Accueil Date de création : 05/08/07 Dernière mise à jour : 06/07/09 15:20 / 178 articles publiés
 

Le Tanabata  posté le mardi 08 juillet 2008 15:39

Hier, c'était le septième jour du septième mois, la fête du Tanabata !
Je ne pige rien aux histoires de calendriers lunaire et solaire mais d'après ce que j'ai compris, dans certaines préfectures ce festival à lieu le 7 août, c'est le cas de la ville de Sendai (préf. Miyagi) réputée pour ses magnifiques feux d'artifices.
Cette " fête des étoiles " vient d'une légende chinoise contant l'histoire d'amour entre une déesse tisserande, Orihime (Vega) et un bouvier mortel, Hikoboshi (Altaïr) .
Tombant foux amoureux l'un de l'autre, ils se marient et fondent une famille mais les parents de la déesse, ne voyant pas cette union d'un bon oeil (on mélange pas les torchons avec les serviettes quand même... XD) décident de séparer le petit couple.
Afin d'empêcher leur gendre pouilleux d'atteindre le royaume céleste pour retrouver sa femme, les divins parents décident de séparer les deux mondes par une rivière : la Voie lactée.
Attendris par le chagrin de leur fille, du bouvier et de leurs enfants, les dieux finissent par leur accorder de se voir une nuit par an, la septième du septième mois.
A l'approche de ce jour, les japonais écrivent leurs voeux sur un petit bout de papier (tanzaku) qu'ils suspendent à une branche de bambou, espérant que la tisserande et le bouvier les exauceront lors de leurs retrouvailles. Mode d'emploi en images ici huhu.

" Je veux toucher les mollets de Nao pour voir ! " maintenant que je relis ça, j'ai même pas respecté la forme en " ~you ni " qu'on utilise dans ce genre de situations. C'est pas le tout d'écrire des conneries, faut au moins s'assurer de les écrire correctement, je suis nulle...

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Minute Calimero  posté le lundi 07 juillet 2008 15:37

Soit je pousse un coup de gueule ici soit je brûle la fac, je vais donc choisir l'option qui porte le moins à conséquence.
J'en ai marre du manque d'organisation des japonais ! Pas étonnant qu'ils soient aussi peu productifs malgré leurs douze heures de travail quotidiennes. A force de perdre du temps à demander des permissions de permissions de permissions et à faire des réunions fréquentes qui n'aboutissent à rien les trois quarts du temps, on en oublie de transmettre certaines choses, comme par exemple la demande d'un rapport de trois pages sur l'année passée ici à rendre lundi prochain.

On m'a demandé mon emploi du temps pour caler les nouveaux cours de japonais, à quoi bon ? Je dis que le seul moment de la semaine où je ne suis pas libre car j'ai un autre cours, c'est le mercredi en 2e heure : on me colle un cours le mercredi en 2e heure !

On me fait corriger des copies en français, je les ramène souvent chez moi pour le faire à la maison et ainsi les rendre le plus tôt possible mais quand ensuite je vois la version recopiée, imprimée et dite " corrigée " de ces feuilles, j'y retrouve exactement les mêmes fautes... que de pauvres arbres sacrifiés sur l'autel de " l'apprentissage du français ", et en pure perte vu que certaines élèves de quatrième année ne savent toujours pas compter...

Bref ce rapport mentionné plus haut doit traiter de mes bonnes expériences et souvenirs passés au sein de la fac mais en l'état actuel des choses je vois pas comment je pourrais écrire un truc sincère et de qualité sur le sujet vu que pour l'instant je n'ai qu'une envie : la brûler (demain matin ce sera passé je vous rassure...)
Ce qui m'agace ce sont toutes ces formules : " si vous avez le temps, si vous voulez bien, si vous n'êtes pas trop occupée, si ça vous dit " comme si j'avais le choix !
C'était la première soirée depuis des mois où j'étais censée être tranquille, la corvée du speech hedbomadaire était finie, les rapports, interviews et articles écrits et rendus, il n'y avait rien d'autre à l'horizon que deux examens faciles et quelques compositions à recopier au propre, je comptais en profiter pour réviser mes kanjis.
Je m'apprêtais donc à savourer ma première soirée depuis très longtemps sans échéance à l'horizon et voilà qu'on me remet la tête sous l'eau... merde !

