Accueil Date de création : 05/08/07 Dernière mise à jour : 08/10/08 19:40 / 172 articles publiés
 

Shirayuri, c'est fini  posté le mercredi 06 août 2008 17:48

Eh vi, nous y sommes, me voilà en vacances depuis vendredi soir et dans à peine plus de deux semaines je serai de retour à " la maison " !
J'ai envoyé une partie de mes affaires par bateau, j'ai commencé à faire mes valises, j'ai reçu mon dernier salaire et j'ai payé mon loyer pour le mois d'août, mon " contrat " avec l'université Shirayuri a maintenant officiellement pris fin après l'open campus.
J'ai d'ailleurs encore du mal à le réaliser.

C'est que cette fac s'est installée dans ma vie et y a occupé une très grande place quasiment tous les jours pendant cette année (ce n'est que récemment que j'ai compris le " attention, ne vous faites pas d'illusions, vous ne serez pas libres " prononcé par un prof de Paris avant le départ XD).
Et effectivement, tout le temps j'ai bien ressenti que cette université faisait partie de ma vie, s'était insinuée dedans sans que je le remarque : parfois j'étais très contente et fière d'appartenir à cet établissement, d'autres fois j'aurais franchement aimé qu'il oublie mon existence mais grâce à cette expérience j'ai l'impression d'avoir un peu compris ce lien qui unit les japonais à l'institution à laquelle ils appartiennent et ne peuvent se soustraire.
A tel point que maintenant ça me fait tout drôle d'imaginer l'avenir sans Shirayuri, pourtant ça n'aura même pas occupé un an de ma vie, mais quelle année !
Comme l'ont souligné récemment Miho-la-classe et Nao, nous avons vécu à 100 à l'heure, l'équivalent de cinq ans condensés et une seule année.

Et pourtant, aussi occupée que j'ai pu l'être, je n'ai pas eu assez de temps pour mener à bien tous les projets que j'avais et les expériences que je voulais faire mais c'est mieux ainsi car ça me motive d'autant plus à revenir.
Sans compter que maintenant, c'est fini les cours sur mesure avec une prof pour moi seule ! 
J'ai peur que mon niveau ne chute dramatiquement, enfin il ne tient qu'à moi de l'entretenir, je vais faire la chasse aux nippons dans le quartier de l'Opéra niark niark...

En fait je suis même très contente de rentrer (parce que les gens à qui j'ai manqué vont me traiter comme une reine, ça va être chouette XD je plaisante), je commence même à remplir mon agenda pour septembre car comme le dit Lorraine très solennellement " il faut continuer à vivre ! " XD

Sur ce, à bientôt pour de nouvelles aventures, celles des VACANCES !!! *\o/*

Photo : les conquérantes du futsuken

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Le poids de la religion  posté le mercredi 06 août 2008 17:47

Ômiya, c'est la ville où habite Alex.
Et comme dans toutes les autres villes du Japon, l'été, il y a un festival à Ômiya et sûrement pas des moindres étant donné que le nom de la ville signifie " grand temple ".
Durant ces festivals qui ont lieu tout l'été aux quatre coins du Japon, on peut assister à diverses manifestations de la culture nippone et la plus représentative de ces manifestations est sûrement la balade de mikoshi à travers la ville.
Un mikoshi est un petit autel portatif abritant une divinité locale qui repose sur de longs rondins de bois permettant aux hommes de le porter sur leurs épaules.
Eh bien grâce à Alex et à ses connaissances nous avons eu l'honneur avec Lorraine de porter le mikoshi, nous aussi ! {#}
Le festival durait trois jours : jeudi, vendredi et samedi mais nous ne sommes venues que le dernier jour, ratant hélas la venue du messager de l'empereur au temple Hikawa qui avait eu lieu la veille (ils avaient même traversé le centre commercial avec le mikoshi ! {#})
Mais tant pis car selon Alex qui avait déjà participé l'année dernière, le jour le plus intéressant et fort en adrénaline était bien le dernier !

Nous sommes arrivées à Ômiya vers 14h30 et après une petite visite express de la ville, Alex nous a conduit au dôjô où l'on nous a prêté des vêtements de matsuri, arborant fièrement le nom du quartier d'où était issu le mikoshi que nous allions porter.
Nous avions acheté à l'avance des tabi " air " (oui, oui, comme les Nike, y'a une bulle dans la semelle, sans rire {#}), les chaussures séparant le gros orteil du reste des doigts de pied mais tout le reste nous a gentiment été prêté, jusqu'à la belle serviette verte que nous nous sommes empressées de nouer autour de nos têtes de vainqueurs, fières de ce symbole de notre appartenance au dôjô (enfin... pour la journée XD)
Ainsi parés, nous nous sommes mis en route pour aller manger un morceau avant de nous atteler à la tâche (et surtout boire de la bière, y'avait quasiment que ça... mais parfois on tombait sur une petite bouteille de thé perdue entre dix canettes, aaaah les nippons et la bière, une belle histoire d'amour {#}).
Nous avons retrouvé beaucoup de connaissances d'Alex sur place et avons pu discuter un peu avant de rejoindre vers 17h le mikoshi qui nous attendait sagement derrière quelques autres de ses " frères " pour la balade finale.
Le programme pour ce dernier jour était de conduire le mikoshi jusqu'à la gare, ce qui allait durer de deux à trois heures (pour une distance de deux kilomètres).
Heureusement le soleil avait commencé a décliné et la chaleur était relativement supportable par rapport à la matinée.

