Soit je pousse un coup de gueule ici soit je brûle la fac,
je vais donc choisir l'option qui porte le moins à
conséquence.
J'en ai marre du manque d'organisation des japonais ! Pas
étonnant qu'ils soient aussi peu productifs malgré
leurs douze heures de travail quotidiennes. A force de perdre du
temps à demander des permissions de permissions de
permissions et à faire des réunions fréquentes
qui n'aboutissent à rien les trois quarts du temps, on en
oublie de transmettre certaines choses, comme par exemple la
demande d'un rapport de trois pages sur l'année
passée ici à rendre lundi prochain.
On m'a demandé mon emploi du temps pour caler les nouveaux
cours de japonais, à quoi bon ? Je dis que le seul moment de
la semaine où je ne suis pas libre car j'ai un autre cours,
c'est le mercredi en 2e heure : on me colle un cours le mercredi en
2e heure !
On me fait corriger des copies en français, je les
ramène souvent chez moi pour le faire à la maison et
ainsi les rendre le plus tôt possible mais quand ensuite je
vois la version recopiée, imprimée et dite "
corrigée " de ces feuilles, j'y retrouve exactement les
mêmes fautes... que de pauvres arbres sacrifiés sur
l'autel de " l'apprentissage du français ", et en pure perte
vu que certaines élèves de quatrième
année ne savent toujours pas compter...
Bref ce rapport mentionné plus haut doit traiter de mes
bonnes expériences et souvenirs passés au sein de la
fac mais en l'état actuel des choses je vois pas comment je
pourrais écrire un truc sincère et de qualité
sur le sujet vu que pour l'instant je n'ai qu'une envie : la
brûler (demain matin ce sera passé je vous
rassure...)
Ce qui m'agace ce sont toutes ces formules : " si vous avez le
temps, si vous voulez bien, si vous n'êtes pas trop
occupée, si ça vous dit " comme si j'avais le choix
!
C'était la première soirée depuis des mois
où j'étais censée être tranquille, la
corvée du speech hedbomadaire était finie, les
rapports, interviews et articles écrits et rendus, il n'y
avait rien d'autre à l'horizon que deux examens faciles et
quelques compositions à recopier au propre, je comptais en
profiter pour réviser mes kanjis.
Je m'apprêtais donc à savourer ma première
soirée depuis très longtemps sans
échéance à l'horizon et voilà qu'on me
remet la tête sous l'eau... merde !
Je vais donc envoyer un mail à ma prof pour lui dire qu'elle
s'est trompée dans les heures, corriger inutilement quelques
copies histoire de perdre encore un peu de temps et enfin me mettre
à ce charmant rapport.
A bientôt pour des nouvelles plus gaies ! 
Video : le clip de la dernière chanson de NOIZ " Magical
Dive ", histoire de mettre un peu de bonne humeur dans cet article
XD
Minute Calimero posté le lundi 07 juillet 2008 15:37
Visite Belge, apocalypse de concerts ! posté le jeudi 03 juillet 2008 17:14
Ne cherchez pas de rapport entre les deux éléments
de ce titre bizarre.
Commençons par l'aspect belge, c'est-à-dire la visite
de l'inégalable Valentine et de sa soeur Lolita (comme je
sais que cet article sera lu par les concernées ça me
stresse, faut que je fasse bien attention à ce que
j'écris !
)
Rendez-vous à 12h à Ikebukuro où je retrouve
nos deux voyageuses à leur hôtel, l'air
complètement à côté de leurs pompes
(c'est chouette le décalage horaire hein ? XD)
J'ai apporté des bricoles de Shirayuri (comment ça je
suis une vendue ?) et après le débat " où
aller pour commencer ? " nous nous mettons en route pour
Tôdai qui n'est pas très loin.
Première halte dans un konbini (un endroit incontournable du
Japon) pour acheter des onigiris, nous arrivons peu après
à Tôdai, je ne me suis pas encore paumée une
seule fois, elles ont de la chance ! La fac est quasiment
déserte, nous aperçevons tout de même quelques
étudiantes qui s'entraînent au kyûdô, le
tir-à-l'arc japonais traditionnel ainsi que quelques petits
vieux qui sont venus profiter du beau temps pour lire sur un banc
de la fac. Après une petite pause au Starbucks, nous
poursuivons notre route jusqu'au temple Yushima Tenmangu. Je suis
toute nostalgique : je n'y étais pas revenue depuis ma
première sortie seule avec Ai début octobre, à
l'époque je regardais tout avec le même oeil neuf et
curieux que Valentine et Lolita.
