Accueil Date de création : 05/08/07 Dernière mise à jour : 08/10/08 19:40 / 172 articles publiés
 

Ce n'est qu'un au revoir...  posté le lundi 14 juillet 2008 16:53

Aujourd'hui, lundi 14 juillet, a eu lieu la " sôbetsukai ", c'est à dire la réunion d'adieu aux étudiantes françaises : Victoria, Lorraine et moi (Lisa reste un an de plus).
ll nous reste encore un mois à passer ici mais ce sont bientôt les examens, ensuite viendront les vacances d'été donc c'était un peu la dernière chance de tous se retrouver ensemble au sein de l'université.
On nous a prévenu cinq minutes avant le début de la petite fête qu'il fallait que nous fassions un petit discours, c'est donc complètement stressée que j'ai pris le micro et me suis lancée à l'improviste après Lorraine qui n'était pas moins angoissée : " ahem... merci à toutes d'êtres venues si nombreuses aujourd'hui, ça me fait plaisir. Que dire ? J'ai tellement de souvenirs liés à cette université, ce dont je suis sûre c'est que dans le lot, il n'en pas beaucoup de mauvais, voire pas du tout... J'ai beaucoup apprécié mon quotidien avec vous toutes, aussi bien les cours de japonais que mon travail au futsuken et les sorties qu'on a pu faire en dehors de l'université... " voilà ce que ça donnait en gros. {#}
Sur le coup je m'en suis voulue : j'aurais dû me douter qu'on ferait un discours et j'aurais dû préparer un beau texte à l'avance. J'avais tellement de choses à leur dire, j'aurais voulu pouvoir mieux transmettre ce que je ressentais mais en même temps je vois mal comment j'aurais pu condenser près d'un an d'expériences et d'émotions en quelques minutes. {#}
Après notre discours certaines filles nous ont posé quelques questions puis nous sommes passés à la partie plus intéressante, du style " le dernier message que vous aimeriez adresser aux étudiantes françaises " et là ça a commencé à ne plus aller du tout. XD
Lisa, l'assistante américaine s'est lancée la première : elle avait écrit spécialement un petit discours à notre attention, disant qu'on avait beau ne pas se connaître depuis longtemps, elle avait beaucoup apprécié nos sorties ensemble, à ce moment-là j'ai senti les larmes monter. Satomi et Miho ont pris le relais. Quand Saori s'est lancée en français je n'ai plus pu retenir mes larmes, contaminant au passage Lorraine et Saori elle-même. {#}
C'était à la fois des larmes de joie et de tristesse : la joie d'avoir trouvé de vraies amies et la tristesse d'en être bientôt séparée, tout les souvenirs avec elles sont remontés d'un coup.
Ca aurait pu être de jolies petites larmes discrètes dignes d'une fin de série télé émouvante mais non, là on y allait franchement et c'était pas beau à voir ! XD
Shû et Gan, qui pleurait elle aussi nous ont également adressé quelques mots et la partie " discours "s'est clôturée par l'intervention d'Adachi-sensei nous félicitant sur nos progrès en japonais, sur le coup j'avais complètement oublié que si je suis venue ici c'était à la base pour étudier le japonais.
C'est qu'il s'en est passé des choses qui n'avaient pas de rapport direct avec l'apprentissage de la langue !
Je ne savais pas qu'il était possible d'avoir un emploi du temps aussi chargé avant de venir au Japon.
J'ai vraiment profité de chaque jour au maximum et ce n'est pas encore fini !
On a reçu quelques cadeaux, on a pris plein de photos, on a fait des câlins et ainsi s'est achevée notre petite fête d'adieu. Et encore là ce n'était que la " séparation officielle " avec la fac, je n'ose pas imaginer ce que ça va donner au moment de la véritable séparation. XD
Tout le monde n'a pas pleuré franchement comme nous mais Miho-la-classe et Harry nous ont confirmé que tout le monde était plus ou moins au bord des larmes.
J'espère qu'on ne nous oubliera pas de sitôt à Shirayuri et que les deux françaises un peu craquées sur les bords que nous sommes auront marqué les esprits ! {#}

Photo : l'affiche réalisée par Haru-chan !