Après que les cordes maintenant les rondins solidement attachés aient été mouillées afin d'être plus souples, le signal a été lancé et une trentaine de personnes, Lorraine et moi incluses, se sont précipitées pour soulever l'engin qui pesait tout de même la bagatelle d'une tonne. {#}
Alex nous avait prévenu mais étrangement une tonne ça ne nous semble pas concret comme unité de mesure... jusqu'à ce qu'on se la prenne de plein fouet sur l'épaule !
Au début j'ai eu un peu de mal à m'adapter au rythme de la marche et à caler le rondin dans le creux de mon épaule, il m'a donc rebondi plusieurs fois sur l'os, me faisant bien déguster. {#}
Plus j'avais mal et moins j'arrivais à me concentrer pour parvenir à épouser la forme du rondin.
Un homme m'a conseillé de glisser ma serviette sous mon épaule pour atténuer la douleur et je suis enfin parvenue à m'adapter au rythme de la marche, observant au passage les petits pas caractéristiques que faisaient les autres porteurs et qu'on m'avait enseigné un peu plus tôt.
Tout de suite la besogne m'a semblé beaucoup plus agréable, même si toujours aussi lourde, et j'ai pu moi aussi commencer à pousser des cris virils avec les autres porteurs pour nous encourager, sentant les gouttes de sueurs me dégouliner tout le long du corps. {#}
Des dizaines de gens portant le même costume que nous nous suivaient et nous encouragaient en tapant dans leurs mains ou en nous adressant quelques mots , remplaçant les porteurs quand ceux-ci se retiraient pour faire une pause (le transport de mikoshi, c'est un peu comme du relai, en beaucoup plus impressionnant XD).
Alex nous a confié que le truc super viril quand on prend la relève, c'est d'arriver à soulever un peu le mikoshi quand on s'insère dans la file !
Les gens étaient très nombreux et les porteurs ne manquaient donc pas contrairement aux deux jours précédents où apparemment il n'y avait pas foule selon les dires d'Alex qui avait dû se cogner le transport toute la journée.
Du coup nous étions parfois très serrés et ça devenait difficile d'avancer, sans compter que la chaleur était décuplée dans ces moments-là.

Nous avons fait notre première pause au bout d'environ vingt-cinq minutes : le mikoshi a été posé délicatement sur des tréteaux et tout le monde s'est rué vers les stands où des verres de thé, d'eau et de bière nous attendaient.
Ces buvettes gratuites étaient tenues par des femmes assez âgées, c'est leur façon d'apporter leur participation au matsuri en soutenant les porteurs.
L'eau ne m'avait jamais semblé aussi bonne, pas même lorsque j'avais trempé mes pieds dans la rivière à Miyajima, j'en ai bu trois grands verres d'affilée avant de commencer à souffler un peu.
Etrangement, ceux qui nous regardaient bizarrement étaient pour une fois les jeunes et non pas les petits papy et mamies qui au contraire nous encouragaient et avaient l'air de trouver ça très rigolo voire même bien que des gaijins participent à leur festival.
Pas mal d'hommes jouaient le jeu à fond et avaient revêtu le shimekomi sous leur veste, une sorte de pagne-string traditionnel. C'était assez marrant d'imaginer que ces mêmes bonhommes qui avaient alors les fesses à l'air seraient sûrement habillés d'un costume strict deux jours plus tard pour aller à l'entreprise ! {#}
Alex avait décidé de le porter aussi du coup j'ai eu envie de lui pincer les fesses jusqu'à ce qu'il retrouve une tenue décente (désolée je balance... XD)
En tout cas on peut dire que l'ambiance ne manquait pas de testostérone : c'est comme si d'un coup on s'était rendu compte qu'il existait des japonais vraiment virils (c'est très très méchant ce que je viens de dire...), à croire qu'ils canalisent leur virilité toute l'année afin qu'elle soit à son apogée lors du festival et ils la font exploser à ce moment-là.