Je suis assez pathétique comme guide mais j'essaie de donner
quelques explications sur différentes choses
rattachées au temple. Nous nous quittons vers 17h : les
demoiselles sont fatiguées et mon concert m'attend !
Dimanche, 10h30, j'attends nos deux visiteuses à la sortie
Kabukichô de Shinjuku, parapluie à la main sous la
pluie qui a l'air partie pour durer toute la journée.
10h45... 11h... je déteste Shinjuku, qu'est-ce qui m'a pris
de donner rendez-vous dans cette gare de *£@%# !? Je vois un
garçon en face de moi, lui aussi il attend quelqu'un ?
11h15... ATCHOUM ! Bon, je vais aller attendre à l'abri, je
verrai moins bien la sortie mais tant pis. Je vais m'installer
à côté du garçon, il finit par engager
la conversation.
Je lui explique que je vis ici et que j'ai donné rendez-vous
à deux amies. Il s'appelle Fumi, il a 22 ans et vient d'une
toute petite île tout au sud du Japon où il aimait
faire du surf.
C'est la première fois qu'il vient à Shinjuku, il est
venu pour travailler mais ne voilà-t-y pas qu'il y a eu un
problème pour l'appartement et qu'il se retrouve sans logis
!
On discute, on discute et j'ai des nouvelles de mes
aventurières qui ont du mal à trouver leur chemin, je
pars donc les chercher à la station d'à
côté en proposant à Fumi de m'accompagner vu
que ses plans tiennent en un mot : néant.
Je regrette un peu de m'être emballée si vite, je sens
bien que son approche ne restera pas amicale longtemps (j'avais
oublié que peu de japonais peuvent concevoir les relations
hommes-femmes comme amicales...)
Je retrouve Valentine et Lolita, un peu gênée de leur
imposer mon nouvel ami surfeur SDF et nous partons tous les quatre
pour Akihabara étant donné que le temps moisi ne
permet de faire du tourisme sympa. Arrivés au Yodobashi
géant, Lolita se met en quête d'un appareil photo et
nous allons avec Valentine comparer les prix de la DS et de la
PSP.
Lolita se décide assez vite (d'après les
avertissements de Valentine je croyais que l'attente serait bien
plus terrible mais on voit qu'elle n'a pas l'habitude de faire du
shopping avec ma mère
)
Finalement Fumi nous quitte peu après, il a apparement
à faire avec son oncle, je pense de toute façon qu'il
ne doit pas se sentir très à l'aise parmi trois
étrangères. ^^
Après une petite pause déjeuner dans un boui boui
populaire (le katsudon vaincra ! *\o/*) je déprave les
filles en les emmenant de force dans un karaoke (non en fait elles
sont consentantes) et ça se déchaîne bien sur
les chansons en anglais (Valentine connait une chanson d'anime par
coeur, et après c'est moi qu'on traite d'otaku, mouarf !
)
Nous continuons ensuite d'errer de magasin en magasin pour comparer
les prix des consoles et finissons par échouer dans un maid
café !
Pour une fois ce sont de vraies maids, habillées en
soubrettes et bien évidemment le regard pervers que leur
lancent les pervers n'en est que plus... pervers !
Seulement 500 yens la boisson, une fois de plus je me dis que ce
n'est vraiment pas cher payé vu le nombres de cas sociaux
qu'accueille ce genre d'endroits.
Pour 500 yens les clients peuvent prendre une photo avec la
soubrette de leur choix et pour 1500 une vidéo de trois
minutes. Nous n'allions pas le faire nous-même mais j'aurais
bien aimé voir un client le faire pour voir quel genre de
film ils peuvent bien se faire en guise de souvenir... Rien que
réprouvent les bonnes moeurs j'imagine, mais ça
m'intrigue tout de même !
J'abandonne ensuite lâchement les demoiselles pour me rendre
à mon troisième et dernier concert du weekend aux
alentours de 17h.
Bon ensuite ce n'est pas la peine de lire, ce sont les bilans
des concerts.
Pas très intéressant donc, je les écris juste
pour pouvoir les garder en mémoire. 
Vendredi soir : Uchuu
sentai NOIZ au Shibuya O-EAST
C'est la première fois que je vais voir NOIZ en concert
(rappelez-vous, j'avais fui à Kanazawa avant même
qu'ils fassent leur apparation sur scène... XD)
J'appréhende un peu étant donné que je ne
connais quasiment pas leur musique, j'ai juste entendu que leurs
concerts étaient vraiment marrants et que l'ambiance y
était bonne.