Je vais donc envoyer un mail à ma prof pour lui dire qu'elle s'est trompée dans les heures, corriger inutilement quelques copies histoire de perdre encore un peu de temps et enfin me mettre à ce charmant rapport.

A bientôt pour des nouvelles plus gaies ! {#}

Video : le clip de la dernière chanson de NOIZ " Magical Dive ", histoire de mettre un peu de bonne humeur dans cet article XD

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Visite Belge, apocalypse de concerts !  posté le jeudi 03 juillet 2008 17:14

Ne cherchez pas de rapport entre les deux éléments de ce titre bizarre.
Commençons par l'aspect belge, c'est-à-dire la visite de l'inégalable Valentine et de sa soeur Lolita (comme je sais que cet article sera lu par les concernées ça me stresse, faut que je fasse bien attention à ce que j'écris ! {#})
Rendez-vous à 12h à Ikebukuro où je retrouve nos deux voyageuses à leur hôtel, l'air complètement à côté de leurs pompes (c'est chouette le décalage horaire hein ? XD)
J'ai apporté des bricoles de Shirayuri (comment ça je suis une vendue ?) et après le débat " où aller pour commencer ? " nous nous mettons en route pour Tôdai qui n'est pas très loin.
Première halte dans un konbini (un endroit incontournable du Japon) pour acheter des onigiris, nous arrivons peu après à Tôdai, je ne me suis pas encore paumée une seule fois, elles ont de la chance ! La fac est quasiment déserte, nous aperçevons tout de même quelques étudiantes qui s'entraînent au kyûdô, le tir-à-l'arc japonais traditionnel ainsi que quelques petits vieux qui sont venus profiter du beau temps pour lire sur un banc de la fac. Après une petite pause au Starbucks, nous poursuivons notre route jusqu'au temple Yushima Tenmangu. Je suis toute nostalgique : je n'y étais pas revenue depuis ma première sortie seule avec Ai début octobre, à l'époque je regardais tout avec le même oeil neuf et curieux que Valentine et Lolita.
Je suis assez pathétique comme guide mais j'essaie de donner quelques explications sur différentes choses rattachées au temple. Nous nous quittons vers 17h : les demoiselles sont fatiguées et mon concert m'attend !