Les débuts et les fins de pauses étaient toujours marqués par des sortes d'applaudissements, signal indiquant qu'il était temps de poser ou soulever à nouveau le mikoshi et à chaque arrêt nous avions toujours droit à des boissons gratuites.
Quand je ne portais pas l'autel je suivais la marche en tapant dans les mains moi aussi ou bien en prenant quelques photos ou vidéos avec le matériel d'Alex.
Il y avait quelques personnes dont la tâche consistait à appuyer sur les extrêmités latérales, avant et arrière du mikoshi pour éviter que nous ne partions dans n'importe quelle direction (avec un truc aussi encombrant, pas facile de manoeuvrer !), sans compter qu'après quelques pauses et quelques bières y'en a qui commençaient à être sacrément joyeux et qui forcément marchaient moins droit... XD
J'avais la chance d'être pile à la bonne hauteur pour porter le mikoshi vu que je corresponds à la taille moyenne de l'homme nippon mais parfois on sentait tout d'un coup une baisse de rythme et une perte de synchronisation dans la marche et tout le monde ployait sous le poids du mikoshi, ce qui était très douloureux au niveau des genoux mais même quand j'avais mal, j'étais tellement fière d'avoir l'honneur de participer que j'ai tenu bon pour faire honneur à la serviette que j'avais sur la tête et ne pas entacher la réputation du dôjo ! XD
Parfois aussi les porteurs s'emballaient et le mikoshi " sautait ", enfin, il était secoué assez fort et là il fallait surtout faire bien attention à épouser sa forme sous peine d'avoir l'épaule défoncée.
Tout le monde pouvait participer et porter le mikoshi à condition de porter au moins la veste du quartier, ils ne rigolaient pas là-dessus : un gars visiblement éméché a tenter de s'insérer dans la file des porteurs mais il s'est fait jarter assez sévèrement car il ne portait pas les habits adéquats.
Dans un moment de virilité ultime, en arrivant à un carrefour, on a soulevé le mikoshi, les bras tendus et on a fait quelques pas comme ça (enfin "on ", plutôt " ils ", j'ai pas eu l'impression de soutenir grand chose avec mes petits bras mous et grassouillets XD).
Quand je suivais le groupe en regardant les porteurs on m'a plusieurs fois gentiment laissé la place, me conseillant même d'aller devant car c'était plus simple à porter et on a aussi confié à Lorraine un des lampions qui ouvraient la marche et guidaient le groupe.
Ca faisait vraiment très plaisir de voir à quel point ils voulaient nous faire participer, ne nous excluant en rien. Je crois que c'est une des fois où je me suis sentie le plus intégrée au Japon et pour ça je vraiment très reconnaissante aux personnes qui m'ont fait la faveur de me faire participer à un événement aussi important.

Nous sommes arrivés à destination sur la place devant la gare où nous attendaient une dizaine d'autres mikoshi, ceux de chaque quartier de la ville, ainsi qu'une foule assez dense venue assister à cette réunion de petits autels.
Le maire a fait un petit discours, quelques fusées ont explosé dans le ciel et les mikoshi ont repris leur route, chacun vers leur temple respectif.
De notre côté nous voulions profiter un peu des festivités du coin et nous reposer, nous avons donc été assister à une représentation de wadaiko, le tambour japonais et nous sommes tombées complètement par hasard sur Nao et sa petite famille, une copine de Shirayuri.
Sur les quelques milliers de personnes qui étaient présentes ce soir, on est tombés sur elle, ce pays m'étonnera toujours !
Nous avons repris doucement notre route pour rejoindre le mikoshi qui avançait à deux à l'heure, croisant au passage des danseurs et des chars à roulettes tirés par des enfants sur lesquels dansaient des personnes déguisées et masquées.

Comme l'euphorie générale était passée, seuls quelques courageux porteurs continuaient leur chemin vers le " garage " à mikoshi, avançant carrément sur la route tout en faisant attention à la circulation qui avait repris (on n'avait plus l'honneur qu'elles soient bloquées pour nous {#})
Avant de remettre le mikoshi à sa place initiale il a encore été bien secoué à plusieurs reprises, quasiment jusqu'à l'épuisement total de ses porteurs car je les ai bien vus ployer plusieurs fois, sûrement à bout de force (d'autant que certains l'avaient porté durant les trois jours, j'en aurais bien été incapable {#}).
J'avais trop mal à l'épaule et j'avais donc arrêté de le porter depuis un moment mais je voyais Lorraine qui avait la rage de vaincre et expulsait jusqu'à la dernière goutte d'eau de son corps pour ne pas perdre face à une autre fille prés d'elle et porter le mikoshi jusqu'à la fin. XD
A la fin, un monsieur habillé en samouraï (sûrement le chef de quartier) a fait un petit discours, remerciant tout le monde pour sa participation et le mikoshi a rejoint son garage jusqu'à l'année prochaine.
J'aurais bien aimé pouvoir le porter jusqu'à la fin moi aussi mais il fallait se montrer raisonnable, la douleur des coups que j'avais essuyé au tout début commençait à se faire sérieusement sentir.
Nous avons conclu le festival en partageant un petit repas avec les porteurs du quartier, Aki nous a rejoint à ce moment-là, apportant avec elles des compresses pour soulager la douleur, ahlala elle pense vraiment à tout, elle est parfaite (tu as de la chance que je parte bientôt Alex, j'aurais pu tenter de te la piquer... {#})
Nous avons pu rentrer in extremis à Sengawa par le dernier train, le trajet ne nous a jamais paru aussi long tellement nous étions fatiguées, mais de la bonne fatigue qui vous prend après une journée bien remplie. Quant à la douche, jamais elle ne m'avait paru si agréable.
Maintenant j'ai l'épaule rouge et jaune, une grosse bosse et la marque de bretelle de soutien gorge incrustée, et vous savez quoi ? J'en suis très fière !! {#}