La salle est loin d'être blindée, on arrive
à être assez proches de la scène.
Je vois des filles autour de moi qui font des étirements,
serviette autour du cou : hein ? Qu'est-ce que c'est que ça
? Je me suis trompée d'endroit ? C'est un stade ici ?
Nos cinq marioles font leur apparition vêtus de leur
combinaison fluos (après tout il s'agit bel et bien d'un
sentai, même s'il est musical ! Un sentai est un escadron de
superhéros aux combinaisons ridicules et fluos, comme les
Power Rangers ou Bioman).
Angel Taka se met à chanter et toute la
salle à danser : le rythme est tout simple, je me laisse
entraîner et au bout de dix minutes je commence
déjà à avoir bien chaud. Je ne connais pas les
morceaux mais je me rends compte que ce n'est pas si important,
tous les spectateurs tournent, tournent sur eux-mêmes en se
rentrant gentiment dedans mais ce n'est absolument pas violent,
comme l'avait dit Lorraine c'est juste ce qu'il faut et c'est bien
marrant. Angel Taka profite d'une pause des musiciens pour lancer
son attaque phéromones (en poussant un cri sexy dont lui
seul à le secret sur fond de lumière rose
tamisée toute la salle s'écroule, foudroyée).
La musique, j'avoue que je m'en fiche un peu (oui je sais c'est
bizarre pour un concert...), je m'amuse en dansant au rythme du
bruit produit par NOIZ. Le temps de parole est attribué au
batteur qui nous fait une superbe démonstration de saut
à la corde sur fond de musique de Rocky. A force de tourner
et d'être bousculée je me retrouve juste en dessous du
chanteur quand j'aperçois un truc voler et tomber à
mes pieds, je me baisse pour ramasser l'objet en question qui
s'avère être un faux-ongle d'Angel Taka : pouvait-on
imaginer un souvenir plus crade et représentatif du
personnage ? Je vais le chérir précieusement, y'en a
qui peuvent se vanter d'avoir récupéré des
mediators de guitaristes, mais un faux-ongle d'Angel Taka,
ça c'est du souvenir qui marque (en plus je me suis quand
même fait écrabouiller la main en le ramassant...
XD)
Ils font deux rappels durant lesquels Angel Taka tombe le Tshirt
(c'est vraiment une crevette XD) et ainsi prend fin le concert de
notre escadron de l'espace, laissant une salle
épuisée et tout en sueur d'avoir autant bougé
! J'ai finalement compris le pourquoi du comment des
étirements et des serviettes, je crois que j'ai moins
transpiré lors de l'ascension du mont Takaô !
Je ne savais pas qu'il était possible d'autant s'amuser en
concert, c'était le meilleur auquel j'ai assisté
jusqu'à présent !
A la sortie nous tombons sur une amie de Lorraine
accompagnée du chanteur du groupe Gari à qui j'exhibe fièrement mon
trophée manucuré. NOIZ aimerait bien faire un concert
avec eux un jour mais ce désir n'a pas l'air
réciproque. 
Samedi soir : heidi. au Akasaka
BLITZ
Ca doit être la deuxième fois que je vais en concert
pour un groupe dont j'apprécie la musique et non pas les
pitreries. Quand je les avais vus à Kanazawa le groupe
n'avait pas encore deux ans d'existence et les fans étaient
peu nombreuses, quelle n'est donc pas ma surprise quand je me rends
compte en arrivant sur place que les places sont Sold Out et que
les fans s'agglutinent devant l'entrée. Qu'est-ce qui s'est
passé en six mois pour que leur nombre ait autant
augmenté ? En tout cas ça a l'air bien parti pour
devenir un groupe à minettes, ça ne me plaît
pas trop et du coup je me sens un peu honteuse (eh oui je n'assume
pas encore mon côté obscur qui apprécie le
visual kei... XD)
A l'intérieur de la salle mes doutes ne font que se
confirmer : je suis entourée de nanas en rut qui braillent
le nom de leur membre favori, m'éclatant les tympans au
passage.
Sans compter qu'elles sont beaucoup plus violentes que les fans de
NOIZ et de Metronome, je suis donc bousculée,
écrasée, broyée de partout, ce qui finalement
me rapproche de la scène (et par la même occasion des
fans hystériques qui poussent comme des morues pour
aperçevoir leur éphèbe favori).