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Un weekend comme je les aime  posté le lundi 14 juillet 2008 16:52

Samedi : débauche à Shibuya (encore et toujours...)
Rendez-vous à 18h30 devant Hachikô avec nos deux soeurs belges.
Les filles veulent voir ce célèbre quartier " d'jeune " de soir et c'est la dernière fois que je vois nos deux voyageuses avant leur retour alors il faut bien en profiter. {#}
Ce soir, Lorraine, Ai ainsi que Senpai sont de la partie. C'est pas le tout de vouloir faire du tourisme, il fait pouvoir le faire dans des conditions optimales pour en profiter, soit le ventre plein. Notre priorité après les présentations est donc de nous nourrir et nous faisons une petite halte dans un family restaurant. {#}
Nous remarquons la présence d'un punk pur et dur à la table voisine, tout à fait le type de Lorraine qui se met à baver.
" Laisse-tomber, il y a sa copine en face. Et puis de toutes façons vu le nombre de trucs qu'il a sur la tronche je suis sûre que l'embrasser, c'est un coup à attraper le tétanos, dis-je en tentant tout de même de prendre le phénomène en photo (discrétos, en prétendant photographier Ai et Valentine {#}).
- Moui... bah de toute façon, comme nous le savons...
- Quoi, quoi ? demande Ai qui essaie de suivre la conversation en français.
- Aaah mais non désolée Ai, on peut pas le dire devant Senpai ! C'est très vexant. "
Elle insiste. Senpai aussi. Lorraine se lance.
" Ahem. Alors tu vois, d'après ce qu'on a vu et entendu plusieurs fois, tout porterait à croire que les japonais sont de très mauvais amants ! Du coup quand on en voit un qui nous plaît on repense à cette triste réalité et ça casse tout. Aaah pardon Senpai, on le pense pas de toi hein, c'est juste les japonais en général !!
- Hum c'est vrai, concède l'intéressé sans se vexer, en fait les japonais manquent de technique.
- De technique ?
- Vous avez remarqué que dans les films ou séries japonais, il n'y a jamais de scène d'amour, pas vrai ? Ils s'embrassent tout juste du bout des lèvres. Comme le sexe est un sujet tabou il n'y a aucune prévention à l'école et on en parle pas non plus à la maison. Les seules " informations " qu'on ait, c'est à partir des mangas ou animes porno, donc qui ne sont pas réalistes, ou bien le bouche à oreilles entre copains.
- En plus, ajoute Ai, comme les japonais sont timides, ils n'osent pas parler ouvertement de sexualité avec leur copine et comme les filles ont honte aussi, elles n'osent pas le dire quand ça ne leur plaît pas donc la situation n'évolue pas, dit-elle d'un ton grave. Mais comme Senpai est un peu bizarre, il est différent ! assure-t-elle.
Maintenant qu'ils le disent, c'est vrai que ça semble logique. Ce qui m'étonne le plus finalement, c'est qu'ils semblent avoir conscience qu'ils sont " nuls ".

Nous finissons notre repas sur ces réflexions profondes et nous mettons en route pour le Tower Records où les filles craquent et achètent un puchi-puchi et un edamame (tout ça c'est la faute d'Alex !) Quant à moi je me contente d'un single de NOIZ.
Après quelques purikura, la visite du quartier des love hotels s'impose (c'est qu'il n'y a pas tellement de tourisme à faire à Shibuya... {#}) Je constate avec plaisir que Lolita et Valentine n'ont l'air d'avoir aucun mal à communiquer avec nos deux nippons, en mélangeant l'anglais, le français et quelques mots de japonais. Si c'est pas beau ça !
Valentine est déjà sous le charme de notre mini-japonaise, ce qui m'a l'air bien réciproque.
Je suis d'autant plus contente que ça faisait un bon moment que je n'avais pas vu Ai, c'est toujours aussi bien quand on est ensemble.
Nous arrivons dans le quartier des love hotels et après avoir inspecté deux-trois façades, Ai tombe sur un magasin à l'air on ne peut plus louche et s'empresse de rentrer à l'intérieur, pas gênée pour deux sous (je le dis toujours mais c'est pour ça que je l'aime autant, une japonaise normale aurait sans doute fui, morte de honte XD).
Je ne m'attarde pas sur la nature des produits douteux vendus dans cette boutique mais en tout cas ça confirme le fait que l'homme est bien le même partout et que la perversité est universelle ! Je crois que notre petit groupe ne passe pas inaperçu, faisant office de touristes au milieu de petits couples légitimes ou illégitimes.
Après une dernière petite pause dans un MacDo le temps de savourer une petite glace, nous redescendons jusqu'à la gare où nous disons au revoir à Valentine et Lolita.
Finalement cette visite de Shibuya s'est finie en tournée des lieux à débauche du coin mais c'était une soirée très instructive sur les moeurs sexuelles de nos amis bridés ! XD
Et surtout, ça a été l'occasion de bien rigoler une fois de plus.