C'était une expérience vraiment forte et unique, l'ambiance était vraiment géniale et je suis très contente d'avoir pu y participer. Si c'était à refaire je le referai avec grand plaisir (en attendant tout de même que mon épaule ait retrouvé un aspect décent... {#})

Photo : je n'ai pas encore eu celles prises par Alex alors voici le mikoshi en attendant ^^

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Concert de heidi. : un combat pour la survie  posté le jeudi 31 juillet 2008 15:44

Je reviens du dernier concert de heidi. auquel j'ai pu assister avant mon départ : je crois qu'en ce qui concerne ce groupe, je me remettrai facilement du fait de ne plus les voir sur scène. {#}

Les fans sont de plus en plus nombreuses : il n'y a même pas un an tout le monde se fichait royalement d'eux et on avait une place tranquille devant la scène et même un peu d'espace en rab pour étaler ses membres. Ce soir j'ai été compressée comme je ne l'avais encore jamais été, pire que dans un train japonais aux heures de pointe.
Et encore, si elles n'étaient que nombreuses, ça irait, mais leur hystérie est proportionelle. {#}

Dès le début ça partait mal : le train avait du retard et donc quand nous sommes arrivées la salle était déjà bien remplie alors que le numéro sur notre place aurait normalement dû nous permettre d'entrer pas trop tard.
Il s'agissait en plus du Loft, une salle que je trouve très mal gaulée : effectivement nous étions assez éloignées de la scène et risquions de ne pas voir grand chose.

Le premier groupe à jouer était Gilgamesh. Dès leur entrée en scène il y a eu un grand mouvement de foule nous permettant de nous rapprocher un peu.
Puis ce fut le début de la fin. {#}

Auditivement : parce que ce " chanteur " ne chante pas mais gueule tout ce qu'il peut et que les " musiciens " produisent plus de bruit que de musique à proprement parler (heureusement que j'ai toujours des boules quies sur moi ! {#})
Physiquement : parce que ça s'agitait dans tous les sens autour de moi, ça sautait de partout, elles brandissaient leur petit poing vengeur du haut de leur mètre cinquante et piaillaient en rythme avec la " musique " . J'ai eu les pieds broyés, je me suis pris des coups de boule, mes voisines ont partagé leur sueur avec moi...
Sans parler des effluves de shampooing ou parfum qui finissaient par titiller les narines.
J'ai pris mon mal en patience, espérant que ça se calmerait avec heidi., qui est un groupe plus calme.
Monumentale erreur !
Ne jamais sous-estimer le fanatisme de la japonaise. {#}

Nous avons réussi avec Lorraine à nous retrouver juste devant l'emplacement de Nao, le guitariste, avant qu'ils ne commencent à jouer (je me demande encore comment on a fait pour se rapprocher autant, c'était même pas volontaire...)
Nos groupies réclamaient leur membre favori, tantôt en couinant, en gémissant ou en gueulant d'une voix grave qui ferait fuir n'importe quel homme normalement constitué.
D'un coup j'ai eu très honte de me retrouver parmi autant de folles en rut. XD
Avec leur entrée en scène le calvaire a repris, en plus violent forcément puisque on était tout près. Cette fois-ci j'avais au moins la musique comme consolation (encore qu'on a eu droit à de meilleurs playlist avant, ouais je râle jusqu'au bout XD).
A force d'être ballotée (le mot est faible, disons plutôt franchement bousculée), d'être compressée, d'avoir les seins complètement écrasés, j'ai fini par avoir de sacrées envie de coup de boule voire de commettre une hécatombe que j'ai contenu en me concentrant plutôt sur la prestation de Nao, l'homme parfait du Tochigi aux gros mollets.
On a bien essayé de me jarter à maintes reprises mais elles pouvaient toujours courir pour parvenir à déplacer mes soixante-cinq kilos !
Je n'aurais pas cédé un centimètre qui me rapprochait de Nao (oui je suis une fan superficielle moi aussi mais au moins je ne suis pas hystérique ! XD)
N'empêche je me demande comment ils vivent ce succès soudain, c'est pas très flatteur en tant que musiciens de devenir un groupe à groupies.

