C'est l'été ! Et qu'est-ce qu'on ressort au Japon
avec l'arrivée de l'été ? Pas les jupes ni les
shorts, non, non, ça les japonaises les portent tout le
temps, indécentes hiver comme été. XD
Qui dit été au Japon dit festivals (matsuri)
et qui dit festivals dit... yukata !
Le yukata est un kimono léger en coton, porté
à tout âge aussi bien par les femmes que par les
hommes. On en trouve de toutes les couleurs pour la gent
féminine alors que ceux portés par les hommes sont
généralement assez foncés et sobre.
Bien qu'il existe plusieurs façons de l'attacher pour
obtenir des noeuds différents, l'obi reste assez simple
à nouer et fait du yukata un vêtement
d'été très populaire que les gens
n'hésitent pas à porter, particulièrement
quand ils se rendent à un festival.
Notre chère Miho nous en a offert un à Lorraine et
moi après le concours d'éloquence pour nous remercier
de l'avoir aidée à préparer son texte.
Comme j'adore vraiment les kimono et que c'est les soldes en ce
moment, j'en ai profité pour m'en acheter un deuxième
à l'Uniqlo, mon magasin fétiche (le seul où
je trouve des trucs à ma taille en fait), ils vendent des
sets très sympas à 5000 ou 3000 yens (soldés
à 4000 ou 2000), geta et sac non compris (je suis en train de faire de
la pub là...)
Le prix le plus répandu pour un set yukata+obi varie
pourtant entre 8000 et 10 000 yens.
Bref, vive l'Uniqlo (je vais pouvoir faire du trafic en rentrant
niark niark niark).
Il y a pas mal de schémas qui circulent sur le net,
indiquant comment attacher un yukata mais je ne suis encore jamais
tombée sur une vidéo alors j'en profite pour mettre
une démonstration, ça en intéressera
peut-être certaines ! 
Pro du kimono : Miho-sensei
Cobaye du jour : Lorraine
Camerawoman défectueuse : Camille
Le yukata posté le mardi 15 juillet 2008 19:06
Ce n'est qu'un au revoir... posté le lundi 14 juillet 2008 16:53
Aujourd'hui, lundi 14 juillet, a eu lieu la " sôbetsukai
", c'est à dire la réunion d'adieu aux
étudiantes françaises : Victoria, Lorraine et moi
(Lisa reste un an de plus).
ll nous reste encore un mois à passer ici mais ce sont
bientôt les examens, ensuite viendront les vacances
d'été donc c'était un peu la dernière
chance de tous se retrouver ensemble au sein de
l'université.
On nous a prévenu cinq minutes avant le début de la
petite fête qu'il fallait que nous fassions un petit
discours, c'est donc complètement stressée que j'ai
pris le micro et me suis lancée à l'improviste
après Lorraine qui n'était pas moins angoissée
: " ahem... merci à toutes d'êtres venues si
nombreuses aujourd'hui, ça me fait plaisir. Que dire ? J'ai
tellement de souvenirs liés à cette
université, ce dont je suis sûre c'est que dans le
lot, il n'en pas beaucoup de mauvais, voire pas du tout... J'ai
beaucoup apprécié mon quotidien avec vous toutes,
aussi bien les cours de japonais que mon travail au futsuken et les
sorties qu'on a pu faire en dehors de l'université... "
voilà ce que ça donnait en gros. 
Sur le coup je m'en suis voulue : j'aurais dû me douter qu'on
ferait un discours et j'aurais dû préparer un beau
texte à l'avance. J'avais tellement de choses à leur
dire, j'aurais voulu pouvoir mieux transmettre ce que je ressentais
mais en même temps je vois mal comment j'aurais pu condenser
près d'un an d'expériences et d'émotions en
quelques minutes. 