Dimanche : Shamisen à Inokashira
Lorraine a sympathisé il y a un moment avec une étudiante de première année, Natsuki.
Natsuki étudie le français comme si c'était un jeu, Natsuki aime le foot et Natsuki a un ami qui joue du shamisen le dimanche et qui lui a proposé d'amener les étudiantes étrangères de la fac le voir jouer au parc d'Inokashira, arguant que ça pourrait être intéressant pour nous d'entendre un instrument traditionnel.
Le shamisen est une sorte de guitare à trois cordes qui vient de l'île d'Okinawa.
Pour les oreilles non habituées, ça produit un son assez crispant, perso j'adore. {#}
Nous avions donc réuni toute notre petite communauté internationale : Lisa, l'assistante américaine, Shû et Gan plus Saori qui est notre nippone " internationale " et sommes parties en direction du parc d'Inokashira (un des lieux récurrents du drama Last Friends s'il vous plaît !)
Les filles commencent à se faire des plans de sortie entre elles : c'est de la fierté stupide mais ça nous fait plaisir avec Lorraine d'avoir été " le lien " entre elles, de se dire qu'elles ne se connaissaient pas avant qu'on les présente et qu'elles continueront sûrement à se voir même quand nous ne seront plus là.
Natsuki nous a présenté son ami, Yo-chan. Il était accompagné de quelques amis musiciens trentenaires, la plupart portaient le yukata, hommes comme femmes. Nous attendions toutes debout, attendant le début de leur performance mais ils nous ont tout de suite proposé de nous asseoir derrière eux, à l'ombre des arbres et ils se sont finalement tournés vers nous quand ils ont commencé à jouer : c'est devenu un concert privé ! Je n'avais pas du tout l'impression de déranger, comme c'est parfois le cas avec JJJB. Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas pris le temps de ne rien faire, juste de me poser quelque part et profiter du moment présent.
En attendant le son du shamisen, je m'imaginais les îles du sud du Japon où je rêve d'aller, l'espace de quelques chansons j'étais en train de voyager quand ma tête quand une voix m'a réveillée : " Dites, vous connaissez quoi comme chanson traditionnelle japonaise ?
- Shima uta !
- Shima uta ?! Ok, alors c'est parti ! Tenez, voilà les paroles, nous a-t-on dit en nous brandissant une feuille sous le nez, maintenant vous chantez aussi ! nous a-t-on annoncé avec un grand sourire.
Non seulement on avait l'impression qu'ils jouaient pour nous, mais en plus ils nous faisaient participer ! Alors on a chanté au son du shamisen, de la guitare et du violon.
Shima uta, Country Road, Ue o muite arukô.
La plupart des passants regardaient amusés notre petit groupe hétérogène formé de musiciens trentenaires et jeunes étudiantes étrangères.
Profitant d'une petite pause " goûter " où ils ont gentiment partagé avec nous quelques bricoles à grignoter et nous ont aspergé de produit anti-moustique, Yo-chan a essayé d'enseigner à Lorraine deux ou trois notes.
Nous avons bientôt été rejoints par un couple d'amis à lui et leur bébé dont le papa était italien, histoire d'ajouter encore un peu plus d' " internationalité ". {#}
Et puis on a recommencé à chanter. Un homme d'âge moyen qui passait par là en bicloune nous a rejoint. Lui aussi il voulait chanter Shima Uta. Après notre interprétation il nous a serré la main, nous parlant à moitié en anglais, à moitié en japonais. On a pris des photos débiles et il est reparti sur son bicloune dans un grand " see yooooou ! "
Peut-être que c'était parce que c'était une musique évoquant le sud, peut-être que c'est parce qu'il faisait plus de 30°, peut-être parce que c'était des gens vraiment chaleureux, peut-être les trois, mais ça sentait vraiment l'été aujourd'hui... {#}
Et peu importe que je me sois encore fait dévorer les mollets par des suceurs de sang (elle devait être périmée cette bombe... ;p)
J'ai une nouvelle perspective d'avenir : je ne veux plus être vendeuse de nuit dans un konbini, ni serveuse dans un maid café, ni employée de gare à Sengawa, je veux jouer du shamisen ! *\o/*

Photo : cette photo me met en joie, elle est complètement absurde ! XD
Et voici la vidéo de notre prestation sur Shima uta !