J'étais tout de même bien contente que le concert prenne fin car je commençais à frôler la déshydratation à force d'avoir autant transpiré (et puis se récupérer la transpiration des filles collées contre soi, merci bien hein... {#})
On se serait cru dans un sauna, je commençais à avoir le bout des doigts fripés comme au sortir du bain et j'aurais pu participer à un concours de Tshirts mouillés.
Sans parler de mon jean qui me collait à la peau et qui a fortement déteint, quand je me suis lavée en rentrant à la maison, l'eau était... bleue !

Bref voilà, je voulais dresser un petit portrait de la fan hystérique nippone mais j'ai l'impression que ce post a plutôt fini en plainte ! XD Désolée !

Photo : pochette du single collector de Rem, j'aime beaucoup le design de leurs CD (me fait penser à un tableau de Klimt celui-là)

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Les premières dernières fois  posté le jeudi 31 juillet 2008 15:43

Vendredi soir : deux kékés à Sengawa

Mardi c'était leur concert, vendredi Tarô et Oi-chan sont venus à Sengawa pour une dernière petite soirée ensemble. Ah ils avaient l'air malin tous les deux avec leurs lunettes de soleil en pleine nuit, de vrais kékés (surtout Oi-chan avec son look de plagiste, je crois qu'il ferait un beauf français parfait...
{#})
Quant à Tarô, il portait une espèce de bonnet ignoble aux allures de préservatif qui a encore été prétexte à bon nombre de vannes. Le pauvre il s'en prend toujours plein la tête (qui est très grosse dans son cas, rappelons-le) mais ce grand dadet est un sujet à plaisanteries permanent rien que par son apparence.
Nous avons été manger dans une izakaya et nous avons parlé, parlé, parlé... comme d'habitude quand on est avec eux le temps passe toujours trop vite et le temps qu'on s'en rende compte il était déjà minuit passées.
La soirée n'aurait pu être parfaite sans un petit détour par la case karaoke.
{#}
Je crois que l'image de Tarô en train de chanter avec sa grosse voix le générique de " Ponyo sur une falaise " (le nouveau film Ghibli) restera longtemps gravée dans ma mémoire. XD
J’avais apporté un peu de saucisson pour le plus grand bonheur d’Oi-chan qui m'a avoué avoir fait plein d'expériences avec celui que je lui avais donné en février pour pousser le goût du saucisson à son paroxysme.
Il en a déduit que là où le saucisson était le meilleur, c'était sur du riz avec un peu de sauce soja et un jaune d'oeuf (dire que je tenais mon frère pour le maître des expériences culinaires bizarres...
{#})
Son amour pour cette spécialité française fait tellement plaisir à voir - même s'il en fait un drôle d'usage - que j'ai pris son adresse pour lui en envoyer une fois que je serai rentrée.
Nous l'avons fait goûter à Tarô qui a bien dû reconnaître que c'était très bon même si au départ il était plutôt sceptique à cause de l'odeur " puante ".

L'expérience est donc une réussite complète, tout le groupe JJJB a été converti ! {#}
Le matin est arrivé un peu trop vite à notre goût et Oi-chan est parti travailler (avec le reste du saucisson), suivi peu après par Tarô qui bossait lui aussi.
Finalement comme on avait complètement la tête dans le mur quand on s’est quittés, on n’a pas eu le temps de réaliser que c'était la dernière fois qu'on se voyait en dehors de leur concert mais ce n'était pas plus mal ainsi, ça nous a évité d'avoir le blues.
On se reverra une dernière fois le 14, le jour de leur dernier concert avant notre départ.

Samedi : la dépravée du yukata

Nous avons dormi un peu après le départ des garçons et nous sommes préparées pour aller déjeuner avec Kô-chan à Shinjuku qui n'avait pas pu venir la veille car il devait bosser.
Il voulait nous présenter depuis longtemps son Senpai car celui-ci est déjà venu en France et compte y revenir bientôt pour y étudier un an ou deux.
Comme Kô-chan nous avait dit qu'il étudiait la mode, je m'attendais à un garçon assez effeminé et maniéré (aaaah ces préjugés...
{#}) mais le fameux Akitoshi-senpai s'est révélé être un très beau jeune homme avec un sourire ravageur ! {#}
En plus il est un peu otaku sur les bords donc je pense qu'on va très bien s'entendre, je lui ferai découvrir les boutiques de manga et japanime de Paris. Bref on s'est échangés nos coordonnées comme ça il n'aura plus qu'à nous contacter quand il déboulera. {#}

