Eh vi, nous y sommes, me voilà en vacances depuis
vendredi soir et dans à peine plus de deux semaines je serai
de retour à " la maison " !
J'ai envoyé une partie de mes affaires par bateau, j'ai
commencé à faire mes valises, j'ai reçu mon
dernier salaire et j'ai payé mon loyer pour le mois
d'août, mon " contrat " avec l'université Shirayuri a
maintenant officiellement pris fin après l'open
campus.
J'ai d'ailleurs encore du mal à le réaliser.
C'est que cette fac s'est installée dans ma vie et y a
occupé une très grande place quasiment tous les jours
pendant cette année (ce n'est que récemment que j'ai
compris le " attention, ne vous faites pas d'illusions, vous ne
serez pas libres " prononcé par un prof de Paris avant le
départ XD).
Et effectivement, tout le temps j'ai bien ressenti que cette
université faisait partie de ma vie, s'était
insinuée dedans sans que je le remarque : parfois
j'étais très contente et fière d'appartenir
à cet établissement, d'autres fois j'aurais
franchement aimé qu'il oublie mon existence mais grâce
à cette expérience j'ai l'impression d'avoir un peu
compris ce lien qui unit les japonais à l'institution
à laquelle ils appartiennent et ne peuvent se
soustraire.
A tel point que maintenant ça me fait tout drôle
d'imaginer l'avenir sans Shirayuri, pourtant ça n'aura
même pas occupé un an de ma vie, mais quelle
année !
Comme l'ont souligné récemment Miho-la-classe et Nao,
nous avons vécu à 100 à l'heure,
l'équivalent de cinq ans condensés et une seule
année.
Et pourtant, aussi occupée que j'ai pu l'être, je n'ai
pas eu assez de temps pour mener à bien tous les projets que
j'avais et les expériences que je voulais faire mais c'est
mieux ainsi car ça me motive d'autant plus à
revenir.
Sans compter que maintenant, c'est fini les cours sur mesure avec
une prof pour moi seule !
J'ai peur que mon niveau ne chute dramatiquement, enfin il ne tient
qu'à moi de l'entretenir, je vais faire la chasse aux
nippons dans le quartier de l'Opéra niark niark...
En fait je suis même très contente de rentrer (parce
que les gens à qui j'ai manqué vont me traiter comme
une reine, ça va être chouette XD je plaisante), je
commence même à remplir mon agenda pour septembre car
comme le dit Lorraine très solennellement " il faut
continuer à vivre ! " XD
Sur ce, à bientôt pour de nouvelles aventures, celles
des VACANCES !!! *\o/*
Photo : les conquérantes du futsuken
Shirayuri, c'est fini posté le mercredi 06 août 2008 17:48
Le poids de la religion posté le mercredi 06 août 2008 17:47
Ômiya, c'est la ville où habite Alex.
Et comme dans toutes les autres villes du Japon,
l'été, il y a un festival à Ômiya et
sûrement pas des moindres étant donné que le
nom de la ville signifie " grand temple ".
Durant ces festivals qui ont lieu tout l'été aux
quatre coins du Japon, on peut assister à diverses
manifestations de la culture nippone et la plus
représentative de ces manifestations est sûrement la
balade de mikoshi à travers la ville.
Un mikoshi est un petit autel portatif abritant une divinité
locale qui repose sur de longs rondins de bois permettant aux
hommes de le porter sur leurs épaules.
Eh bien grâce à Alex et à ses connaissances
nous avons eu l'honneur avec Lorraine de porter le mikoshi, nous
aussi ! 
Le festival durait trois jours : jeudi, vendredi et samedi mais
nous ne sommes venues que le dernier jour, ratant hélas la
venue du messager de l'empereur au temple Hikawa qui avait eu lieu
la veille (ils avaient même traversé le centre
commercial avec le mikoshi !
)
Mais tant pis car selon Alex qui avait déjà
participé l'année dernière, le jour le plus
intéressant et fort en adrénaline était bien
le dernier !
Nous sommes arrivées à Ômiya vers 14h30 et
après une petite visite express de la ville, Alex nous a
conduit au dôjô où l'on nous a
prêté des vêtements de matsuri, arborant
fièrement le nom du quartier d'où était issu
le mikoshi que nous allions porter.
Nous avions acheté à l'avance des tabi " air " (oui,
oui, comme les Nike, y'a une bulle dans la semelle, sans rire
), les chaussures séparant le gros
orteil du reste des doigts de pied mais tout le reste nous a
gentiment été prêté, jusqu'à la
belle serviette verte que nous nous sommes empressées de
nouer autour de nos têtes de vainqueurs, fières de ce
symbole de notre appartenance au dôjô (enfin... pour la
journée XD)
Ainsi parés, nous nous sommes mis en route pour aller manger
un morceau avant de nous atteler à la tâche (et
surtout boire de la bière, y'avait quasiment que
ça... mais parfois on tombait sur une petite bouteille de
thé perdue entre dix canettes, aaaah les nippons et la
bière, une belle histoire d'amour
).