Dimanche, 10h30, j'attends nos deux visiteuses à la sortie Kabukichô de Shinjuku, parapluie à la main sous la pluie qui a l'air partie pour durer toute la journée.
10h45... 11h... je déteste Shinjuku, qu'est-ce qui m'a pris de donner rendez-vous dans cette gare de *£@%# !? Je vois un garçon en face de moi, lui aussi il attend quelqu'un ?
11h15... ATCHOUM ! Bon, je vais aller attendre à l'abri, je verrai moins bien la sortie mais tant pis. Je vais m'installer à côté du garçon, il finit par engager la conversation.
Je lui explique que je vis ici et que j'ai donné rendez-vous à deux amies. Il s'appelle Fumi, il a 22 ans et vient d'une toute petite île tout au sud du Japon où il aimait faire du surf.
C'est la première fois qu'il vient à Shinjuku, il est venu pour travailler mais ne voilà-t-y pas qu'il y a eu un problème pour l'appartement et qu'il se retrouve sans logis !
On discute, on discute et j'ai des nouvelles de mes aventurières qui ont du mal à trouver leur chemin, je pars donc les chercher à la station d'à côté en proposant à Fumi de m'accompagner vu que ses plans tiennent en un mot : néant.
Je regrette un peu de m'être emballée si vite, je sens bien que son approche ne restera pas amicale longtemps (j'avais oublié que peu de japonais peuvent concevoir les relations hommes-femmes comme amicales...)
Je retrouve Valentine et Lolita, un peu gênée de leur imposer mon nouvel ami surfeur SDF et nous partons tous les quatre pour Akihabara étant donné que le temps moisi ne permet de faire du tourisme sympa. Arrivés au Yodobashi géant, Lolita se met en quête d'un appareil photo et nous allons avec Valentine comparer les prix de la DS et de la PSP.
Lolita se décide assez vite (d'après les avertissements de Valentine je croyais que l'attente serait bien plus terrible mais on voit qu'elle n'a pas l'habitude de faire du shopping avec ma mère {#})
Finalement Fumi nous quitte peu après, il a apparement à faire avec son oncle, je pense de toute façon qu'il ne doit pas se sentir très à l'aise parmi trois étrangères. ^^
Après une petite pause déjeuner dans un boui boui populaire (le katsudon vaincra ! *\o/*) je déprave les filles en les emmenant de force dans un karaoke (non en fait elles sont consentantes) et ça se déchaîne bien sur les chansons en anglais (Valentine connait une chanson d'anime par coeur, et après c'est moi qu'on traite d'otaku, mouarf ! {#})
Nous continuons ensuite d'errer de magasin en magasin pour comparer les prix des consoles et finissons par échouer dans un maid café !
Pour une fois ce sont de vraies maids, habillées en soubrettes et bien évidemment le regard pervers que leur lancent les pervers n'en est que plus... pervers !
Seulement 500 yens la boisson, une fois de plus je me dis que ce n'est vraiment pas cher payé vu le nombres de cas sociaux qu'accueille ce genre d'endroits.
Pour 500 yens les clients peuvent prendre une photo avec la soubrette de leur choix et pour 1500 une vidéo de trois minutes. Nous n'allions pas le faire nous-même mais j'aurais bien aimé voir un client le faire pour voir quel genre de film ils peuvent bien se faire en guise de souvenir... Rien que réprouvent les bonnes moeurs j'imagine, mais ça m'intrigue tout de même !
J'abandonne ensuite lâchement les demoiselles pour me rendre à mon troisième et dernier concert du weekend aux alentours de 17h.

Bon ensuite ce n'est pas la peine de lire, ce sont les bilans des concerts.
Pas très intéressant donc, je les écris juste pour pouvoir les garder en mémoire. {#}


Vendredi soir : Uchuu sentai NOIZ au Shibuya O-EAST
C'est la première fois que je vais voir NOIZ en concert (rappelez-vous, j'avais fui à Kanazawa avant même qu'ils fassent leur apparation sur scène... XD)
J'appréhende un peu étant donné que je ne connais quasiment pas leur musique, j'ai juste entendu que leurs concerts étaient vraiment marrants et que l'ambiance y était bonne.