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Plus de doute, c'est l'été...  posté le jeudi 10 juillet 2008 08:03

... et l'été, au Japon, il fait chaud, très chaud !
Mais ce n'est pas cette chaleur qui va me cloîtrer chez moi et m'empêcher de profiter pleinement du mois qu'il me reste à passer ici !

Samedi
C'est à midi et demies que j'ai retrouvé Valentine et Lolita samedi à la gare de Sengawa.
J'avais entendu par Yôko qui a toujours de bons plans gratuits ou pas chers que les hortensias du temple de Takahatafudô étaient magnifiques (nos amis nippons adorent ces fleurs qui sont à l'été ce que les cerisiers sont au printemps et les érables à l'automne), j'ai donc proposé cette sortie aux filles, ce qui en plus leur ferait découvrir la banlieue tokyoïte !
Peut-être était-ce la pluie du mois dernier, peut-être qu'ils sont comme ça à la base mais je n'avais jamais vu d'hortensias aussi énormes et bien portants. Certains atteignaient la taille d'une tête humaine, sans parler de leurs couleurs magnifiques, d'un bleu éclatant pour la plupart. Heureusement que nous nous promenions à l'ombre des arbres car les hortensias étaient plantés le long d'un petit chemin tortueux en pente et la chaleur rendait le moindre effort difficilement supportable. Malgré la fraîcheur procurée par la verdure ambiante je sentais les gouttes de sueur couler le long de mon dos.
Nous n'aurions pas pu choisir un meilleur jour pour venir à Takahatafudô : dès notre arrivée j'ai eu l'impression que quelque chose se préparait en ville et ce pressentiment m'a été confirmé un peu plus tard dans la journée quand j'ai entendu les hauts parleurs cracher que le matsuri en l'honneur du Tanabata commencerait à 15 heures dans la rue menant du temple à la gare : en effet, nous l'avions empruntée lors de l'aller et elle était richement décorée de bambous, kusudama et autres symboles liés au Tanabata.
Après notre visite des jardins du temple où nous avons pu apercevoir quelques participants faire une dernière répétition, nous nous sommes donc installées dans cette rue en attendant le début du festival, j'étais tout émue car c'était la première fois que j'allais y assister !
Les gens dans la rue n'étaient pas si nombreux mais l'ambiance était très conviviale : un petit papy n'a pas tardé à m'adresser la parole. Il était venu avec sa femme et des amis venant des villes voisines, ils étaient tous assis à même le sol et grignotaient en admirant le défilé. Dès qu'il a su que je parlais japonais, impossible de l'arrêter : " aaah je suis content de voir des jeunes étrangers qui s'intéressent à la culture japonaise " ; " tu as déjà été au temple de Fuchû ? Il est magnifique tu devrais y aller ! " ; " tiens mange ça, et tes copines, elles aiment les sushis ? Tenez, mangez, c'est pas grave si on grossit, c'est un jour de fête aujourd'hui ! " ; " Profite-bien de ton séjour au Japon hein, j'espère que tu reviendras ". On a ainsi admiré le défilé en papotant et mangeant ce que nous offraient gentiment ces gens. Y'a pas à dire, ils sont quand même plus sympas à la campagne !
Une vieille femme m'a annoncé qu'il y aurait également bien un matsuri à Sengawa et nous nous sommes quittés et se disant qu'on se reverrait sans doute là-bas.
Quant au défilé en lui-même, c'était très sympa.
Plusieurs groupes sont passés, alternant des musiques, danses et costumes modernes et traditionnels, ce qui donnait un mélange pour le moins original et sympa.
Enfantes, adolescents, adultes comme personnes âgées, tout le monde participait (avec tout de même une grande majorité de filles).
Le soir nous avons retrouvé Lorraine a Chôfu car les filles voulaient aller au Jackson Hole, le bar du célèbre manga Nana. J'y étais allée une fois il y a longtemps avec Ai et c'est donc en suivant mes vagues souvenirs que j'ai tenté de retrouver mon chemin. En vain.
Nous avons tourné pendant vingt bonnes minutes sans succès dans Chôfu à la recherche de ce bar avant que Lorraine finisse par demander le chemin au konbini, où on nous a indiqué la direction opposée. Mon sens de l'orientation était donc devenu si déplorable ? Inexistant ?
Je trouvais pourtant que ces derniers temps je me trompais moins, je ne me perdais plus !
J'ai vite été rassurée en constatant que le bar avait tout simplement déménagé car il était trop petit et ne pouvait pas accueillir assez de clients.
On nous a conduit à une table à l'intérieur d'une espèce de roulotte que nous avons baptisé " la boîte à gaijin ", où l'air conditionné marchait à fond, manquant de nous congeler. Nous avons savouré notre Jackson Burger (ma préférence va quand même au Freshness !) pendant que Valentine exposait mon passé de geek no-life honteuse.
Les filles sont ensuite rentrées à leur hôtel, nous à Sengawa et nous avons entrepris avec Lorraine d'aller acheter au konbini des places de concerts que nous avions réservées sur Internet.
Premier problème : ce genre de place ne peuvent être achetées que dans un konbini Lawson et il n'y en a pas près de chez nous. Deuxième problème : Lorraine s'est fait piquer son vélo et nous sommes donc réduites à nous déplacer à pied.
C'est donc à moitié en pyjama, éventail dans une main et canette dans l'autre que nous avons commencé notre périple en quête d'un Lawson.
Arrivées près de l'autoroute nous avons vu des garçons qui s'entraînaient à boxer, nous avons tenté un faible " vous savez s'il y a un Lawson dans les parages ?
- Un Lawson ? Y'en a bien un, mais c'est super loin, si vous allez toujours tout droit en longeant l'autoroute, à un moment vous en verrez un sur la gauche.
- Ok, merci !
- Faites attention sur le chemin hein ! "
C'est vrai qu'en temps normal je n'ai pas peur et il n'y à rien à craindre, mais sur le coup, en longeant cette rue sombre sans un chat à l'horizon, j'ai eu pour la première fois peur au Japon et je me suis dit que même notre look effrayant aurait peut-être du mal à nous débarrasser d'un éventuel psychopathe si nous avions le malheur d'en croiser un...
Heureusement après une demi-heure de marche nous sommes arrivées saines et sauves à destination et avons pu récupérer nos places de concert.
Encore fallait-il rentrer... Par peur de nous perdre nous avons repris le même chemin en croisant les doigts et n'avons fait aucune rencontre louche mais je pense que je ne réitererai pas l'expérience !