Nous avons retrouvé beaucoup de connaissances d'Alex sur
place et avons pu discuter un peu avant de rejoindre vers 17h le
mikoshi qui nous attendait sagement derrière quelques autres
de ses " frères " pour la balade finale.
Le programme pour ce dernier jour était de conduire le
mikoshi jusqu'à la gare, ce qui allait durer de deux
à trois heures (pour une distance de deux
kilomètres).
Heureusement le soleil avait commencé a
décliné et la chaleur était relativement
supportable par rapport à la matinée.
Après que les cordes maintenant les rondins solidement
attachés aient été mouillées afin
d'être plus souples, le signal a été
lancé et une trentaine de personnes, Lorraine et moi
incluses, se sont précipitées pour soulever l'engin
qui pesait tout de même la bagatelle d'une tonne. 
Alex nous avait prévenu mais étrangement une tonne
ça ne nous semble pas concret comme unité de
mesure... jusqu'à ce qu'on se la prenne de plein fouet sur
l'épaule !
Au début j'ai eu un peu de mal à m'adapter au rythme
de la marche et à caler le rondin dans le creux de mon
épaule, il m'a donc rebondi plusieurs fois sur l'os, me
faisant bien déguster. 
Plus j'avais mal et moins j'arrivais à me concentrer pour
parvenir à épouser la forme du rondin.
Un homme m'a conseillé de glisser ma serviette sous mon
épaule pour atténuer la douleur et je suis enfin
parvenue à m'adapter au rythme de la marche, observant au
passage les petits pas caractéristiques que faisaient les
autres porteurs et qu'on m'avait enseigné un peu plus
tôt.
Tout de suite la besogne m'a semblé beaucoup plus
agréable, même si toujours aussi lourde, et j'ai pu
moi aussi commencer à pousser des cris virils avec les
autres porteurs pour nous encourager, sentant les gouttes de sueurs
me dégouliner tout le long du corps. 
Des dizaines de gens portant le même costume que nous nous
suivaient et nous encouragaient en tapant dans leurs mains ou en
nous adressant quelques mots , remplaçant les porteurs quand
ceux-ci se retiraient pour faire une pause (le transport de
mikoshi, c'est un peu comme du relai, en beaucoup plus
impressionnant XD).
Alex nous a confié que le truc super viril quand on prend la
relève, c'est d'arriver à soulever un peu le mikoshi
quand on s'insère dans la file !
Les gens étaient très nombreux et les porteurs ne
manquaient donc pas contrairement aux deux jours
précédents où apparemment il n'y avait pas
foule selon les dires d'Alex qui avait dû se cogner le
transport toute la journée.
Du coup nous étions parfois très serrés et
ça devenait difficile d'avancer, sans compter que la chaleur
était décuplée dans ces
moments-là.
Nous avons fait notre première pause au bout d'environ
vingt-cinq minutes : le mikoshi a été posé
délicatement sur des tréteaux et tout le monde s'est
rué vers les stands où des verres de thé,
d'eau et de bière nous attendaient.
Ces buvettes gratuites étaient tenues par des femmes assez
âgées, c'est leur façon d'apporter leur
participation au matsuri en soutenant les porteurs.
L'eau ne m'avait jamais semblé aussi bonne, pas même
lorsque j'avais trempé mes pieds dans la rivière
à Miyajima, j'en ai bu trois grands verres d'affilée
avant de commencer à souffler un peu.
Etrangement, ceux qui nous regardaient bizarrement étaient
pour une fois les jeunes et non pas les petits papy et mamies qui
au contraire nous encouragaient et avaient l'air de trouver
ça très rigolo voire même bien que des gaijins
participent à leur festival.
Pas mal d'hommes jouaient le jeu à fond et avaient
revêtu le shimekomi sous leur veste, une sorte de
pagne-string traditionnel. C'était assez marrant d'imaginer
que ces mêmes bonhommes qui avaient alors les fesses à
l'air seraient sûrement habillés d'un costume strict
deux jours plus tard pour aller à l'entreprise ! 
Alex avait décidé de le porter aussi du coup j'ai eu
envie de lui pincer les fesses jusqu'à ce qu'il retrouve une
tenue décente (désolée je balance... XD)
En tout cas on peut dire que l'ambiance ne manquait pas de
testostérone : c'est comme si d'un coup on s'était
rendu compte qu'il existait des japonais vraiment virils (c'est
très très méchant ce que je viens de dire...),
à croire qu'ils canalisent leur virilité toute
l'année afin qu'elle soit à son apogée lors du
festival et ils la font exploser à ce
moment-là.
Les débuts et les fins de pauses étaient toujours
marqués par des sortes d'applaudissements, signal indiquant
qu'il était temps de poser ou soulever à nouveau le
mikoshi et à chaque arrêt nous avions toujours droit
à des boissons gratuites.
Quand je ne portais pas l'autel je suivais la marche en tapant dans
les mains moi aussi ou bien en prenant quelques photos ou
vidéos avec le matériel d'Alex.