Après notre discours certaines filles nous ont posé
quelques questions puis nous sommes passés à la
partie plus intéressante, du style " le dernier message que
vous aimeriez adresser aux étudiantes françaises " et
là ça a commencé à ne plus aller du
tout. XD
Lisa, l'assistante américaine s'est lancée la
première : elle avait écrit spécialement un
petit discours à notre attention, disant qu'on avait beau ne
pas se connaître depuis longtemps, elle avait beaucoup
apprécié nos sorties ensemble, à ce
moment-là j'ai senti les larmes monter. Satomi et Miho ont
pris le relais. Quand Saori s'est lancée en français
je n'ai plus pu retenir mes larmes, contaminant au passage Lorraine
et Saori elle-même. 
C'était à la fois des larmes de joie et de tristesse
: la joie d'avoir trouvé de vraies amies et la tristesse
d'en être bientôt séparée, tout les
souvenirs avec elles sont remontés d'un coup.
Ca aurait pu être de jolies petites larmes discrètes
dignes d'une fin de série télé
émouvante mais non, là on y allait franchement et
c'était pas beau à voir ! XD
Shû et Gan, qui pleurait elle aussi nous ont également
adressé quelques mots et la partie " discours "s'est
clôturée par l'intervention d'Adachi-sensei nous
félicitant sur nos progrès en japonais, sur le coup
j'avais complètement oublié que si je suis venue ici
c'était à la base pour étudier le
japonais.
C'est qu'il s'en est passé des choses qui n'avaient pas de
rapport direct avec l'apprentissage de la langue !
Je ne savais pas qu'il était possible d'avoir un emploi du
temps aussi chargé avant de venir au Japon.
J'ai vraiment profité de chaque jour au maximum et ce n'est
pas encore fini !
On a reçu quelques cadeaux, on a pris plein de photos, on a
fait des câlins et ainsi s'est achevée notre petite
fête d'adieu. Et encore là ce n'était que la "
séparation officielle " avec la fac, je n'ose pas imaginer
ce que ça va donner au moment de la véritable
séparation. XD
Tout le monde n'a pas pleuré franchement comme nous mais
Miho-la-classe et Harry nous ont confirmé que tout le monde
était plus ou moins au bord des larmes.
J'espère qu'on ne nous oubliera pas de sitôt à
Shirayuri et que les deux françaises un peu craquées
sur les bords que nous sommes auront marqué les esprits !

Photo : l'affiche réalisée par Haru-chan !
Un weekend comme je les aime posté le lundi 14 juillet 2008 16:52
Samedi : débauche à Shibuya (encore et
toujours...)
Rendez-vous à 18h30 devant Hachikô avec nos deux
soeurs belges.
Les filles veulent voir ce célèbre quartier " d'jeune
" de soir et c'est la dernière fois que je vois nos deux
voyageuses avant leur retour alors il faut bien en profiter.

Ce soir, Lorraine, Ai ainsi que Senpai sont de la partie. C'est pas
le tout de vouloir faire du tourisme, il fait pouvoir le faire dans
des conditions optimales pour en profiter, soit le ventre plein.
Notre priorité après les présentations est
donc de nous nourrir et nous faisons une petite halte dans un
family restaurant. 
Nous remarquons la présence d'un punk pur et dur à la
table voisine, tout à fait le type de Lorraine qui se met
à baver.
" Laisse-tomber, il y a sa copine en face. Et puis de toutes
façons vu le nombre de trucs qu'il a sur la tronche je suis
sûre que l'embrasser, c'est un coup à attraper le
tétanos, dis-je en tentant tout de même de prendre le
phénomène en photo (discrétos, en
prétendant photographier Ai et Valentine
).
- Moui... bah de toute façon, comme nous le savons...
- Quoi, quoi ? demande Ai qui essaie de suivre la conversation en
français.
- Aaah mais non désolée Ai, on peut pas le dire
devant Senpai ! C'est très vexant. "
Elle insiste. Senpai aussi. Lorraine se lance.