Ahlalala ce groupe est vraiment ma part d'ombre, mon
côté minette attardée mais sans blague j'aime
bien leurs chansons, moi ! En plus elles sont géniales
à chanter au karaoke.
L'avantage d'un groupe jeune, c'est qu'il n'a pas beaucoup de
morceaux et donc qu'on a de fortes chances d'entendre nos morceaux
favoris. J'essaie d'oublier le fait que je suis coincée
comme une sardine en boîte et me concentre pour
apprécier Hyururi, Nakibue, Utakata, Hakuchuu yume et Rem... Finalement j'ai davantage
apprécié le concert de NOIZ où l'ambiance
était vraiment bonne. Je remplis tout de même
conscienceusement l'enquête de satisfaction distribuée
à la fin du concert et en profite pour inscire dans la case
" message aux membres " que j'adore les mollets d'homme de Tochigi
de Nao (il fallait bien que je sorte une bêtise tout de
même), j'espère qu'on lui transmettra !
J'en profite également pour agrandir
ma collection de pyjama en achetant le T-shirt du groupe ainsi
qu'un CD.
Sur le chemin du retour nous sommes abordées avec Lorraine
par une jeune femme dans le train qui nous a vues au concert, elle
nous laisse sa carte de visite : elle travaille pour un magazine
sur la musique japonaise et cherche des gens parlant anglais et
français...
Ca pourrait être une expérience intéressante
!
Dimanche soir : Metronome au Shinjuku
LOFT
Voilà le dernier concert de la tournée anniversaire
en l'honneur des dix ans du groupe.
J'ai un peu de mal à trouver la salle alors j'arrive limite
au niveau du temps et me retrouve donc très mal
placée, tout au fond de la petite salle, avec une des
chaises du bar qui me rentre dans le dos et m'empêche de me
tenir correctement. Je commence à ressentir la fatigue
accumulée de ces trois dernières semaines de folie et
sens le rhume me gagner.
Metronome enchaîne ses vieux tubes, je ne les connais pas et
de toutes façons ma position inconfortable m'empêche
de bouger et danser bêtement alors je m'ennuie un peu ! J'en
viens à regretter d'être venue et me dit que je serais
bien mieux dans mon lit, heureusement la dernière partie du
concert va me faire changer d'avis.
Fukusuke profite d'un petit incident technique pour s'emparer du
micro avec une joie non dissimulée et commence à
sortir ineptie sur ineptie : les dons du père de Sharaku
pour la préparation des yakisoba, la possible reconversion
de Metronome en groupe d'idoles (proposition mal accueillie par le public), il
fait une petite partie de cache-cache avec Riu sur scène,
donne des surnoms à rallonge stupides à
Shintarô, le tout accompagné par des poses de " beau
gosse " (enfin qui se veulent des poses de beau gosse...), à
la Fuksuke quoi...
Les morceaux joués pour les deux rappels me plaisent bien et
je quitte la salle de bien meilleure humeur, enrhumée mais
de bonne humeur ! Après tout, c'était mon dernier
concert en One Man de Metronome avant mon retour... 
Photo : les centaines de grues du temple Tenmangu (j'aurais
bien mis une photo de nos voyageuses mais j'ai reçu une
interdiction formelle pour cause de têtes " horairement
décalées " XD) Ca viendra huhu...
L'empire du Fanta posté le vendredi 27 juin 2008 18:20
Allez, ça faisait longtemps qu'on avait pas eu droit
à un article stupide !
Lectrices, lecteurs qui aimez les produits bien chimiques, le Japon
et ses nombreuses variétés de Fanta sont faits pour
vous !
Comment ? Vous trouviez déjà que l'original à
l'orange était suffisamment toxique comme ça ? C'est
mal connaître nos amis nippons !
Je crois que le premier Fanta " original " à avoir fait son
apparation est le Fanta Grape (on le trouvait déjà
dans les distributeurs du jeu vidéo Shenmue !) : j'ai honte
de l'avouer mais depuis que j'y ai goûté au
début de mon séjour, c'est devenu ma boisson
favorite... 
Depuis, je me suis mis en tête de goûter toutes les
variétés de Fanta qui s'offriraient à moi :
j'ai été emballée par le Fanta Pineapple
(exclu du Kansai), séduite par le Fanta Melon (trouvé
dans un konbini d'Omotesandô) mais je suis récemment
tombée sur l'horreur que vous allez voir sur la vidéo
: le Fanta Furu Furu Gelee (je l'ai trouvé au Marusho de
Sengawa en plus, prise au piège sur mon propre
territoire...)