Il y avait quelques personnes dont la tâche consistait
à appuyer sur les extrêmités latérales,
avant et arrière du mikoshi pour éviter que nous ne
partions dans n'importe quelle direction (avec un truc aussi
encombrant, pas facile de manoeuvrer !), sans compter
qu'après quelques pauses et quelques bières y'en a
qui commençaient à être sacrément joyeux
et qui forcément marchaient moins droit... XD
J'avais la chance d'être pile à la bonne hauteur pour
porter le mikoshi vu que je corresponds à la taille moyenne
de l'homme nippon mais parfois on sentait tout d'un coup une baisse
de rythme et une perte de synchronisation dans la marche et tout le
monde ployait sous le poids du mikoshi, ce qui était
très douloureux au niveau des genoux mais même quand
j'avais mal, j'étais tellement fière d'avoir
l'honneur de participer que j'ai tenu bon pour faire honneur
à la serviette que j'avais sur la tête et ne pas
entacher la réputation du dôjo ! XD
Parfois aussi les porteurs s'emballaient et le mikoshi " sautait ",
enfin, il était secoué assez fort et là il
fallait surtout faire bien attention à épouser sa
forme sous peine d'avoir l'épaule
défoncée.
Tout le monde pouvait participer et porter le mikoshi à
condition de porter au moins la veste du quartier, ils ne
rigolaient pas là-dessus : un gars visiblement
éméché a tenter de s'insérer dans la
file des porteurs mais il s'est fait jarter assez
sévèrement car il ne portait pas les habits
adéquats.
Dans un moment de virilité ultime, en arrivant à un
carrefour, on a soulevé le mikoshi, les bras tendus et on a
fait quelques pas comme ça (enfin "on ", plutôt " ils
", j'ai pas eu l'impression de soutenir grand chose avec mes petits
bras mous et grassouillets XD).
Quand je suivais le groupe en regardant les porteurs on m'a
plusieurs fois gentiment laissé la place, me conseillant
même d'aller devant car c'était plus simple à
porter et on a aussi confié à Lorraine un des
lampions qui ouvraient la marche et guidaient le groupe.
Ca faisait vraiment très plaisir de voir à quel point
ils voulaient nous faire participer, ne nous excluant en rien. Je
crois que c'est une des fois où je me suis sentie le plus
intégrée au Japon et pour ça je vraiment
très reconnaissante aux personnes qui m'ont fait la faveur
de me faire participer à un événement aussi
important.
Nous sommes arrivés à destination sur la place devant
la gare où nous attendaient une dizaine d'autres mikoshi,
ceux de chaque quartier de la ville, ainsi qu'une foule assez dense
venue assister à cette réunion de petits
autels.
Le maire a fait un petit discours, quelques fusées ont
explosé dans le ciel et les mikoshi ont repris leur route,
chacun vers leur temple respectif.
De notre côté nous voulions profiter un peu des
festivités du coin et nous reposer, nous avons donc
été assister à une représentation de
wadaiko, le tambour japonais et nous sommes tombées
complètement par hasard sur Nao et sa petite famille, une
copine de Shirayuri.
Sur les quelques milliers de personnes qui étaient
présentes ce soir, on est tombés sur elle, ce pays
m'étonnera toujours !
Nous avons repris doucement notre route pour rejoindre le mikoshi
qui avançait à deux à l'heure, croisant au
passage des danseurs et des chars à roulettes tirés
par des enfants sur lesquels dansaient des personnes
déguisées et masquées.
Comme l'euphorie générale était passée,
seuls quelques courageux porteurs continuaient leur chemin vers le
" garage " à mikoshi, avançant carrément sur
la route tout en faisant attention à la circulation qui
avait repris (on n'avait plus l'honneur qu'elles soient
bloquées pour nous
)
Avant de remettre le mikoshi à sa place initiale il a encore
été bien secoué à plusieurs reprises,
quasiment jusqu'à l'épuisement total de ses porteurs
car je les ai bien vus ployer plusieurs fois, sûrement
à bout de force (d'autant que certains l'avaient
porté durant les trois jours, j'en aurais bien
été incapable
).
J'avais trop mal à l'épaule et j'avais donc
arrêté de le porter depuis un moment mais je voyais
Lorraine qui avait la rage de vaincre et expulsait jusqu'à
la dernière goutte d'eau de son corps pour ne pas perdre
face à une autre fille prés d'elle et porter le
mikoshi jusqu'à la fin. XD
A la fin, un monsieur habillé en samouraï
(sûrement le chef de quartier) a fait un petit discours,
remerciant tout le monde pour sa participation et le mikoshi a
rejoint son garage jusqu'à l'année prochaine.
J'aurais bien aimé pouvoir le porter jusqu'à la fin
moi aussi mais il fallait se montrer raisonnable, la douleur des
coups que j'avais essuyé au tout début
commençait à se faire sérieusement
sentir.