" Ahem. Alors tu vois, d'après ce qu'on a vu et entendu
plusieurs fois, tout porterait à croire que les japonais
sont de très mauvais amants ! Du coup quand on en voit un
qui nous plaît on repense à cette triste
réalité et ça casse tout. Aaah pardon Senpai,
on le pense pas de toi hein, c'est juste les japonais en
général !!
- Hum c'est vrai, concède l'intéressé sans se
vexer, en fait les japonais manquent de technique.
- De technique ?
- Vous avez remarqué que dans les films ou séries
japonais, il n'y a jamais de scène d'amour, pas vrai ? Ils
s'embrassent tout juste du bout des lèvres. Comme le sexe
est un sujet tabou il n'y a aucune prévention à
l'école et on en parle pas non plus à la maison. Les
seules " informations " qu'on ait, c'est à partir des mangas
ou animes porno, donc qui ne sont pas réalistes, ou bien le
bouche à oreilles entre copains.
- En plus, ajoute Ai, comme les japonais sont timides, ils n'osent
pas parler ouvertement de sexualité avec leur copine et
comme les filles ont honte aussi, elles n'osent pas le dire quand
ça ne leur plaît pas donc la situation n'évolue
pas, dit-elle d'un ton grave. Mais comme Senpai est un peu bizarre,
il est différent ! assure-t-elle.
Maintenant qu'ils le disent, c'est vrai que ça semble
logique. Ce qui m'étonne le plus finalement, c'est qu'ils
semblent avoir conscience qu'ils sont " nuls ".
Nous finissons notre repas sur ces réflexions profondes et
nous mettons en route pour le Tower Records où les filles
craquent et achètent un puchi-puchi et un edamame (tout ça c'est la faute d'Alex
!) Quant à moi je me contente d'un single de NOIZ.
Après quelques purikura, la visite du quartier des love
hotels s'impose (c'est qu'il n'y a pas tellement de tourisme
à faire à Shibuya...
) Je constate avec plaisir que Lolita et
Valentine n'ont l'air d'avoir aucun mal à communiquer avec
nos deux nippons, en mélangeant l'anglais, le
français et quelques mots de japonais. Si c'est pas beau
ça !
Valentine est déjà sous le charme de notre
mini-japonaise, ce qui m'a l'air bien réciproque.
Je suis d'autant plus contente que ça faisait un bon moment
que je n'avais pas vu Ai, c'est toujours aussi bien quand on est
ensemble.
Nous arrivons dans le quartier des love hotels et après
avoir inspecté deux-trois façades, Ai tombe sur un
magasin à l'air on ne peut plus louche et s'empresse de
rentrer à l'intérieur, pas gênée pour
deux sous (je le dis toujours mais c'est pour ça que je
l'aime autant, une japonaise normale aurait sans doute fui, morte
de honte XD).
Je ne m'attarde pas sur la nature des produits douteux vendus dans
cette boutique mais en tout cas ça confirme le fait que
l'homme est bien le même partout et que la perversité
est universelle ! Je crois que notre petit groupe ne passe pas
inaperçu, faisant office de touristes au milieu de petits
couples légitimes ou illégitimes.
Après une dernière petite pause dans un MacDo le
temps de savourer une petite glace, nous redescendons
jusqu'à la gare où nous disons au revoir à
Valentine et Lolita.
Finalement cette visite de Shibuya s'est finie en tournée
des lieux à débauche du coin mais c'était une
soirée très instructive sur les moeurs sexuelles de
nos amis bridés ! XD
Et surtout, ça a été l'occasion de bien
rigoler une fois de plus.
Dimanche : Shamisen à Inokashira
Lorraine a sympathisé il y a un moment avec une
étudiante de première année, Natsuki.
Natsuki étudie le français comme si c'était un
jeu, Natsuki aime le foot et Natsuki a un ami qui joue du shamisen
le dimanche et qui lui a proposé d'amener les
étudiantes étrangères de la fac le voir jouer
au parc d'Inokashira, arguant que ça pourrait être
intéressant pour nous d'entendre un instrument
traditionnel.