Mon histoire d'amour avec le Fanta continuera-t-elle après
ce tragique épisode ?
Drague-party géante à Tôdai posté le vendredi 27 juin 2008 17:40
Je vous voir venir : non ! J'ai beau le dire souvent pour
rigoler, je ne me cherche pas un riche visa sur pattes. Je me suis
fait piégée contre l'insu de mon plein gré...
! 
" Quand on était à Waseda l'autre jour avec
Shû, un gars nous a abordé en nous filant un flyer
pour une fête à Tôdai, ça te dit ? me
demande Gan.
- Ma foi, pourquoi pas ! C'est quel genre ?
- Je sais pas trop...
- Bah allons-y, on verra bien sur place !
Nous arrivons donc " sur place " (campus Kômaba), dès
le début rien que les tarifs ont l'air louche : 1500 yens
l'entrée pour les filles, 2500 pour les garçons (qui
sont tous étudiants à Tôdai mais les filles
viennent d'un peu partout).
Voilà qui annonce la couleur ! Si ça ne sent pas le
plan drague à plein nez ça... 
Nous nous inscrivons sur une liste, reçevons un
numéro, malheur ! On se retrouve chacune à une table
différente où sont soigneusement
mélangés garçons et filles.
Mes craintes se confirment : c'était bien une drague-party,
ce qu'on appelle au Japon un gôkon. Les filles sont sur leur 31et ont sorti
l'artillerie lourde niveau coiffure et maquillage, je me sens un
peu plouc avec mon vieux jean et mes cheveux en bataille que j'ai
à peine pris le temps de coiffer (enfin c'est pas comme si
j'avais pas l'habitude XD).
Bon maintenant que j'y suis, autant en profiter pour observer un
peu tout ce petit monde, alors comment draguent les jeunes nippons
?
1ere étape : la boisson. Un petit verre
(d'alcool, cela va sans dire) pour nous déshiniber ces
grands timides : " allez femmes, servez-nous (naru hodo, samurai no
kuni desu ne, Alex ?
)
Les femmes s'exécutent, on trinque " kanpaiiiiii " !
2e étape : la conversation. On voit si les
caractères sont éventuellement compatibles, on pose
des questions sur les études, les centres
d'intérêt pour voir les points communs. Bon
forcément à ma table on me demande surtout
d'où je viens, on me pose quelques questions sur la France,
on me dit que je suis douée en japonais. Mais on me drague
pas. Tant mieux.
3e étape : le jeu. Ca y est, les bouteilles
commencent à s'enchaîner et notre petit monde à
être plus gai. Un jeu est lancé : aller de table en
table et faire écrire aux personnes du sexe opposé
leur nom. Celui et celle qui en récupèrent le plus
gagnent une place pour Disneyland. Je ne suis pas
intéressée, je reste donc les fesses vissées
sur ma chaise comme la grosse feignasse que je suis. Quelques
garçons viennent me voir pour que j'écrive mon nom,
ils restent un moment papoter avec moi, l'un d'eux a l'air assez
spécial : il me dit être allé à Paris
lors d'un voyage d'un mois en Europe. Comme il n'avait pas
d'argent, il a dormi dehors durant tout son voyage et n'a pris
qu'une seule douche.
J'aimerais bien sympathiser avec ce genre de personne mais ils ne
font qu'un passage éclair à ma table, en revanche
celles que j'attire toujours, ce sont... les FILLES !
Je papote surtout avec trois filles à ma table, des copines
d'une fac de jeunes filles (encore...) de Yokohama. Je sens
qu'elles aimeraient bien qu'on fasse une sortie ensemble un jour
mais je n'ai déjà plus aucun weekend de libre
jusqu'à mon départ et en plus désolée
mais il faut bien le dire : j'en ai marre des filles !!!! J'en vois
à longueur de journée.
De toute façon à deux mois du départ je
préfère consacrer tout mon temps libre à
approfondir mes relations avec les gens plutôt que
d'accumuler des connaissances, mais je m'égare !
4e étape : l'échange de
coordonnées. Ca y est, maintenant que tout le monde commence
à être bien beurré sur les bords, on se
lâche, on ose demander aux filles qui nous ont plu leur
adresse e-mail, on tente un timide " ça te dirait qu'on
sorte tout les deux la prochaine fois ? " pour les plus audacieux.