On avait ensuite rendez-vous à 15h50 à Asakusa avec Yôsuke et Cie qui étaient sur place depuis 9h du matin pour réserver un bon emplacement pour assister aux feux d'artifice (hanabi) de la rivière Sumida.
Nous avions emporté nos yukata avec Lorraine et nous nous sommes changées à l’arrache dans les toilettes de la gare en quatrième vitesse car nous étions déjà en retard pour nous être trompées dans les changements de train sur la route (ahem...
{#})
Miho nous a retrouvées complètement par hasard dans les toilettes et nous a aidé à finir de nous habiller (dans la précipitation j’avais attaché mon yukata du mauvais côté, chose qu’il ne faut pas prendre à la légère vu qu’on rabat le pan droit du kimono sur le gauche lors de funérailles… boulet un jour, boulet toujours {#})
J’ai retrouvé Yôsuke, Senpai et Ju Hoo haletante, me suis excusée pour ce retard impardonnable de vingt bonnes minutes (heureusement qu’on m’a retenue, j’étais prête à me faire seppuku avec mon éventail) et je leur ai présenté Lorraine et Miho alors que nous étions en route pour rejoindre le reste de la petite troupe qui nous gardait notre place de choix.

Le temps de reprendre mon souffle, je me suis mis à observer un peu les environs : on aurait dit que tout Tôkyô était réuni à Asakusa pour assister aux feux d’artifice.
On m’avait prévenu qu’il risquait d’y avoir foule mais je ne m’attendais pas à ce que le gens soit si nombreux.
Je n’avais jamais vu les rues si noires de monde, elles grouillaient de gens, jeunes pour la plupart, vêtus de yukata, femmes comme hommes. C’était un beau défilé de couleurs.
Yôsuke portait également le yukata et j’ai hésité un moment entre lui sauter dessus ou me contenir. Finalement ma morale l’a emporté.
Je crois qu’il ne le sait pas mais le charisme du Japonais est à son apogée quand il porte ce genre de vêtement, (surtout quand il s’agit d’un garçon qui me plaisait vraiment bien en l’occurrence… XD) Hélas je ne pouvais pas en dire autant de moi-même, à cause de ma poitrine plus encombrante que celle de la plupart des japonaises, mon yukata avait tendance à faire des siennes et se défaire un peu, me faisant passer pour une fille de joie olé-olé ! XD
La prochaine fois, je mettrai un bandage !
{#}

Qui dit matsuri ou feux d’artifice dit yakisoba (nouilles sautées) et alcool !

C’est donc après nous être approvisionné en vivres que nous avons rejoint Ai et Takashi qui nous attendaient sur une belle bâche bleue perdue parmi tant d’autres.
Le feu d’artifice ne commençait qu’à 19h, nous avions donc un peu de temps devant nous.
Je me fais peut-être des idées mais j’ai l’impression qu’Ai n’a pas spécialement apprécié l’intrusion de Miho au milieu de son harem, précisément quand il s’est avéré que l’intéressée et Senpai se découvraient point commun sur point commun. Ils se sont lancés dans une discussion enflammée sur la littérature (on ne pouvait plus les arrêter…
{#})
Enfin je pense qu’Ai peut dormir tranquille : Senpai est fou amoureux d’elle, comme tous les autres d’ailleurs. Il ne doit bien y avoir qu’elle pour ne pas remarquer que Yôsuke et Ju Hoo sont également à ses pieds. Ahlala quelle concurrence pour le pauvre Senpai, il a la vie dure.
Enfin moi ça me fait toujours rigoler quand je vois ce petit bout de nana extravertie entourée de ses grands dadais.
{#}
Nous nous sommes lancés dans une partie de cartes vautrés sur la bâche pendant que Miho et Senpai continuaient leur débat comme coupés du monde extérieur, Lorraine endormie sur l’épaule de Miho (ahlala, à vingt-BIIIP ça ne supporte déjà plus les nuits blanches ! XD)

A 19h, la première fusée s’est envolée comme prévu et ce fut le début d’un spectacle magnifique qui allait durer une heure et demie.
Ils avaient assuré en venant aussi tôt le matin : nous n’aurions pas pu avoir de meilleure place.
Je regardais pensive ces «  fleurs de feu » (traduction de hanabi) aux jolies couleurs et formes originales éclairer le ciel quand je me suis rappelé que ma vie « nocturne » au Japon avait justement commencé par un feu d’artifice, quelques jours après mon arrivée.
Je contemplais ce spectacle magnifique assise entre Ai et Yôsuke, posant parfois ma tête sur leur épaule, m’amusant des « oooh » et « aaaah » d’admiration poussés à l’unisson par tout le monde, tentant d’éviter au passage les petits morceaux de fusée qui pleuvaient du ciel.
Pendant cette heure et demie, mes souvenirs avec Ai, Yôsuke et Takashi me sont revenus en mémoire, du jour de notre rencontre au festival de l’université à ce soir-là, en passant par notre après-midi à la patinoire ou encore notre fête de Noël et sans que je m’en rende compte les larmes ont commencé à couler.
Je ne devais pas être la seule sur qui les feux d’artifice produisent ce genre d’effet car quand j’ai tourné la tête vers Ai j’ai remarqué qu’elle pleurait, elle aussi.
Je n’ai pas eu besoin de lui demander pour savoir qu’elle pensait à la même chose que moi, elle m’a juste murmuré un faible «  je ne veux pas que tu partes... »
Alors je l’ai prise dans mes bras et on a pleuré en riant toutes les deux pendant que Yôsuke tentait vilement de nous prendre en photo.
Le feu d’artifice a pris fin à 20h30 avec un magnifique bouquet final qui nous a donné l’impression que la fusée explosait juste au dessus de nos têtes, nous enveloppant dans sa lumière dorée.