Le shamisen est une sorte de guitare à trois cordes qui
vient de l'île d'Okinawa.
Pour les oreilles non habituées, ça produit un son
assez crispant, perso j'adore. 
Nous avions donc réuni toute notre petite communauté
internationale : Lisa, l'assistante américaine, Shû et
Gan plus Saori qui est notre nippone " internationale " et sommes
parties en direction du parc d'Inokashira (un des lieux
récurrents du drama Last Friends s'il vous plaît
!)
Les filles commencent à se faire des plans de sortie entre
elles : c'est de la fierté stupide mais ça nous fait
plaisir avec Lorraine d'avoir été " le lien " entre
elles, de se dire qu'elles ne se connaissaient pas avant qu'on les
présente et qu'elles continueront sûrement à se
voir même quand nous ne seront plus là.
Natsuki nous a présenté son ami, Yo-chan. Il
était accompagné de quelques amis musiciens
trentenaires, la plupart portaient le yukata, hommes comme femmes.
Nous attendions toutes debout, attendant le début de leur
performance mais ils nous ont tout de suite proposé de nous
asseoir derrière eux, à l'ombre des arbres et ils se
sont finalement tournés vers nous quand ils ont
commencé à jouer : c'est devenu un concert
privé ! Je n'avais pas du tout l'impression de
déranger, comme c'est parfois le cas avec JJJB. Ca faisait
bien longtemps que je n'avais pas pris le temps de ne rien faire,
juste de me poser quelque part et profiter du moment
présent.
En attendant le son du shamisen, je m'imaginais les îles du
sud du Japon où je rêve d'aller, l'espace de quelques
chansons j'étais en train de voyager quand ma tête
quand une voix m'a réveillée : " Dites, vous
connaissez quoi comme chanson traditionnelle japonaise ?
- Shima uta !
- Shima uta ?! Ok, alors c'est parti ! Tenez, voilà les
paroles, nous a-t-on dit en nous brandissant une feuille sous le
nez, maintenant vous chantez aussi ! nous a-t-on annoncé
avec un grand sourire.
Non seulement on avait l'impression qu'ils jouaient pour nous, mais
en plus ils nous faisaient participer ! Alors on a chanté au
son du shamisen, de la guitare et du violon.
Shima uta, Country Road, Ue o muite
arukô.
La plupart des passants regardaient amusés notre petit
groupe hétérogène formé de musiciens
trentenaires et jeunes étudiantes
étrangères.
Profitant d'une petite pause " goûter " où ils ont
gentiment partagé avec nous quelques bricoles à
grignoter et nous ont aspergé de produit anti-moustique,
Yo-chan a essayé d'enseigner à Lorraine deux ou trois
notes.
Nous avons bientôt été rejoints par un couple
d'amis à lui et leur bébé dont le papa
était italien, histoire d'ajouter encore un peu plus d' "
internationalité ". 
Et puis on a recommencé à chanter. Un homme
d'âge moyen qui passait par là en bicloune nous a
rejoint. Lui aussi il voulait chanter Shima Uta. Après notre
interprétation il nous a serré la main, nous parlant
à moitié en anglais, à moitié en
japonais. On a pris des photos débiles et il est reparti sur
son bicloune dans un grand " see yooooou ! "
Peut-être que c'était parce que c'était une
musique évoquant le sud, peut-être que c'est parce
qu'il faisait plus de 30°, peut-être parce que
c'était des gens vraiment chaleureux, peut-être les
trois, mais ça sentait vraiment l'été
aujourd'hui... 
Et peu importe que je me sois encore fait dévorer les
mollets par des suceurs de sang (elle devait être
périmée cette bombe... ;p)
J'ai une nouvelle perspective d'avenir : je ne veux plus être
vendeuse de nuit dans un konbini, ni serveuse dans un maid
café, ni employée de gare à Sengawa, je veux
jouer du shamisen ! *\o/*
Photo : cette photo me met en joie, elle est complètement
absurde ! XD
Et voici la vidéo de notre prestation sur Shima
uta !