La salle est loin d'être blindée, on arrive à être assez proches de la scène.
Je vois des filles autour de moi qui font des étirements, serviette autour du cou : hein ? Qu'est-ce que c'est que ça ? Je me suis trompée d'endroit ? C'est un stade ici ?
Nos cinq marioles font leur apparition vêtus de leur combinaison fluos (après tout il s'agit bel et bien d'un sentai, même s'il est musical ! Un sentai est un escadron de superhéros aux combinaisons ridicules et fluos, comme les Power Rangers ou Bioman).
Angel Taka se met à chanter et toute la salle à danser : le rythme est tout simple, je me laisse entraîner et au bout de dix minutes je commence déjà à avoir bien chaud. Je ne connais pas les morceaux mais je me rends compte que ce n'est pas si important, tous les spectateurs tournent, tournent sur eux-mêmes en se rentrant gentiment dedans mais ce n'est absolument pas violent, comme l'avait dit Lorraine c'est juste ce qu'il faut et c'est bien marrant. Angel Taka profite d'une pause des musiciens pour lancer son attaque phéromones (en poussant un cri sexy dont lui seul à le secret sur fond de lumière rose tamisée toute la salle s'écroule, foudroyée). La musique, j'avoue que je m'en fiche un peu (oui je sais c'est bizarre pour un concert...), je m'amuse en dansant au rythme du bruit produit par NOIZ. Le temps de parole est attribué au batteur qui nous fait une superbe démonstration de saut à la corde sur fond de musique de Rocky. A force de tourner et d'être bousculée je me retrouve juste en dessous du chanteur quand j'aperçois un truc voler et tomber à mes pieds, je me baisse pour ramasser l'objet en question qui s'avère être un faux-ongle d'Angel Taka : pouvait-on imaginer un souvenir plus crade et représentatif du personnage ? Je vais le chérir précieusement, y'en a qui peuvent se vanter d'avoir récupéré des mediators de guitaristes, mais un faux-ongle d'Angel Taka, ça c'est du souvenir qui marque (en plus je me suis quand même fait écrabouiller la main en le ramassant... XD)

Ils font deux rappels durant lesquels Angel Taka tombe le Tshirt (c'est vraiment une crevette XD) et ainsi prend fin le concert de notre escadron de l'espace, laissant une salle épuisée et tout en sueur d'avoir autant bougé ! J'ai finalement compris le pourquoi du comment des étirements et des serviettes, je crois que j'ai moins transpiré lors de l'ascension du mont Takaô !
Je ne savais pas qu'il était possible d'autant s'amuser en concert, c'était le meilleur auquel j'ai assisté jusqu'à présent !
A la sortie nous tombons sur une amie de Lorraine accompagnée du chanteur du groupe Gari à qui j'exhibe fièrement mon trophée manucuré. NOIZ aimerait bien faire un concert avec eux un jour mais ce désir n'a pas l'air réciproque. {#}

Samedi soir : heidi. au Akasaka BLITZ
Ca doit être la deuxième fois que je vais en concert pour un groupe dont j'apprécie la musique et non pas les pitreries. Quand je les avais vus à Kanazawa le groupe n'avait pas encore deux ans d'existence et les fans étaient peu nombreuses, quelle n'est donc pas ma surprise quand je me rends compte en arrivant sur place que les places sont Sold Out et que les fans s'agglutinent devant l'entrée. Qu'est-ce qui s'est passé en six mois pour que leur nombre ait autant augmenté ? En tout cas ça a l'air bien parti pour devenir un groupe à minettes, ça ne me plaît pas trop et du coup je me sens un peu honteuse (eh oui je n'assume pas encore mon côté obscur qui apprécie le visual kei... XD)
A l'intérieur de la salle mes doutes ne font que se confirmer : je suis entourée de nanas en rut qui braillent le nom de leur membre favori, m'éclatant les tympans au passage.
Sans compter qu'elles sont beaucoup plus violentes que les fans de NOIZ et de Metronome, je suis donc bousculée, écrasée, broyée de partout, ce qui finalement me rapproche de la scène (et par la même occasion des fans hystériques qui poussent comme des morues pour aperçevoir leur éphèbe favori).
Ahlalala ce groupe est vraiment ma part d'ombre, mon côté minette attardée mais sans blague j'aime bien leurs chansons, moi ! En plus elles sont géniales à chanter au karaoke.
L'avantage d'un groupe jeune, c'est qu'il n'a pas beaucoup de morceaux et donc qu'on a de fortes chances d'entendre nos morceaux favoris. J'essaie d'oublier le fait que je suis coincée comme une sardine en boîte et me concentre pour apprécier Hyururi, Nakibue, Utakata, Hakuchuu yume et Rem... Finalement j'ai davantage apprécié le concert de NOIZ où l'ambiance était vraiment bonne. Je remplis tout de même conscienceusement l'enquête de satisfaction distribuée à la fin du concert et en profite pour inscire dans la case " message aux membres " que j'adore les mollets d'homme de Tochigi de Nao (il fallait bien que je sorte une bêtise tout de même), j'espère qu'on lui transmettra ! {#} J'en profite également pour agrandir ma collection de pyjama en achetant le T-shirt du groupe ainsi qu'un CD.
Sur le chemin du retour nous sommes abordées avec Lorraine par une jeune femme dans le train qui nous a vues au concert, elle nous laisse sa carte de visite : elle travaille pour un magazine sur la musique japonaise et cherche des gens parlant anglais et français...
Ca pourrait être une expérience intéressante !