Nous avons conclu le festival en partageant un petit repas avec les
porteurs du quartier, Aki nous a rejoint à ce
moment-là, apportant avec elles des compresses pour soulager
la douleur, ahlala elle pense vraiment à tout, elle est
parfaite (tu as de la chance que je parte bientôt Alex,
j'aurais pu tenter de te la piquer...
)
Nous avons pu rentrer in extremis à Sengawa par le dernier
train, le trajet ne nous a jamais paru aussi long tellement nous
étions fatiguées, mais de la bonne fatigue qui vous
prend après une journée bien remplie. Quant à
la douche, jamais elle ne m'avait paru si agréable.
Maintenant j'ai l'épaule rouge et jaune, une grosse bosse et
la marque de bretelle de soutien gorge incrustée, et vous
savez quoi ? J'en suis très fière !! 
C'était une expérience vraiment forte et unique,
l'ambiance était vraiment géniale et je suis
très contente d'avoir pu y participer. Si c'était
à refaire je le referai avec grand plaisir (en attendant
tout de même que mon épaule ait retrouvé un
aspect décent...
)
Photo : je n'ai pas encore eu celles prises par Alex alors
voici le mikoshi en attendant ^^
Concert de heidi. : un combat pour la survie posté le jeudi 31 juillet 2008 15:44
Je reviens du dernier concert de heidi. auquel j'ai pu assister
avant mon départ : je crois qu'en ce qui concerne ce groupe,
je me remettrai facilement du fait de ne plus les voir sur
scène. 
Les fans sont de plus en plus nombreuses : il n'y a même pas
un an tout le monde se fichait royalement d'eux et on avait une
place tranquille devant la scène et même un peu
d'espace en rab pour étaler ses membres. Ce soir j'ai
été compressée comme je ne l'avais encore
jamais été, pire que dans un train japonais aux
heures de pointe.
Et encore, si elles n'étaient que nombreuses, ça
irait, mais leur hystérie est proportionelle. 
Dès le début ça partait mal : le train avait
du retard et donc quand nous sommes arrivées la salle
était déjà bien remplie alors que le
numéro sur notre place aurait normalement dû nous
permettre d'entrer pas trop tard.
Il s'agissait en plus du Loft, une salle que je trouve très
mal gaulée : effectivement nous étions assez
éloignées de la scène et risquions de ne pas
voir grand chose.
Le premier groupe à jouer était Gilgamesh. Dès
leur entrée en scène il y a eu un grand mouvement de
foule nous permettant de nous rapprocher un peu.
Puis ce fut le début de la fin. 
Auditivement : parce que ce " chanteur " ne chante pas mais gueule
tout ce qu'il peut et que les " musiciens " produisent plus de
bruit que de musique à proprement parler (heureusement que
j'ai toujours des boules quies sur moi !
)
Physiquement : parce que ça s'agitait dans tous les sens
autour de moi, ça sautait de partout, elles brandissaient
leur petit poing vengeur du haut de leur mètre cinquante et
piaillaient en rythme avec la " musique " . J'ai eu les pieds
broyés, je me suis pris des coups de boule, mes voisines ont
partagé leur sueur avec moi...
Sans parler des effluves de shampooing ou parfum qui finissaient
par titiller les narines.
J'ai pris mon mal en patience, espérant que ça se
calmerait avec heidi., qui est un groupe plus calme.
Monumentale erreur !
Ne jamais sous-estimer le fanatisme de la japonaise. 
Nous avons réussi avec Lorraine à nous retrouver
juste devant l'emplacement de Nao, le guitariste, avant qu'ils ne
commencent à jouer (je me demande encore comment on a fait
pour se rapprocher autant, c'était même pas
volontaire...)
Nos groupies réclamaient leur membre favori, tantôt en
couinant, en gémissant ou en gueulant d'une voix grave qui
ferait fuir n'importe quel homme normalement
constitué.
D'un coup j'ai eu très honte de me retrouver parmi autant de
folles en rut. XD
Avec leur entrée en scène le calvaire a repris, en
plus violent forcément puisque on était tout
près. Cette fois-ci j'avais au moins la musique comme
consolation (encore qu'on a eu droit à de meilleurs playlist
avant, ouais je râle jusqu'au bout XD).
A force d'être ballotée (le mot est faible, disons
plutôt franchement bousculée), d'être
compressée, d'avoir les seins complètement
écrasés, j'ai fini par avoir de sacrées envie
de coup de boule voire de commettre une hécatombe que j'ai
contenu en me concentrant plutôt sur la prestation de Nao,
l'homme parfait du Tochigi aux gros mollets.
On a bien essayé de me jarter à maintes reprises mais
elles pouvaient toujours courir pour parvenir à
déplacer mes soixante-cinq kilos !
Je n'aurais pas cédé un centimètre qui me
rapprochait de Nao (oui je suis une fan superficielle moi aussi
mais au moins je ne suis pas hystérique ! XD)
N'empêche je me demande comment ils vivent ce succès
soudain, c'est pas très flatteur en tant que musiciens de
devenir un groupe à groupies.