Doucement, nous avons repris le chemin du retour, décidant de marcher jusqu’à la gare d’Ueno pour éviter les trains ultra-bondés à la gare d’Asakusa.
Sur le chemin, on pouvait entendre le « clap clap » des getas, les sandales en bois, qui claquaient sur le sol. On aurait cru un drôle de concert d’instrument en bois non identifié.
A gauche, à droite, derrière et en face de nous, nous étions cernés par ce « clap clap », qui loin d’être désagréable à l’oreille m’a plutôt évoqué un son assez drôle, évoquant l’été.
Mine de rien, la gare d’Ueno n’était pas proche et nous avons marché, marché, marché, transpirant serrées dans l’obi de nos yukata (j’avais toujours un décolleté d’enfer d’ailleurs, que je m’escagassais à remettre en place toutes les cinq minutes.
Mais plus je marchais, pire c’était… XD)
Nous nous sommes quittés à la gare avec une promesse de barbecue.
Est-ce que j’aurais la chance de voir un autre feu d’artifice avant mon départ ?


Dimanche : au revoir Metronome
{#}

Je me suis réveillée vers 11h et j'ai légumé un bon moment avant de me mettre en route pour Shibuya où avait lieu à partir de 16h30 un " event " musical avec sept groupes de visual kei dont Metronome et Guru Guru Eigakan, un autre groupe que j'aime bien et dont le bassiste, Gokimi, est un dragueur notoire. Avec Lorraine il nous fait penser à un gros cafard dégoûtant, à commencer par son nom qui ressemble à " gokiburi "
et ses sourcils qui ont l’air d’antennes.

Je ne connaissais que de nom les autres groupes, certains étaient pas mal, d'autres franchement insipides : il fallait vraiment que ce soit ma dernière chance de voir Metronome en concert pour que j'aille m'enfermer près de cinq heures dans une salle à rester debout ! XD

Je ne l'ai pas regretté car la setlist était vraiment sympa et je me suis bien éclatée.
Lors de mon premier concert de Metronome, ma réaction avait plus proche du " quoi ?! mais qu'est-ce que c'est que ça ?! " et hier je me suis rendue compte que je pouvais suivre toutes les chorégraphies... la boucle est bouclée : c'était une parfaite lobotomie. XD
Je me sens stupide mais ça va vraiment me manquer l'ambiance des concerts, c'est devenue une partie intégrante de mon quotidien nippon.
Voici la liste des groupes qui sont passés ce soir-là, pour les amateurs de visual kei :

新興宗教楽団NoGoD (Shinkô shûkyô gakudan NoGod)

犬神サーカス団 (Inugami Circus Dan) 

グルグル映畫館 (Guruguru eigakan) 

SEX ANDROID 

新宿ゲバルト (Shinjuku Gewalt) 

メトロノーム (Metronome)
白黒キネム (Shirokuro kinemu) (pas encore assez connus pour avoir leur clip sur Youtube les ptits jeunes XD)


Photo : peu avant le hanabi. De gauche à droite : Miho, moi, Ju Hoo, Takashi, Yôsuke, Ai, Senpai

 

 

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また来ますように・・  posté le lundi 28 juillet 2008 04:39

Pas de titre de chanson cette fois-ci, mais un voeu : " faites que je revienne " {#}
Eh bien nous avons récidivé et sommes retournées à Miyajima pour ce troisième et dernier jour dans le sud du Japon !
Nous avions eu le temps de bien faire le tour d'Hiroshima la veille mais comme nous avions été complètement absorbées par la contemplation du torii lors de notre première venue, nous n'avions finalement pas eu le temps d'explorer un peu plus l'île.

Cette fois-ci quand nous sommes arrivées sur l'île la marée était presque entièrement remontée et nous avons du coup décidé de retourner dans le sanctuaire pour profiter de la version " sur l'eau " ! Ca avait beau ne pas être très profond, ça lui donnait quand même plus de charme ! {#}
J'ai été assez étonnée par le nombre de français qui étaient présents sur l'île, quasiment tous les touristes occidentaux en étaient dont hélas un certain nombre de beaufs qui parlaient bruyamment, ruinant ce petit havre de paix (c'est dans ces moments-là qu'on se sent très honteux et qu'on hait profondément les gaijins alors qu'on l'est soi-même...) {#}
Au niveau des japonais, bon nombre de touristes étaient de jeunes couples ou bien des couples plus âgés avec de jeunes enfants : tout ça m'a rappelé mes vacances à la mer avec mes parents et mon frère quand j'étais petite, ô nostalgie !