Dimanche soir : Metronome au Shinjuku LOFT
Voilà le dernier concert de la tournée anniversaire en l'honneur des dix ans du groupe.
J'ai un peu de mal à trouver la salle alors j'arrive limite au niveau du temps et me retrouve donc très mal placée, tout au fond de la petite salle, avec une des chaises du bar qui me rentre dans le dos et m'empêche de me tenir correctement. Je commence à ressentir la fatigue accumulée de ces trois dernières semaines de folie et sens le rhume me gagner.
Metronome enchaîne ses vieux tubes, je ne les connais pas et de toutes façons ma position inconfortable m'empêche de bouger et danser bêtement alors je m'ennuie un peu ! J'en viens à regretter d'être venue et me dit que je serais bien mieux dans mon lit, heureusement la dernière partie du concert va me faire changer d'avis.
Fukusuke profite d'un petit incident technique pour s'emparer du micro avec une joie non dissimulée et commence à sortir ineptie sur ineptie : les dons du père de Sharaku pour la préparation des yakisoba, la possible reconversion de Metronome en groupe d'idoles (proposition mal accueillie par le public), il fait une petite partie de cache-cache avec Riu sur scène, donne des surnoms à rallonge stupides à Shintarô, le tout accompagné par des poses de " beau gosse " (enfin qui se veulent des poses de beau gosse...), à la Fuksuke quoi...
Les morceaux joués pour les deux rappels me plaisent bien et je quitte la salle de bien meilleure humeur, enrhumée mais de bonne humeur ! Après tout, c'était mon dernier concert en One Man de Metronome avant mon retour... {#}

Photo : les centaines de grues du temple Tenmangu (j'aurais bien mis une photo de nos voyageuses mais j'ai reçu une interdiction formelle pour cause de têtes " horairement décalées " XD) Ca viendra huhu...

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L'empire du Fanta  posté le vendredi 27 juin 2008 18:20

Allez, ça faisait longtemps qu'on avait pas eu droit à un article stupide !
Lectrices, lecteurs qui aimez les produits bien chimiques, le Japon et ses nombreuses variétés de Fanta sont faits pour vous !
Comment ? Vous trouviez déjà que l'original à l'orange était suffisamment toxique comme ça ? C'est mal connaître nos amis nippons !
Je crois que le premier Fanta " original " à avoir fait son apparation est le Fanta Grape (on le trouvait déjà dans les distributeurs du jeu vidéo Shenmue !) : j'ai honte de l'avouer mais depuis que j'y ai goûté au début de mon séjour, c'est devenu ma boisson favorite... {#}
Depuis, je me suis mis en tête de goûter toutes les variétés de Fanta qui s'offriraient à moi : j'ai été emballée par le Fanta Pineapple (exclu du Kansai), séduite par le Fanta Melon (trouvé dans un konbini d'Omotesandô) mais je suis récemment tombée sur l'horreur que vous allez voir sur la vidéo : le Fanta Furu Furu Gelee (je l'ai trouvé au Marusho de Sengawa en plus, prise au piège sur mon propre territoire...)
Mon histoire d'amour avec le Fanta continuera-t-elle après ce tragique épisode ?