J'étais tout de même bien contente que le concert
prenne fin car je commençais à frôler la
déshydratation à force d'avoir autant
transpiré (et puis se récupérer la
transpiration des filles collées contre soi, merci bien
hein...
)
On se serait cru dans un sauna, je commençais à avoir
le bout des doigts fripés comme au sortir du bain et
j'aurais pu participer à un concours de Tshirts
mouillés.
Sans parler de mon jean qui me collait à la peau et qui a
fortement déteint, quand je me suis lavée en rentrant
à la maison, l'eau était... bleue !
Bref voilà, je voulais dresser un petit portrait de la fan
hystérique nippone mais j'ai l'impression que ce post a
plutôt fini en plainte ! XD Désolée !
Photo : pochette du single collector de Rem, j'aime beaucoup le
design de leurs CD (me fait penser à un tableau de Klimt
celui-là)
Les premières dernières fois posté le jeudi 31 juillet 2008 15:43
Vendredi soir : deux
kékés à Sengawa
Mardi c'était leur concert, vendredi Tarô et Oi-chan
sont venus à Sengawa pour une dernière petite
soirée ensemble. Ah ils avaient l'air malin tous les deux
avec leurs lunettes de soleil en pleine nuit, de vrais
kékés (surtout Oi-chan avec son look de plagiste, je
crois qu'il ferait un beauf français parfait...
)
Quant à Tarô, il portait une espèce de bonnet
ignoble aux allures de préservatif qui a encore
été prétexte à bon nombre de vannes. Le
pauvre il s'en prend toujours plein la tête (qui est
très grosse dans son cas, rappelons-le) mais ce grand dadet
est un sujet à plaisanteries permanent rien que par son
apparence.
Nous avons été manger dans une izakaya et nous avons
parlé, parlé, parlé... comme d'habitude quand
on est avec eux le temps passe toujours trop vite et le temps qu'on
s'en rende compte il était déjà minuit
passées.
La soirée n'aurait pu être parfaite sans un petit
détour par la case karaoke. 
Je crois que
l'image de Tarô en train de chanter avec sa grosse voix le
générique de " Ponyo sur une falaise "
(le nouveau film Ghibli) restera longtemps gravée dans ma
mémoire. XD
J’avais apporté un peu de saucisson pour le plus grand
bonheur d’Oi-chan qui m'a avoué avoir fait plein
d'expériences avec celui que je lui avais donné en
février pour pousser le goût du saucisson à son
paroxysme.
Il en a déduit que là où le saucisson
était le meilleur, c'était sur du riz avec un peu de
sauce soja et un jaune d'oeuf (dire que je tenais mon frère
pour le maître des expériences culinaires
bizarres...
)
Son amour pour cette spécialité française fait
tellement plaisir à voir - même s'il en fait un
drôle d'usage - que j'ai pris son adresse pour lui en envoyer
une fois que je serai rentrée.
Nous l'avons fait goûter à Tarô qui a bien
dû reconnaître que c'était très bon
même si au départ il était plutôt
sceptique à cause de l'odeur " puante ".
L'expérience est donc
une réussite complète, tout le groupe JJJB a
été converti ! 
Le matin est
arrivé un peu trop vite à notre goût et Oi-chan
est parti travailler (avec le reste du saucisson), suivi peu
après par Tarô qui bossait lui aussi.
Finalement comme on avait complètement la tête dans le
mur quand on s’est quittés, on n’a pas eu le
temps de réaliser que c'était la dernière fois
qu'on se voyait en dehors de leur concert mais ce n'était
pas plus mal ainsi, ça nous a évité d'avoir le
blues.
On se reverra une dernière fois le 14, le jour de leur
dernier concert avant notre départ.
Samedi : la dépravée du yukata
Nous avons dormi un peu après le départ des
garçons et nous sommes préparées pour aller
déjeuner avec Kô-chan à Shinjuku qui n'avait
pas pu venir la veille car il devait bosser.
Il voulait nous présenter depuis longtemps son Senpai car
celui-ci est déjà venu en France et compte y revenir
bientôt pour y étudier un an ou deux.
Comme Kô-chan nous avait dit qu'il étudiait la mode,
je m'attendais à un garçon assez effeminé et
maniéré (aaaah ces préjugés...
) mais le fameux
Akitoshi-senpai s'est révélé être un
très beau jeune homme avec un sourire ravageur !

En plus il est un
peu otaku sur les bords donc je pense qu'on va très bien
s'entendre, je lui ferai découvrir les boutiques de manga et
japanime de Paris. Bref on s'est échangés nos
coordonnées comme ça il n'aura plus qu'à nous
contacter quand il déboulera. 
On avait ensuite rendez-vous à 15h50 à Asakusa avec
Yôsuke et Cie qui étaient sur place depuis 9h du matin
pour réserver un bon emplacement pour assister aux feux
d'artifice (hanabi) de la rivière Sumida.