Dimanche
Rendez-vous au même endroit qu'une semaine plus tôt, avec ce coup-ci un temps bien meilleur. Cette fois-ci Alex et mamzelle Aki étaient de la partie !
Nous sommes allées directement au marché des kimonos où les filles se sont lancées dans l'observation et l'essayage de kurotomesode.
Nous avons demandé aux dames comment s'attachaient un obi et elles nous ont fait plusieurs démonstrations en direct, un coup sur elles-mêmes, un coup sur nous.
Je ne connais pas la façon exacte d'attacher un obi mais même si le noeud à l'arrière était plutôt ressemblant, c'était loin d'être le cas devant où plein de ficelles dépaissaient.
Elles ont concédé elles-même avoir un peu oublié la vraie " technique ".
Je demanderai un cours particulier à Miho la prochaine fois ! Lolita a quand même fini par acheter un set quasi-complet, j'espère qu'elle s'en sortira pour l'attacher parce que ça m'a quand même l'air difficilement faisable soi-même.
Qui dit dimanche ensoleillée à Tôkyô dit Harajuku, Yoyogi !
Après une petite pause déjeuner dans un kaitenzushi (restaurant on l'on s'assoit derrière un comptoir où défilent sur un tapis roulant des petites assiettes de sushi. On se sert autant qu'on veut et on paie en fonction du nombre d'assiettes à la fin du repas), nous avons pris le chemin du Meiji-jingû en arrivant à Harajuku.
Des grands bambous ornés de tanzaku se dressaient fièrement devant la porte principale du temple, sous laquelle se faisaient prendre en photo un couple de jeunes mariés.
Epuisées par la chaleur, les filles ont fait une petite pause en s'asseyant sur un banc, à côté d'un jeune homme qui a entamé la conversation, à moitié en anglais, à moitié en japonais.
Il revenait de dix ans de travail à l'étranger et bosse maintenant à l'hippodrome de Harajuku. Il nous a appris que les " visiteurs " pouvaient faire du cheval là-bas et nous a suggéré d'y aller un jour si ça nous disait.
J'aime bien ce genre de rencontre d'une fois.
Lorraine m'avait dit que JJJB avait prévu de jouer à Yoyogi ce weekend s'il ne pleuvait pas, nous sommes donc partis en quête des quatre zigotos et j'ai fini par les apercevoir vers la fin du chemin, ils n'avaient pas encore déballé leur matos et attendaient qu'une place se libère.
Oi-chan était fidèle à lui-même, sympa, en revanche cette fiotte de Tarô a fui la queue entre les jambes quand j'ai voulu lui présenter Valentine et Lolita.
Je crois que ce grand crétin est d'une timidité maladive quand il n'a pas ingurgité sa bouteille d'alcool, encore plus à l'encontre des étrangères.
Bah tant pis pour lui, je me suis habituée !
Comme d'habitude le parc de Yoyogi regorgeait d'artistes en herbe et les spectacles ne manquaient pas. Nous avons fait un petit détour par le chemin menant vers les studios de la NHK où s'étendait un grand marché de vêtements hippies ! Qui eut crû que cette mode-là avait aussi des amateurs au Japon.
Sur le chemin du retour vers la gare d'Harajuku nous avons pu voir la prestation de JJJB et nous nous sommes attardés le pont où les cosplayers de groupe de visual kei étaient légions.
Alex voulait se faire prendre en photo avec l'une d'entre elle mais la vile a refusé !
Je l'avais entendu dire par Lorraine : elles adorent se photographier entre elle et s'exhiber mais refusent souvent de poser avec des personnes extérieures à leur groupe.
C'était vraiment excellent à voir : elles étaient toutes assises dans un coin du pont et tous les touristes les photographiaient, on se serait vraiment cru au zoo. XD
Parfois on peut voir de ces horreurs... Il y avait deux étrangères, deux grandes blondes platines avoisinant le mètre quatre-vingts déguisées en poupées/soubrettes.
Je trouve ça d'un ridicule : autant il y a certaines personnes sur qui ça peut aller et c'est marrant, autant d'autres feraient mieux de s'abstenir...
Enfin encore un weekend bien chargé ! J'ai hâte d'être en vacances moi... {#}