Je passe moi aussi mon adresse à quelques personnes qui ont
l'air sympa (dont le vacancier SDF
). Dans l'ensemble je suis plutôt
contente, je suis tombée sur des gens plutôt
intéressants et j'ai échappé à la
drague bien lourde contrairement à certaines malheureuses
consoeurs. En plus je suis sobre !
Je retrouve Shû et Gan et nous nous apprêtons à
rentrer quand un des potes du " SDF " vient nous trouver : " les
filles, on va poursuivre la soirée dans une izakaya,
vous venez ?
- Ben, je sais pas trop, on a cours demain, ça fait un peu
tard...
- Maaaais non c'est bon ! Regardez-moi : hier j'ai bu toute la nuit
jusqu'au petit matin et là je suis en pleine forme pourtant
j'avais cours aussi ! Allez venez juste un peu...
- Bon, OK ! "
Je ne sais pas quelles sont les raisons qui poussent mes deux
copines à accepter mais en ce qui me concerne j'avoue que
c'est la curiosité : je veux voir ce que donne les
célèbres nomikai
japponaises, on ne peut décemment pas prétendre
connaître le Japon sans avoir assisté à
ça.
Nous voilà donc en route à pied pour Shibuya. Sur le
chemin nous discutons toutes les trois avec le même
garçon et qu'est-ce que je suis bavarde... impossible de
m'arrêter.
Je crois qu'en fait je suis un peu moins sobre que je le pensais,
je ne cherche plus mes mots, ils sortent à toute vitesse,
sonnent presque comme du japonais naturel, il n'y a hélas
que l'alcool pour me rendre douée comme ça...

Enfin là n'est pas la question ! Notre petit groupe de dix
arrive dans une izakaya douteuse qui ressemble à une prison
(noon même pas l'Alcatraz Alex, je les soupçonne
d'avoir pompé le concept !) où les serveuses sont
habillées en policières, les serveurs en bagnards et
les tables séparées par des barreaux.
Filles comme garçons boivent, boivent, boivent, mangent,
boivent, boivent.
Je suis assise en bout de table et sirote mon umeshu en observant
ce spectacle d'un oeil plutôt froid : comment peuvent-ils
ingurgiter autant d'alcool et surtout, aussi souvent ?
Je crois que la réponse est là : ils ont besoin de
ça pour oser s'ouvrir et être plus familiers.
Mon voisin de table me tapote tantôt la tête,
tantôt l'épaule, me vanne gentiment, un autre papote
avec les clients de la table de derrière, on laisse tomber
les formules de politesse, on draguouille...
Comme je ne suis pas saoûle je m'ennuie un peu, je regarde le
garçon assis en face de moi, il me sourit : " C'est pratique
d'être en bout de table quand on est grand hein ? C'est mieux
pour étendre ses jambes.
- Aaah c'est bien vrai ! Tu ne bois pas toi ? Tu as l'air
sobre.
- Je suis venu en moto aujourd'hui, alors pas d'alcool ! "
Et tout les deux on mange, on mange en continuant de discuter un
peu pendant que les autres boivent comme des trous (ils se sont mis
à faire le concours du plus gros buveur...
)
Un truc qui m'a toujours étonnée, c'est leur
sérieux vis-à-vis des dangers de la route.
La plupart des gens que j'ai rencontrés ne boivent pas du
tout quand ils savent qu'ils devront reprendre le volant (Oi-chan
par exemple), parfois je pense que c'est simplement parce qu'ils
tombent dans le coma éthylique avant d'avoir pu atteindre
leur véhicule... XD
L'heure tourne et j'ai cours demain, je finis par rentrer, suivie
par Shû et Gan qui ont bu raisonnablement elles aussi.
Finalement c'était bien que je les vois bourrés,
quand je vois des gens dans cet état mon estime pour eux
à souvent tendance à dégringoler donc
ça m'évitera d'avoir trop de regrets par rapport au
fait qu'on ait pas le temps de devenir potes avant mon
départ... 
Photo : Shû et Gan devant l'entrée de
Tôdai
Avoir vingt ans au Japon posté le dimanche 22 juin 2008 19:49
Ouais je l'ai faiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit !!! 
Porter un jour un kimono faisait partie de mes rêves, comme
je suis devenue majeure au Japon je me suis dit que je n'aurais pas
de plus belle occasion et en ai profité pour être
fidèle à la tradition qui veut que les jeunes filles
portent le furisode, le kimono de cérémonie
à longues manches pour signaler leur passage à
l'âge " adulte ".