Plus de doute, c'est l'été... posté le jeudi 10 juillet 2008 08:03
... et l'été, au Japon, il fait chaud, très
chaud !
Mais ce n'est pas cette chaleur qui va me cloîtrer chez moi
et m'empêcher de profiter pleinement du mois qu'il me reste
à passer ici !
Samedi
C'est à midi et demies que j'ai retrouvé Valentine et
Lolita samedi à la gare de Sengawa.
J'avais entendu par Yôko qui a toujours de bons plans
gratuits ou pas chers que les hortensias du temple de
Takahatafudô étaient magnifiques (nos amis nippons
adorent ces fleurs qui sont à l'été ce que les
cerisiers sont au printemps et les érables à
l'automne), j'ai donc proposé cette sortie aux filles, ce
qui en plus leur ferait découvrir la banlieue tokyoïte
!
Peut-être était-ce la pluie du mois dernier,
peut-être qu'ils sont comme ça à la base mais
je n'avais jamais vu d'hortensias aussi énormes et bien
portants. Certains atteignaient la taille d'une tête humaine,
sans parler de leurs couleurs magnifiques, d'un bleu
éclatant pour la plupart. Heureusement que nous nous
promenions à l'ombre des arbres car les hortensias
étaient plantés le long d'un petit chemin tortueux en
pente et la chaleur rendait le moindre effort difficilement
supportable. Malgré la fraîcheur procurée par
la verdure ambiante je sentais les gouttes de sueur couler le long
de mon dos.
Nous n'aurions pas pu choisir un meilleur jour pour venir à
Takahatafudô : dès notre arrivée j'ai eu
l'impression que quelque chose se préparait en ville et ce
pressentiment m'a été confirmé un peu plus
tard dans la journée quand j'ai entendu les hauts parleurs
cracher que le matsuri en l'honneur du Tanabata commencerait
à 15 heures dans la rue menant du temple à la gare :
en effet, nous l'avions empruntée lors de l'aller et elle
était richement décorée de bambous, kusudama et autres symboles liés au
Tanabata.
Après notre visite des jardins du temple où nous
avons pu apercevoir quelques participants faire une dernière
répétition, nous nous sommes donc installées
dans cette rue en attendant le début du festival,
j'étais tout émue car c'était la
première fois que j'allais y assister !
Les gens dans la rue n'étaient pas si nombreux mais
l'ambiance était très conviviale : un petit papy n'a
pas tardé à m'adresser la parole. Il était
venu avec sa femme et des amis venant des villes voisines, ils
étaient tous assis à même le sol et
grignotaient en admirant le défilé. Dès qu'il
a su que je parlais japonais, impossible de l'arrêter : "
aaah je suis content de voir des jeunes étrangers qui
s'intéressent à la culture japonaise " ; " tu as
déjà été au temple de Fuchû ? Il
est magnifique tu devrais y aller ! " ; " tiens mange ça, et
tes copines, elles aiment les sushis ? Tenez, mangez, c'est pas
grave si on grossit, c'est un jour de fête aujourd'hui ! " ;
" Profite-bien de ton séjour au Japon hein, j'espère
que tu reviendras ". On a ainsi admiré le
défilé en papotant et mangeant ce que nous offraient
gentiment ces gens. Y'a pas à dire, ils sont quand
même plus sympas à la campagne !
Une vieille femme m'a annoncé qu'il y aurait
également bien un matsuri à Sengawa et nous nous
sommes quittés et se disant qu'on se reverrait sans doute
là-bas.
Quant au défilé en lui-même, c'était
très sympa.
Plusieurs groupes sont passés, alternant des musiques,
danses et costumes modernes et traditionnels, ce qui donnait un
mélange pour le moins original et sympa.