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Nouvelles de la semaine  posté le mardi 08 juillet 2008 17:14

Chères lectrices, chers lecteurs, cet article a bien failli ne jamais voir le jour !
A force de trop s'amuser, le boulet que je suis a frôlé la mort par épuisement la semaine dernière (ahem, je rigole mais en fait je faisais pas tant que ça la fière... XD)

De coup me voilà en retard dans les news : il s'est passé un drame terrible il y a quelques temps de ça : le karaoke de Sengawa a brûlé ! Tout ça à cause d'un crétin qui s'est sans doute endormi sur sa cigarette dans le pachinko voisin.
J'ai cru que ma carrière musicale au Japon prendrait donc tristement fin mais heureusement les dégâts étaient minimes et nous avons pu rapidement y retourner.

Dimanche (il y a deux semaines), je sentais le rhume arriver et effectivement, je ne m'étais pas trompée : je suis tombée dans les pommes lundi midi (je suis tout de même allée vaillamment en cours à 16h {#}) et j'ai passé la nuit à suer jusqu'à la dernière goutte de mon corps.
J'étais archi-dégoûtée parce que JJJB enregistrait son nouveau CD dans la nuit du lundi à mardi et nous y étions conviées avec Lorraine (enfin on s'était un peu invitées vu que ça ne posait pas de problème XD) mais je pense qu'une nuit banche aurait fini par nous achever.
C'est notre punition pour avoir trop blindé nos emplois du temps.
Il n'y a plus qu'à espérer qu'ils referont un " recording " en juillet ou début août. {#}
En même temps il faut être raisonnable et savoir " ne rien faire " de temps en temps, ces trois dernières semaines j'étais tellement occupée que finalement j'en arrivais à de moins en moins apprécier mes sorties.