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Drague-party géante à Tôdai  posté le vendredi 27 juin 2008 17:40

Je vous voir venir : non ! J'ai beau le dire souvent pour rigoler, je ne me cherche pas un riche visa sur pattes. Je me suis fait piégée contre l'insu de mon plein gré... ! {#}

" Quand on était à Waseda l'autre jour avec Shû, un gars nous a abordé en nous filant un flyer pour une fête à Tôdai, ça te dit ? me demande Gan.
- Ma foi, pourquoi pas ! C'est quel genre ?
- Je sais pas trop...
- Bah allons-y, on verra bien sur place !

Nous arrivons donc " sur place " (campus Kômaba), dès le début rien que les tarifs ont l'air louche : 1500 yens l'entrée pour les filles, 2500 pour les garçons (qui sont tous étudiants à Tôdai mais les filles viennent d'un peu partout).
Voilà qui annonce la couleur ! Si ça ne sent pas le plan drague à plein nez ça... {#}
Nous nous inscrivons sur une liste, reçevons un numéro, malheur ! On se retrouve chacune à une table différente où sont soigneusement mélangés garçons et filles.
Mes craintes se confirment : c'était bien une drague-party, ce qu'on appelle au Japon un gôkon. Les filles sont sur leur 31et ont sorti l'artillerie lourde niveau coiffure et maquillage, je me sens un peu plouc avec mon vieux jean et mes cheveux en bataille que j'ai à peine pris le temps de coiffer (enfin c'est pas comme si j'avais pas l'habitude XD).
Bon maintenant que j'y suis, autant en profiter pour observer un peu tout ce petit monde, alors comment draguent les jeunes nippons ?
1ere étape : la boisson. Un petit verre (d'alcool, cela va sans dire) pour nous déshiniber ces grands timides : " allez femmes, servez-nous (naru hodo, samurai no kuni desu ne, Alex ? {#})
Les femmes s'exécutent, on trinque " kanpaiiiiii " !
2e étape : la conversation. On voit si les caractères sont éventuellement compatibles, on pose des questions sur les études, les centres d'intérêt pour voir les points communs. Bon forcément à ma table on me demande surtout d'où je viens, on me pose quelques questions sur la France, on me dit que je suis douée en japonais. Mais on me drague pas. Tant mieux.
3e étape : le jeu. Ca y est, les bouteilles commencent à s'enchaîner et notre petit monde à être plus gai. Un jeu est lancé : aller de table en table et faire écrire aux personnes du sexe opposé leur nom. Celui et celle qui en récupèrent le plus gagnent une place pour Disneyland. Je ne suis pas intéressée, je reste donc les fesses vissées sur ma chaise comme la grosse feignasse que je suis. Quelques garçons viennent me voir pour que j'écrive mon nom, ils restent un moment papoter avec moi, l'un d'eux a l'air assez spécial : il me dit être allé à Paris lors d'un voyage d'un mois en Europe. Comme il n'avait pas d'argent, il a dormi dehors durant tout son voyage et n'a pris qu'une seule douche.
J'aimerais bien sympathiser avec ce genre de personne mais ils ne font qu'un passage éclair à ma table, en revanche celles que j'attire toujours, ce sont... les FILLES !
Je papote surtout avec trois filles à ma table, des copines d'une fac de jeunes filles (encore...) de Yokohama. Je sens qu'elles aimeraient bien qu'on fasse une sortie ensemble un jour mais je n'ai déjà plus aucun weekend de libre jusqu'à mon départ et en plus désolée mais il faut bien le dire : j'en ai marre des filles !!!! J'en vois à longueur de journée.
De toute façon à deux mois du départ je préfère consacrer tout mon temps libre à approfondir mes relations avec les gens plutôt que d'accumuler des connaissances, mais je m'égare !
4e étape : l'échange de coordonnées. Ca y est, maintenant que tout le monde commence à être bien beurré sur les bords, on se lâche, on ose demander aux filles qui nous ont plu leur adresse e-mail, on tente un timide " ça te dirait qu'on sorte tout les deux la prochaine fois ? " pour les plus audacieux. Je passe moi aussi mon adresse à quelques personnes qui ont l'air sympa (dont le vacancier SDF {#}). Dans l'ensemble je suis plutôt contente, je suis tombée sur des gens plutôt intéressants et j'ai échappé à la drague bien lourde contrairement à certaines malheureuses consoeurs. En plus je suis sobre !