Enfantes, adolescents, adultes comme personnes âgées,
tout le monde participait (avec tout de même une grande
majorité de filles).
Le soir nous avons retrouvé Lorraine a Chôfu car les
filles voulaient aller au Jackson Hole, le bar du
célèbre manga Nana. J'y étais allée une
fois il y a longtemps avec Ai et c'est donc en suivant mes vagues
souvenirs que j'ai tenté de retrouver mon chemin. En
vain.
Nous avons tourné pendant vingt bonnes minutes sans
succès dans Chôfu à la recherche de ce bar
avant que Lorraine finisse par demander le chemin au konbini,
où on nous a indiqué la direction opposée. Mon
sens de l'orientation était donc devenu si déplorable
? Inexistant ?
Je trouvais pourtant que ces derniers temps je me trompais moins,
je ne me perdais plus !
J'ai vite été rassurée en constatant que le
bar avait tout simplement déménagé car il
était trop petit et ne pouvait pas accueillir assez de
clients.
On nous a conduit à une table à l'intérieur
d'une espèce de roulotte que nous avons baptisé " la
boîte à gaijin ", où l'air conditionné
marchait à fond, manquant de nous congeler. Nous avons
savouré notre Jackson Burger (ma préférence va
quand même au Freshness !) pendant que Valentine exposait mon
passé de geek no-life honteuse.
Les filles sont ensuite rentrées à leur hôtel,
nous à Sengawa et nous avons entrepris avec Lorraine d'aller
acheter au konbini des places de concerts que nous avions
réservées sur Internet.
Premier problème : ce genre de place ne peuvent être
achetées que dans un konbini Lawson et il n'y en a pas
près de chez nous. Deuxième problème :
Lorraine s'est fait piquer son vélo et nous sommes donc
réduites à nous déplacer à pied.
C'est donc à moitié en pyjama, éventail dans
une main et canette dans l'autre que nous avons commencé
notre périple en quête d'un Lawson.
Arrivées près de l'autoroute nous avons vu des
garçons qui s'entraînaient à boxer, nous avons
tenté un faible " vous savez s'il y a un Lawson dans les
parages ?
- Un Lawson ? Y'en a bien un, mais c'est super loin, si vous allez
toujours tout droit en longeant l'autoroute, à un moment
vous en verrez un sur la gauche.
- Ok, merci !
- Faites attention sur le chemin hein ! "
C'est vrai qu'en temps normal je n'ai pas peur et il n'y à
rien à craindre, mais sur le coup, en longeant cette rue
sombre sans un chat à l'horizon, j'ai eu pour la
première fois peur au Japon et je me suis dit que même
notre look effrayant aurait peut-être du mal à nous
débarrasser d'un éventuel psychopathe si nous avions
le malheur d'en croiser un...
Heureusement après une demi-heure de marche nous sommes
arrivées saines et sauves à destination et avons pu
récupérer nos places de concert.
Encore fallait-il rentrer... Par peur de nous perdre nous avons
repris le même chemin en croisant les doigts et n'avons fait
aucune rencontre louche mais je pense que je ne réitererai
pas l'expérience !
Dimanche
Rendez-vous au même endroit qu'une semaine plus tôt,
avec ce coup-ci un temps bien meilleur. Cette fois-ci Alex et
mamzelle Aki étaient de la partie !
Nous sommes allées directement au marché des kimonos
où les filles se sont lancées dans l'observation et
l'essayage de kurotomesode.
Nous avons demandé aux dames comment s'attachaient un obi et
elles nous ont fait plusieurs démonstrations en direct, un
coup sur elles-mêmes, un coup sur nous.
Je ne connais pas la façon exacte d'attacher un obi mais
même si le noeud à l'arrière était
plutôt ressemblant, c'était loin d'être le cas
devant où plein de ficelles dépaissaient.
Elles ont concédé elles-même avoir un peu
oublié la vraie " technique ".
