parce qu'il faut bien avouer qu'en
dehors des touristes et des daims, il n'y a pas grand-chose
à Nara.
)
Mais bon on sent bien que cette ville a un patrimoine historique
assez important même si c'est moins flagrant que pour
Kyôto.
Nous sommes arrivées vers 19h à Kôbe
où Lorraine avait rendez-vous avec Capucine, une de ses
amies qui étudie à là-bas (encore dans une
université de jeunes filles, mais où sont les hommes
dans ce pays ?!)
Vu l'heure nous n'avons pas pu voir grand chose de Kôbe mais
avont eu le temps de nous faire lobotimiser par Capucine qui en
moins d'une demi-heure a réussi à faire de la
propagande pour sa ville bien-aimée en nous faisant acheter
des butaman (des sortes de brioches chaudes fourrées avec de
la viande de porc, renommés à Kôbe) et un
T-shirt " I love Kôbe " (pour 1000 yens... j'avais besoin
d'un nouveau pyjama
).
Elle nous a ensuite emmenées sur le port qui était
vraiment magnifique : il n'y a pas le côté " industrie
lourde " de Yokohama, mais il y a quand même les zolies
lumières.
On a davantage l'impression de se rendre à une destination
de vacances, d'être à la mer ! XD
Il y a en plus plein de petites boutiques et de restaurants dans
les alentours.
Nous nous sommes arrêtées manger un morceau et
Lorraine a très généreusement offert à
son amie pour un test en direct une horrible boisson qui fait
récemment fureur dans les distributeurs de Sengawa ! Une
sorte de gelée de prune super chimique dont la consistance
oscille entre le liquide vaisselle et les menstruations (pardon
pour ceux qui sont en train de manger).
Nous aimons toujours autant faire des expériences culinaires
et surtout faire profiter les autres de nos découvertes.

D'après Capucine nous avions vu/fait tout ce qu'il y avait
à voir/faire à Kôbe qui n'est pas une ville
très touristique. Nous l'avons donc raccompagnée
jusqu'à son dortoir (attention, fermeture des portes
à 22h ! Que j'aime ma liberté Shirayuresque...) et
sommes rentrées complètement somnolentes
jusqu'à notre hôtel où il a dû nous
falloir trente secondes chrono pour nous endormir... 
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