Le lendemain matin, j'étais en pleine forme, une véritable résurrection (j'hésite encore quant à l'origine de ce prompt rétablissement : est-ce le cachet que m'a refilé l'infirmière ou le steack bien saignant que m'a préparé Lorraine ? Je parierais sur la viande ! {#})
Je suis allée récupérer des forces mardi soir au Freshness Burger quand j'ai eu des nouvelles de Fumi (mon copain surfeur SDF) qui s'est trouvé un logement à Yokohama.

Mercredi soir nous sommes allées avec Lorraine, Miho, Shû et Gan assister à un spectacle de danse moderne auquel participait Bi Bi, que je n'avais pas revue depuis le festival de Tôdai en mai. Finalement ça a été très court et on a pas pu lui parler mais la soirée n'était pas perdue pour autant : on en a profité pour aller faire un petit tour à Shibuya, plus précisément du côté du Tower Records. Ca faisait longtemps que je n'étais pas allée à Shibuya un soir de semaine, du coup j'ai eu l'impression d'être déjà en vacances, impression favorisée par la chaleur qui a pointé le bout de son nez il y a une semaine.
Même à la fac on sent bien que la fin des cours approche à grands pas.({#})
J'aime vraiment bien Shû et Gan, et surtout Miho.
Je regrette vraiment qu'on ait sympathisé que récemment, on a eu pendant des mois dans notre entourage une fille aussi bien sans s'en rendre compte, et maintenant qu'on commence à être vraiment proches, il faut songer au retour. Mais comme elle dit si bien " ça ne fait que commencer, ce n'est pas comme si tout allait être fini après votre départ ".
Vendredi sont arrivées une vingtaine d'étudiantes de Taiwan venues de la même université que Shû et Gan pour étudier le japonais une dizaine de jours à Shirayuri.
Nous étions invitées à leur petite fête d'accueil et avons pu papoter un petit peu.
Je suis conviée à assister à leurs cours la semaine prochaine si ça me dit mais honnêtement je crois que je n'irai pas, non pas que ça ne m'intéresse pas, mais j'ai bien envie de profiter de cette semaine où on me " délaisse " pour me reposer un peu. {#}
Nous avons fini l'après-midi au karaoke avec Miho où nous avons bien rigolé.
En tout cas plus de doute : la chaleur de l'été est là et bien là (c'est monté jusqu'à 42° l'été dernier, j'espère y échapper cette année...)

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Le Tanabata  posté le mardi 08 juillet 2008 15:39

Hier, c'était le septième jour du septième mois, la fête du Tanabata !
Je ne pige rien aux histoires de calendriers lunaire et solaire mais d'après ce que j'ai compris, dans certaines préfectures ce festival à lieu le 7 août, c'est le cas de la ville de Sendai (préf. Miyagi) réputée pour ses magnifiques feux d'artifices.
Cette " fête des étoiles " vient d'une légende chinoise contant l'histoire d'amour entre une déesse tisserande, Orihime (Vega) et un bouvier mortel, Hikoboshi (Altaïr) .
Tombant foux amoureux l'un de l'autre, ils se marient et fondent une famille mais les parents de la déesse, ne voyant pas cette union d'un bon oeil (on mélange pas les torchons avec les serviettes quand même... XD) décident de séparer le petit couple.
Afin d'empêcher leur gendre pouilleux d'atteindre le royaume céleste pour retrouver sa femme, les divins parents décident de séparer les deux mondes par une rivière : la Voie lactée.
Attendris par le chagrin de leur fille, du bouvier et de leurs enfants, les dieux finissent par leur accorder de se voir une nuit par an, la septième du septième mois.
A l'approche de ce jour, les japonais écrivent leurs voeux sur un petit bout de papier (tanzaku) qu'ils suspendent à une branche de bambou, espérant que la tisserande et le bouvier les exauceront lors de leurs retrouvailles. Mode d'emploi en images ici huhu.

" Je veux toucher les mollets de Nao pour voir ! " maintenant que je relis ça, j'ai même pas respecté la forme en " ~you ni " qu'on utilise dans ce genre de situations. C'est pas le tout d'écrire des conneries, faut au moins s'assurer de les écrire correctement, je suis nulle...

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