Nous avions emporté nos yukata avec Lorraine et nous nous
sommes changées à l’arrache dans les toilettes
de la gare en quatrième vitesse car nous étions
déjà en retard pour nous être trompées
dans les changements de train sur la route (ahem...
)
Miho nous a
retrouvées complètement par hasard dans les toilettes
et nous a aidé à finir de nous habiller (dans la
précipitation j’avais attaché mon yukata du
mauvais côté, chose qu’il ne faut pas prendre
à la légère vu qu’on rabat le pan droit
du kimono sur le gauche lors de funérailles… boulet
un jour, boulet toujours
)
J’ai retrouvé Yôsuke, Senpai et Ju Hoo
haletante, me suis excusée pour ce retard impardonnable de
vingt bonnes minutes (heureusement qu’on m’a retenue,
j’étais prête à me faire seppuku avec mon
éventail) et je leur ai présenté Lorraine et
Miho alors que nous étions en route pour rejoindre le reste
de la petite troupe qui nous gardait notre place de choix.
Le temps de reprendre mon souffle, je me suis mis à observer
un peu les environs : on aurait dit que tout Tôkyô
était réuni à Asakusa pour assister aux feux
d’artifice.
On m’avait prévenu qu’il risquait d’y
avoir foule mais je ne m’attendais pas à ce que le
gens soit si nombreux.
Je n’avais jamais vu les rues si noires de monde, elles
grouillaient de gens, jeunes pour la plupart, vêtus de
yukata, femmes comme hommes. C’était un beau
défilé de couleurs.
Yôsuke portait également le yukata et j’ai
hésité un moment entre lui sauter dessus ou me
contenir. Finalement ma morale l’a emporté.
Je crois qu’il ne le sait pas mais le charisme du Japonais
est à son apogée quand il porte ce genre de
vêtement, (surtout quand il s’agit d’un
garçon qui me plaisait vraiment bien en
l’occurrence… XD) Hélas je ne pouvais pas en
dire autant de moi-même, à cause de ma poitrine plus
encombrante que celle de la plupart des japonaises, mon yukata
avait tendance à faire des siennes et se défaire un
peu, me faisant passer pour une fille de joie
olé-olé ! XD
La prochaine fois, je mettrai un bandage ! 
Qui dit matsuri ou feux d’artifice dit yakisoba (nouilles
sautées) et alcool !
C’est donc
après nous être approvisionné en vivres que
nous avons rejoint Ai et Takashi qui nous attendaient sur une belle
bâche bleue perdue parmi tant d’autres.
Le feu d’artifice ne commençait qu’à 19h,
nous avions donc un peu de temps devant nous.
Je me fais peut-être des idées mais j’ai
l’impression qu’Ai n’a pas spécialement
apprécié l’intrusion de Miho au milieu de son
harem, précisément quand il s’est
avéré que l’intéressée et Senpai
se découvraient point commun sur point commun. Ils se sont
lancés dans une discussion enflammée sur la
littérature (on ne pouvait plus les
arrêter…
)
Enfin je pense qu’Ai peut dormir tranquille : Senpai est
fou amoureux d’elle, comme tous les autres d’ailleurs.
Il ne doit bien y avoir qu’elle pour ne pas remarquer que
Yôsuke et Ju Hoo sont également à ses pieds.
Ahlala quelle concurrence pour le pauvre Senpai, il a la vie
dure.
Enfin moi ça me fait toujours rigoler quand je vois ce petit
bout de nana extravertie entourée de ses grands
dadais. 
Nous nous sommes
lancés dans une partie de cartes vautrés sur la
bâche pendant que Miho et Senpai continuaient leur
débat comme coupés du monde extérieur,
Lorraine endormie sur l’épaule de Miho (ahlala,
à vingt-BIIIP ça ne supporte déjà plus
les nuits blanches ! XD)
A 19h, la première fusée s’est envolée
comme prévu et ce fut le début d’un spectacle
magnifique qui allait durer une heure et demie.
Ils avaient assuré en venant aussi tôt le matin :
nous n’aurions pas pu avoir de meilleure place.
Je regardais pensive ces « fleurs de feu »
(traduction de hanabi) aux jolies couleurs et formes originales
éclairer le ciel quand je me suis rappelé que ma vie
« nocturne » au Japon avait justement
commencé par un feu d’artifice, quelques jours
après mon arrivée.
Je contemplais ce spectacle magnifique assise entre Ai et
Yôsuke, posant parfois ma tête sur leur épaule,
m’amusant des « oooh » et
« aaaah » d’admiration poussés
à l’unisson par tout le monde, tentant
d’éviter au passage les petits morceaux de
fusée qui pleuvaient du ciel.
Pendant cette heure et demie, mes souvenirs avec Ai, Yôsuke
et Takashi me sont revenus en mémoire, du jour de notre
rencontre au festival de l’université à ce
soir-là, en passant par notre après-midi à la
patinoire ou encore notre fête de Noël et sans que je
m’en rende compte les larmes ont commencé à
couler.