Grâce à l'aide d'Ai j'avais déniché sur
Internet une boutique louant des kimonos à Ebisu et
après un coup de fil pour obtenir quelques informations je
m'y étais rendue mardi soir dernier pour choisir mon kimono,
la date à laquelle je voulais le porter et l'offre qui
m'intéressait (location seule, location+habillage,
location+habillage+coiffure et maquillage, photo etc...) Ce
jour-là j'avais dit à la dame qui s'occupait de moi
à quel point j'aimais les kimonos et j'étais heureuse
à l'idée d'en porter un. J'avais essayé
rapidement quelques kimonos par dessus mes vêtements ainsi
que des obi et autres accessoires pour voir quel mariage de
couleurs me convenait tout en indiquant mon budget et
m'étais rapidement décidé pour un kimono dans
des tons rouge foncé et à motifs floraux.
Hier soir je ne pouvais quasiment pas dormir tellement
j'étais excitée !
J'avais l'impression d'avoir six ans et d'attendre impatiemment la
venue du Père Nöel. 
Ce matin quand je me suis levée il faisait un temps de fin
du monde : il pleuvait comme vache qui pisse mais j'étais
bien décidée à profiter de cette
journée quoi qu'il arrive (rebaptisée
カミーユの日" le jour de
Camille" par Lorraine, elle l'a écrit dans son agenda !
XD)
Je suis arrivée au studio à 13h avec Lorraine et Ai
et Senpai nous ont rejoint peu après alors que la
séance " coiffure et maquillage " avait déjà
débuté.
Rien que cette partie a duré quasiment une bonne heure !
J'avais tellement de maquillage sur le visage que j'avais
l'impression d'être une autre, pourtant c'était assez
léger et naturel, je me reconnaissais mais on aurait juste
dit que j'étais devenue canon, c'est magique ! (Camille qui
découvre les miracles du maquillage à vingt ans...
XD)
Ca fait du bien d'être chouchoutée quand même,
au départ j'hésitais à prendre cette option,
me disant que c'était un peu superflu, mais finalement j'ai
bien fait !
Le résultat final aurait été moins
impressionnant si j'avais gardé ma tête de tous les
jours, et puis cette fois était exceptionnelle alors autant
faire les choses en grand ! 
Une fois la tête refaite, j'ai pu passer à
l'habillage.
"Notre chef a entendu parler de vous et de votre amour des kimonos,
il en a été très ému et content car de
nos jours les jeunes japonaises montrent de moins en moins
d'intérêt pour les kimonos, donc si cela vous dit, il
vous propose de louer plutôt ce modèle pour le
même prix " m'a dit une employée en désignant
un kimono superbe, rouge vif, qui de toute évidence avait
l'air hors de prix (plus les couleurs sont vives et plus il y a de
motifs, plus c'est cher).
Ce genre de kimono, c'était le genre dont je rêvais en
me disant que c'était magnifique mais que ça me
serait toujours inaccessible étant donné leur
coût.
Je me suis confondue en remerciements et ai donc opté pour
celui-là, qui avait en plus un avantage non
négligeable : celui d'avoir des manches à ma taille
et non pas qui m'arrivent au coude ! XD
L'habillage a duré encore une bonne heure.
Je crois que vous n'imaginez pas le nombre incroyable de ficelles,
ceintures, et autres bretelles qui maintiennent tout ça en
place.
J'ai d'abord revêtu une sorte de sous-vêtement qui
ressemble à une blouse d'hôpital (qu'on achète
avant, ça ne se loue pas), par dessus lequel j'ai
enfilé le nagajuban, un sous-vêtement qui a la
même forme que le kimono. Enfin le kimono lui-même puis
l'obi et ses nombreuses parties (obi-age, obi-jime...), le tout
bien sûr solidement maintenu par toutes le bazar cité
plus haut.
J'avais souvent entendu dire que c'était assez dur de
respirer car c'est très serré mais finalement
c'était bien plus supportable que ce à quoi je
m'attendais, je n'ai eu aucun problème.
En revanche, je me tenais droite comme un i et j'y ressemblais
d'ailleurs vu que je n'avais plus de tout de poitrine ni de
fesses.
Le temps qu'on finisse de m'habiller, Alex et Aki, vêtue d'un
yukata, nous ont rejoint.
Après m'être encore confondue en remerciements (en
keigo s'il vous plaît !) et avoir payé la note
s'élevant à 61000 yens (un peu moins de 400€),
tout notre petit groupe est sorti courageusement sous la pluie et
nous nous sommes mis en route pour le temple Meiji-jingû pour
une petite séance photo !