Je demanderai un cours particulier à Miho la prochaine fois
! Lolita a quand même fini par acheter un set quasi-complet,
j'espère qu'elle s'en sortira pour l'attacher parce que
ça m'a quand même l'air difficilement faisable
soi-même.
Qui dit dimanche ensoleillée à Tôkyô dit
Harajuku, Yoyogi !
Après une petite pause déjeuner dans un kaitenzushi
(restaurant on l'on s'assoit derrière un comptoir où
défilent sur un tapis roulant des petites assiettes de
sushi. On se sert autant qu'on veut et on paie en fonction du
nombre d'assiettes à la fin du repas), nous avons pris le
chemin du Meiji-jingû en arrivant à Harajuku.
Des grands bambous ornés de tanzaku se dressaient
fièrement devant la porte principale du temple, sous
laquelle se faisaient prendre en photo un couple de jeunes
mariés.
Epuisées par la chaleur, les filles ont fait une petite
pause en s'asseyant sur un banc, à côté d'un
jeune homme qui a entamé la conversation, à
moitié en anglais, à moitié en japonais.
Il revenait de dix ans de travail à l'étranger et
bosse maintenant à l'hippodrome de Harajuku. Il nous a
appris que les " visiteurs " pouvaient faire du cheval
là-bas et nous a suggéré d'y aller un jour si
ça nous disait.
J'aime bien ce genre de rencontre d'une fois.
Lorraine m'avait dit que JJJB avait prévu de jouer à
Yoyogi ce weekend s'il ne pleuvait pas, nous sommes donc partis en
quête des quatre zigotos et j'ai fini par les apercevoir vers
la fin du chemin, ils n'avaient pas encore déballé
leur matos et attendaient qu'une place se libère.
Oi-chan était fidèle à lui-même, sympa,
en revanche cette fiotte de Tarô a fui la queue entre les
jambes quand j'ai voulu lui présenter Valentine et
Lolita.
Je crois que ce grand crétin est d'une timidité
maladive quand il n'a pas ingurgité sa bouteille d'alcool,
encore plus à l'encontre des étrangères.
Bah tant pis pour lui, je me suis habituée !
Comme d'habitude le parc de Yoyogi regorgeait d'artistes en herbe
et les spectacles ne manquaient pas. Nous avons fait un petit
détour par le chemin menant vers les studios de la NHK
où s'étendait un grand marché de
vêtements hippies ! Qui eut crû que cette
mode-là avait aussi des amateurs au Japon.
Sur le chemin du retour vers la gare d'Harajuku nous avons pu voir
la prestation de JJJB et nous nous sommes attardés le pont
où les cosplayers de groupe de visual kei étaient
légions.
Alex voulait se faire prendre en photo avec l'une d'entre elle mais
la vile a refusé !
Je l'avais entendu dire par Lorraine : elles adorent se
photographier entre elle et s'exhiber mais refusent souvent de
poser avec des personnes extérieures à leur
groupe.
C'était vraiment excellent à voir : elles
étaient toutes assises dans un coin du pont et tous les
touristes les photographiaient, on se serait vraiment cru au zoo.
XD
Parfois on peut voir de ces horreurs... Il y avait deux
étrangères, deux grandes blondes platines avoisinant
le mètre quatre-vingts déguisées en
poupées/soubrettes.
Je trouve ça d'un ridicule : autant il y a certaines
personnes sur qui ça peut aller et c'est marrant, autant
d'autres feraient mieux de s'abstenir...
Enfin encore un weekend bien chargé ! J'ai hâte
d'être en vacances moi... 
Nouvelles de la semaine posté le mardi 08 juillet 2008 17:14
Chères lectrices, chers lecteurs, cet article a bien
failli ne jamais voir le jour !