Je ne devais pas être la seule sur qui les feux
d’artifice produisent ce genre d’effet car quand
j’ai tourné la tête vers Ai j’ai
remarqué qu’elle pleurait, elle aussi.
Je n’ai pas eu besoin de lui demander pour savoir
qu’elle pensait à la même chose que moi, elle
m’a juste murmuré un faible « je ne veux
pas que tu partes... »
Alors je l’ai prise dans mes bras et on a pleuré en
riant toutes les deux pendant que Yôsuke tentait vilement de
nous prendre en photo.
Le feu d’artifice a pris fin à 20h30 avec un
magnifique bouquet final qui nous a donné l’impression
que la fusée explosait juste au dessus de nos têtes,
nous enveloppant dans sa lumière dorée.
Doucement, nous avons repris le chemin du retour, décidant
de marcher jusqu’à la gare d’Ueno pour
éviter les trains ultra-bondés à la gare
d’Asakusa.
Sur le chemin, on pouvait entendre le « clap
clap » des getas, les sandales en bois, qui claquaient
sur le sol. On aurait cru un drôle de concert
d’instrument en bois non identifié.
A gauche, à droite, derrière et en face de nous, nous
étions cernés par ce « clap
clap », qui loin d’être
désagréable à l’oreille m’a
plutôt évoqué un son assez drôle,
évoquant l’été.
Mine de rien, la gare d’Ueno n’était pas proche
et nous avons marché, marché, marché,
transpirant serrées dans l’obi de nos yukata
(j’avais toujours un décolleté d’enfer
d’ailleurs, que je m’escagassais à remettre en
place toutes les cinq minutes.
Mais plus je marchais, pire c’était… XD)
Nous nous sommes quittés à la gare avec une promesse
de barbecue.
Est-ce que j’aurais la chance de voir un autre feu
d’artifice avant mon départ ?
Dimanche : au revoir Metronome 
Je me suis réveillée vers 11h et j'ai
légumé un bon moment avant de me mettre en route pour
Shibuya où avait lieu à partir de 16h30 un " event "
musical avec sept groupes de visual kei dont Metronome et Guru Guru
Eigakan, un autre groupe que j'aime bien et dont le bassiste,
Gokimi, est un dragueur notoire. Avec Lorraine
il nous fait penser à un gros cafard dégoûtant,
à commencer par son nom qui ressemble à " gokiburi
" et ses
sourcils qui ont l’air d’antennes.
Je ne connaissais que de nom les autres groupes, certains
étaient pas mal, d'autres franchement insipides : il fallait
vraiment que ce soit ma dernière chance de voir Metronome en
concert pour que j'aille m'enfermer près de cinq heures dans
une salle à rester debout ! XD
Je ne l'ai pas regretté car la setlist était vraiment
sympa et je me suis bien éclatée.
Lors de mon premier concert de Metronome, ma réaction avait
plus proche du " quoi ?! mais qu'est-ce que c'est que ça ?!
" et hier je me suis rendue compte que je pouvais suivre toutes les
chorégraphies... la boucle est bouclée :
c'était une parfaite lobotomie. XD
Je me sens stupide mais ça va vraiment me manquer l'ambiance
des concerts, c'est devenue une partie intégrante de mon
quotidien nippon.
Voici la liste des groupes qui sont passés ce
soir-là, pour les amateurs de visual kei :
新興宗教楽団NoGoD (Shinkô shûkyô gakudan
NoGod)
犬神サーカス団 (Inugami Circus Dan)
グルグル映畫館 (Guruguru eigakan)
新宿ゲバルト (Shinjuku Gewalt)
メトロノーム
(Metronome)
白黒キネム
(Shirokuro
kinemu) (pas encore assez connus pour avoir leur clip sur Youtube
les ptits jeunes XD)
Photo : peu avant le hanabi. De gauche à droite : Miho, moi,
Ju Hoo, Takashi, Yôsuke, Ai, Senpai
また来ますように・・ posté le lundi 28 juillet 2008 04:39
Pas de titre de chanson cette fois-ci, mais un voeu : " faites
que je revienne " 
Eh bien nous avons récidivé et sommes
retournées à Miyajima pour ce troisième et
dernier jour dans le sud du Japon !
Nous avions eu le temps de bien faire le tour d'Hiroshima la veille
mais comme nous avions été complètement
absorbées par la contemplation du torii lors de notre
première venue, nous n'avions finalement pas eu le temps
d'explorer un peu plus l'île.
Cette fois-ci quand nous sommes arrivées sur l'île la
marée était presque entièrement
remontée et nous avons du coup décidé de
retourner dans le sanctuaire pour profiter de la version " sur
l'eau " ! Ca avait beau ne pas être très profond,
ça lui donnait quand même plus de charme ! 
J'ai été assez étonnée par le nombre de
français qui étaient présents sur l'île,
quasiment tous les touristes occidentaux en étaient dont
hélas un certain nombre de beaufs qui parlaient bruyamment,
ruinant ce petit havre de paix (c'est dans ces moments-là
qu'on se sent très honteux et qu'on hait profondément
les gaijins alors qu'on l'est soi-même...) 