Alors que d'habitude nous passons assez rapidement sur les visites des temples et autres sancutaires, nous avons cette-fois fait plusieurs aller-retours dans les moindres recoins du sanctuaire d'Itsukushima, avec quelques pauses le regard perdu dans l'horizon.
Nous nous sommes attardées dans la petite partie où était suspendus les ema, une petite plaquette de bois où l'on écrit un voeu en espérant que les divinités l'exauceront.
Au moindre coup de vent elles s'entrechoquaient, produisant un petit bruit bien agréable.
Nous n'en n'avions jamais écrit avec Lorraine mais ce coup-ci nous nous sommes dit que nous voulions marquer notre passage dans ce lieu adoré et avons nous aussi écrit un voeu sur notre petite plaquette... Pourvu qu'il se réalise !

C'est bien tristement que nous sommes sorties du sanctuaire et avons commencé notre exploration de l'île, ou plutôt devras-je dire " ascension " étant donné que les escaliers et les pentes ne manquent pas !
Nous sommes très vite arrivées à la conclusion suivante : sur Miyajima, il n'y a pas qu'un torii magnifique, il y a surtout beaucoup d'arbres ! Que de verdure, que de verdure...
Maintenant que j'y réfléchis, ça doit avoir un rapport avec le statut sacré de l'île qui doit interdire que l'on ratiboise à tout va !
De tout petits autels étaient dispersés ça et là dans la forêt et à ma grande honte je dois confesser que je me suis parfois " purifier " les mains dans le seul but de me rafraîchir ! {#}
Aaaah, quel usage païen, je suis une hérétique, j'irai griller en Enfer, c'est tout ce que je mérite !
Bon normalement, les shintoïstes sont plus tolérants que les chrétiens, ils me pardonneront bien cet affront...
Nos pas nous ont conduit jusqu'au Momijidani, un parc d'érables : il était déjà magnifique avec ses couleurs d'été, je n'ose imaginer quel spectacle ce doit être en automne.
Après m'être rafraîchie dans un petit salon de thé situé en plein coeur de la forêt avec de la glace pilée (l'hérésie ça va bien cinq minutes hein !), nous sommes descendues vers la rivière, nous sommes assises sur des rochers et avons trempé nos pieds dans l'eau.
Peut-on imaginer un plus grand plaisir que celui d'avoir les pieds dans une rivière claire quand il fait 35° à midi, sans un souffle de vent. Voilà ma définition du bonheur. {#}
Nous sommes restées là un long moment, à savourer le moment présent avec pour seul fond sonore le bruit des petites cascades.
Ca a été très dur de s'extraire de cet élément divin mais la faim a fini par nous rattraper.

Alors qu'on n'en mange pas beaucoup dans le reste de l'archipel, la spécialité culinaire du coin est l'huître grillée. Vu mes réticences à l'égard de ce genre de bestioles je me suis rabattue sur un truc plus normal mais nous avons tout de même acheté quelques momiji manjû, comme souvenir à ramener aux gens (une sorte de gâteau en forme de feuille d'érable fourrée à la pâte de haricot rouge).
Nous en avions acheté deux pour nous, juste pour goûter, mais alors que nous contemplions le torii  (encore, pardon...) dans un état de béatitude absolue pour un dernier au revoir, un vil daim est venu fourrer son museau dans notre sac et nous a subtilisé l'un des manjû, bouffant le plastique avec. {#}
Dans le train nous ramenant vers Hiroshima, un monsieur est venu s'asseoir en face de nous et nous a appris à faire une grue en origami en nous racontant son séjour à Paris.
J'ai honte, ça devait être la cinquième fois qu'on me montrait la technique mais je l'ai encore oublié, je suis infichue de la retenir, j'ai vraiment aucun don pour l'origami ! {#}
Le retour en Shinkansen s'est déroulé dans les mêmes conditions que d'habitude : dodo, boulot, dodo, boulot... c'est que ça crève de passer la journée dans la fournaise héhé !

Je ne le dirais jamais assez mais ça, c'était des vraies vacances ! D'habitude je suis plutôt contente de rentrer à la maison mais là j'aurais bien prolongé un peu mon séjour...
D'autant que finalement comme nous nous sommes encore laissées aller à la détente absolue, on n'a pas visiter qu'une toute petite partie de l'île.
Ce qui est sûr, c'est que Miyajima sera une de mes destinations privilégiées quand je reviendrai chez nos amis nippons !

Photo : une touriste toute fière qui accroche son ema

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