A force de trop s'amuser, le boulet que je suis a
frôlé la mort par épuisement la semaine
dernière (ahem, je rigole mais en fait je faisais pas tant
que ça la fière... XD)
De coup me voilà en retard dans les news : il s'est
passé un drame terrible il y a quelques temps de ça :
le karaoke de Sengawa a brûlé ! Tout ça
à cause d'un crétin qui s'est sans doute endormi sur
sa cigarette dans le pachinko voisin.
J'ai cru que ma carrière musicale au Japon prendrait donc
tristement fin mais heureusement les dégâts
étaient minimes et nous avons pu rapidement y
retourner.
Dimanche (il y a deux semaines), je sentais le rhume arriver et
effectivement, je ne m'étais pas trompée : je suis
tombée dans les pommes lundi midi (je suis tout de
même allée vaillamment en cours à 16h
) et j'ai passé la nuit à suer
jusqu'à la dernière goutte de mon corps.
J'étais archi-dégoûtée parce que JJJB
enregistrait son nouveau CD dans la nuit du lundi à mardi et
nous y étions conviées avec Lorraine (enfin on
s'était un peu invitées vu que ça ne posait
pas de problème XD) mais je pense qu'une nuit banche aurait
fini par nous achever.
C'est notre punition pour avoir trop blindé nos emplois du
temps.
Il n'y a plus qu'à espérer qu'ils referont un "
recording " en juillet ou début août. 
En même temps il faut être raisonnable et savoir " ne
rien faire " de temps en temps, ces trois dernières semaines
j'étais tellement occupée que finalement j'en
arrivais à de moins en moins apprécier mes
sorties.
Le lendemain matin, j'étais en pleine forme, une
véritable résurrection (j'hésite encore quant
à l'origine de ce prompt rétablissement : est-ce le
cachet que m'a refilé l'infirmière ou le steack bien
saignant que m'a préparé Lorraine ? Je parierais sur
la viande !
)
Je suis allée récupérer des forces mardi soir
au Freshness Burger quand j'ai eu des nouvelles de Fumi (mon copain
surfeur SDF) qui s'est trouvé un logement à
Yokohama.
Mercredi soir nous sommes allées avec Lorraine, Miho,
Shû et Gan assister à un spectacle de danse moderne
auquel participait Bi Bi, que je n'avais pas revue depuis le
festival de Tôdai en mai. Finalement ça a
été très court et on a pas pu lui parler mais
la soirée n'était pas perdue pour autant : on en a
profité pour aller faire un petit tour à Shibuya,
plus précisément du côté du Tower
Records. Ca faisait longtemps que je n'étais pas
allée à Shibuya un soir de semaine, du coup j'ai eu
l'impression d'être déjà en vacances,
impression favorisée par la chaleur qui a pointé le
bout de son nez il y a une semaine.
Même à la fac on sent bien que la fin des cours
approche à grands pas.(
)
J'aime vraiment bien Shû et Gan, et surtout Miho.
Je regrette vraiment qu'on ait sympathisé que
récemment, on a eu pendant des mois dans notre entourage une
fille aussi bien sans s'en rendre compte, et maintenant qu'on
commence à être vraiment proches, il faut songer au
retour. Mais comme elle dit si bien " ça ne fait que
commencer, ce n'est pas comme si tout allait être fini
après votre départ ".
Vendredi sont arrivées une vingtaine d'étudiantes de
Taiwan venues de la même université que Shû et
Gan pour étudier le japonais une dizaine de jours à
Shirayuri.
Nous étions invitées à leur petite fête
d'accueil et avons pu papoter un petit peu.
Je suis conviée à assister à leurs cours la
semaine prochaine si ça me dit mais honnêtement je
crois que je n'irai pas, non pas que ça ne
m'intéresse pas, mais j'ai bien envie de profiter de cette
semaine où on me " délaisse " pour me reposer un peu.

Nous avons fini l'après-midi au karaoke avec Miho où
nous avons bien rigolé.
En tout cas plus de doute : la chaleur de l'été est
là et bien là (c'est monté jusqu'à
42° l'été dernier, j'espère y
échapper cette année...)
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