Au niveau des japonais, bon nombre de touristes étaient de
jeunes couples ou bien des couples plus âgés avec de
jeunes enfants : tout ça m'a rappelé mes vacances
à la mer avec mes parents et mon frère quand
j'étais petite, ô nostalgie !
Alors que d'habitude nous passons assez rapidement sur les visites
des temples et autres sancutaires, nous avons cette-fois fait
plusieurs aller-retours dans les moindres recoins du sanctuaire
d'Itsukushima, avec quelques pauses le regard perdu dans
l'horizon.
Nous nous sommes attardées dans la petite partie où
était suspendus les ema, une petite plaquette de bois
où l'on écrit un voeu en espérant que les
divinités l'exauceront.
Au moindre coup de vent elles s'entrechoquaient, produisant un
petit bruit bien agréable.
Nous n'en n'avions jamais écrit avec Lorraine mais ce
coup-ci nous nous sommes dit que nous voulions marquer notre
passage dans ce lieu adoré et avons nous aussi écrit
un voeu sur notre petite plaquette... Pourvu qu'il se
réalise !
C'est bien tristement que nous sommes sorties du sanctuaire et
avons commencé notre exploration de l'île, ou
plutôt devras-je dire " ascension " étant donné
que les escaliers et les pentes ne manquent pas !
Nous sommes très vite arrivées à la conclusion
suivante : sur Miyajima, il n'y a pas qu'un torii magnifique, il y
a surtout beaucoup d'arbres ! Que de verdure, que de
verdure...
Maintenant que j'y réfléchis, ça doit avoir un
rapport avec le statut sacré de l'île qui doit
interdire que l'on ratiboise à tout va !
De tout petits autels étaient dispersés ça et
là dans la forêt et à ma grande honte je dois
confesser que je me suis parfois " purifier " les mains dans le
seul but de me rafraîchir ! 
Aaaah, quel usage païen, je suis une hérétique,
j'irai griller en Enfer, c'est tout ce que je mérite !
Bon normalement, les shintoïstes sont plus tolérants
que les chrétiens, ils me pardonneront bien cet
affront...
Nos pas nous ont conduit jusqu'au Momijidani, un parc
d'érables : il était déjà magnifique
avec ses couleurs d'été, je n'ose imaginer quel
spectacle ce doit être en automne.
Après m'être rafraîchie dans un petit salon de
thé situé en plein coeur de la forêt avec de la
glace pilée (l'hérésie ça va bien cinq
minutes hein !), nous sommes descendues vers la rivière,
nous sommes assises sur des rochers et avons trempé nos
pieds dans l'eau.
Peut-on imaginer un plus grand plaisir que celui d'avoir les pieds
dans une rivière claire quand il fait 35° à midi,
sans un souffle de vent. Voilà ma définition du
bonheur. 
Nous sommes restées là un long moment, à
savourer le moment présent avec pour seul fond sonore le
bruit des petites cascades.
Ca a été très dur de s'extraire de cet
élément divin mais la faim a fini par nous
rattraper.
Alors qu'on n'en mange pas beaucoup dans le reste de l'archipel, la
spécialité culinaire du coin est l'huître
grillée. Vu mes réticences à l'égard de
ce genre de bestioles je me suis rabattue sur un truc plus normal
mais nous avons tout de même acheté quelques momiji
manjû, comme souvenir à ramener aux gens (une sorte de
gâteau en forme de feuille d'érable fourrée
à la pâte de haricot rouge).
Nous en avions acheté deux pour nous, juste pour
goûter, mais alors que nous contemplions le torii
(encore, pardon...) dans un état de béatitude absolue
pour un dernier au revoir, un vil daim est venu fourrer son museau
dans notre sac et nous a subtilisé l'un des manjû,
bouffant le plastique avec. 
Dans le train nous ramenant vers Hiroshima, un monsieur est venu
s'asseoir en face de nous et nous a appris à faire une grue
en origami en nous racontant son séjour à
Paris.
J'ai honte, ça devait être la cinquième fois
qu'on me montrait la technique mais je l'ai encore oublié,
je suis infichue de la retenir, j'ai vraiment aucun don pour
l'origami ! 
Le retour en Shinkansen s'est déroulé dans les
mêmes conditions que d'habitude : dodo, boulot, dodo,
boulot... c'est que ça crève de passer la
journée dans la fournaise héhé !
Je ne le dirais jamais assez mais ça, c'était des
vraies vacances ! D'habitude je suis plutôt contente de
rentrer à la maison mais là j'aurais bien
prolongé un peu mon séjour...
D'autant que finalement comme nous nous sommes encore
laissées aller à la détente absolue, on n'a
pas visiter qu'une toute petite partie de l'île.
Ce qui est sûr, c'est que Miyajima sera une de mes
destinations privilégiées quand je reviendrai chez
nos amis nippons !
Photo : une touriste toute fière qui accroche son
ema
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