Je retrouve Shû et Gan et nous nous apprêtons à rentrer quand un des potes du " SDF " vient nous trouver : " les filles, on va poursuivre la soirée dans une izakaya, vous venez ?
- Ben, je sais pas trop, on a cours demain, ça fait un peu tard...
- Maaaais non c'est bon ! Regardez-moi : hier j'ai bu toute la nuit jusqu'au petit matin et là je suis en pleine forme pourtant j'avais cours aussi ! Allez venez juste un peu...
- Bon, OK ! "
Je ne sais pas quelles sont les raisons qui poussent mes deux copines à accepter mais en ce qui me concerne j'avoue que c'est la curiosité : je veux voir ce que donne les célèbres nomikai japponaises, on ne peut décemment pas prétendre connaître le Japon sans avoir assisté à ça.
Nous voilà donc en route à pied pour Shibuya. Sur le chemin nous discutons toutes les trois avec le même garçon et qu'est-ce que je suis bavarde... impossible de m'arrêter.
Je crois qu'en fait je suis un peu moins sobre que je le pensais, je ne cherche plus mes mots, ils sortent à toute vitesse, sonnent presque comme du japonais naturel, il n'y a hélas que l'alcool pour me rendre douée comme ça... {#}
Enfin là n'est pas la question ! Notre petit groupe de dix arrive dans une izakaya douteuse qui ressemble à une prison (noon même pas l'Alcatraz Alex, je les soupçonne d'avoir pompé le concept !) où les serveuses sont habillées en policières, les serveurs en bagnards et les tables séparées par des barreaux.
Filles comme garçons boivent, boivent, boivent, mangent, boivent, boivent.
Je suis assise en bout de table et sirote mon umeshu en observant ce spectacle d'un oeil plutôt froid : comment peuvent-ils ingurgiter autant d'alcool et surtout, aussi souvent ?
Je crois que la réponse est là : ils ont besoin de ça pour oser s'ouvrir et être plus familiers.
Mon voisin de table me tapote tantôt la tête, tantôt l'épaule, me vanne gentiment, un autre papote avec les clients de la table de derrière, on laisse tomber les formules de politesse, on draguouille...
Comme je ne suis pas saoûle je m'ennuie un peu, je regarde le garçon assis en face de moi, il me sourit : " C'est pratique d'être en bout de table quand on est grand hein ? C'est mieux pour étendre ses jambes.
- Aaah c'est bien vrai ! Tu ne bois pas toi ? Tu as l'air sobre.
- Je suis venu en moto aujourd'hui, alors pas d'alcool ! "
Et tout les deux on mange, on mange en continuant de discuter un peu pendant que les autres boivent comme des trous (ils se sont mis à faire le concours du plus gros buveur... {#})
Un truc qui m'a toujours étonnée, c'est leur sérieux vis-à-vis des dangers de la route.
La plupart des gens que j'ai rencontrés ne boivent pas du tout quand ils savent qu'ils devront reprendre le volant (Oi-chan par exemple), parfois je pense que c'est simplement parce qu'ils tombent dans le coma éthylique avant d'avoir pu atteindre leur véhicule... XD
L'heure tourne et j'ai cours demain, je finis par rentrer, suivie par Shû et Gan qui ont bu raisonnablement elles aussi. Finalement c'était bien que je les vois bourrés, quand je vois des gens dans cet état mon estime pour eux à souvent tendance à dégringoler donc ça m'évitera d'avoir trop de regrets par rapport au fait qu'on ait pas le temps de devenir potes avant mon départ... {#}

Photo : Shû et Gan devant l'entrée de Tôdai

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