Ai m'a gentiment prêté son large parapluie,
m'évitant ainsi de mouiller le kimono.
J'avais peur que marcher se révèle assez difficile
étant donné qu'il faut faire de tout petits pas mais
là encore mes craintes se sont rapidement envolées,
à croire que j'avais ça dans le sang
héhé ! Senpai me dit souvent que je suis plus
japonaise que les japonais. 
Après un petit détour par la case Yoshinoya pour
manger un morceau (eh oui je porte un kimono de luxe et je mange
dans le restau le plus populaire qui soit XD), nous avons pu
mitrailler à souhait dans l'enceinte du temple. Enfin
quasiment à souhait car nous avons fini par être
interrompus par un gardien dont nous n'avons pas trop compris les
explications.
Apparemment les photos de touriste ne posent pas de problème
mais il faut payer quelque chose si on compte utiliser l'endroit
comme décor pour des photos... :/
Heureusement nous avons eu le temps d'en prendre pas mal et vu que
la pluie allait en empirant et qu'il commençait à
faire sombre nous avons décidé de rentrer à
Sengawa, seulement avec Lorraine, Alex et Aki étant
donné qu'Ai et Senpai avaient des choses à
faire.
Une fois dans notre home sweet home après un petit tour au
Tower Records de Shinjuku nous avons pu prendre des photos un peu
moins sérieuses et à la fin de la soirée,
Lorraine a pu faire ce qu'elle rêvait de faire depuis le
début de la journée : me déballer.
L'aspect serré du kimono ne m'a pas du tout
dérangé de la journée, en revanche il
commençait à faire bien chaud là-dessous
!
Le rêve est fini et j'irai rendre le kimono demain soir
après les cours.
Bien évidemment je ne suis pas passée
inaperçue durant tout le temps qu'on a passé dehors !
J'avoue que même moi pour une fois je me trouvais jolie donc
j'imagine que l'effet devait être décuplé chez
les japonais qui me trouvent déjà bien en temps
normal (désolée c'était la minute " je me la
raconte ! "
)
Au départ j'étais assez étonnée car les
gens me regardaient à peine mais c'est parce qu'en fait ils
se retournaient sitôt qu'on s'était croisés
d'après ce que m'a dit Alex.
J'ai eu droit à pas mal de réactions : la plupart des
temps les gens passaient en disant " kawaii " (mignonne), " kirei "
(belle), j'ai eu des regards admiratifs, surpris, d'autres
assassins, des sifflements mais dans l'ensemble c'était
plutôt positif !
Même les petites vieilles étaient toutes souriantes
(alors qu'en temps normal il n'y pas plus aigri et
désagréable qu'une mamie japonaise) et me regardaient
avec bienveillance.
Je crois que mon plus grand fan restera Senpai qui m'a
qualifiée de beauté fatale. 
Je me suis également fait pas mal prendre en photo par les
gens qui se baladaient dans l'enceinte du temple, un garçon
m'a demandé de poser avec lui et un petit papy a
demandé à Alex la permission de me photographier dans
le train ! ^^
Je me suis vraiment sentie comme une star, j'avoue que ça
fait énormément de bien à l'ego ! 
Mais le plus important, c'était que les gens qui comptent
pour moi aient été là aujourd'hui et
m'accompagnent dans mon aventure malgré la pluie, sans eux
ça n'aurait pas été pareil.
Je suis vraiment contente d'avoir pu faire ça en
étant aussi bien entourée.
Alex, je te suis vraiment reconnaissante d'avoir pris autant de
photos, en plus d'avoir du bon matériel tu sais prendre de
belles photos, vivantes, donc ça me tenait vraiment à
coeur que ce soit toi qui t'en charges !
Et surtout merci à ma famille qui m'a gâtée
pour mon anniversaire, votre généreuse contribution a
pu couvrir tous les frais et je crois que c'est vraiment un de plus
beaux cadeaux qu'on ne pourra jamais me faire. Ce qui est certain
c'est que je n'oublierai jamais mes vingt ans !
Et il ne lira jamais ce blog mais je suis également
très reconnaissante envers le chef du studio pour son
geste.
Je sais que beaucoup d'entre vous ne comprennent sans doute pas
pourquoi je me suis autant enflammée pour une pièce
de tissu mais ça me tenait vraiment à coeur !

Bon, je m'arrête ici, ça devient vraiment trop
solennel ! XD



