En fait ce voyage date d'avant la journée à la
mer, mais on s'en fiche...
Vous remarquerez que je ne me fêle pas souvent pour trouver
des titres originaux aux articles de ce blog mais passons...

Les 7 et 8 nous sommes allées passer toutes les trois avec
Lorraine et Miho une nuit à Yugawara, une ville près
de Hakone réputée pour ses sources chaudes.
Miho y connaissait un ryôkan très bien où elle
était venue plusieurs fois avec son copain.
Au programme de cette petite escapade : rien. Le
néant.
Et qu'est-ce que ça fait du bien de ne rien faire, de ne
rien prévoir. Juste traîner, se baigner,
traîner, se baigner, traîner... (bref vous avez
compris). 
Dans le train, déjà, ça sentait vraiment les
vacances : au fil des stations les gens étaient de moins en
moins nombreux et les buildings grisâtres remplacés
par de la verdure à profusion et par la mer. Les panneaux au
design sophistiqués propres aux lignes JR ont fini par
disparaître pour laisser place à des panneaux bien
plus délabrés.
A ce moment-là, j'ai commencé à vraiment me
sentir en vacances (je vous explique comment fonctionne mon cerveau
tordu : panneau JR = Tôkyô, grandes villes = quotidien
; panneau délabré = province = vacances.
Désolée je suis peut-être la seule à
trouver un rapport entre les panneaux délabrés et les
lieux de détente... XD)
A notre arrivée à Yugawara vers 15h, les montagnes,
un ciel bleu magnifique, la chaleur et le chant des cigales qui va
avec étaient là pour nous accueillir.
Je voudrais faire une petite parenthèse au sujet de ces
fameuses cigales, les " semi " car c'est vraiment un
élément indisociable de l'été
japonais.
Comme tout le reste des insectes de ce pays elles sont
énormes et quand on tombe nez-à-nez avec le bestiau
on comprend pourquoi elles sont aussi bruyantes, pas besoin de
loupe pour les observer, je vous le dis ! 
J'adore les entendre chanter mais j'aime beaucoup moins quand elles
croisent mon chemin. Commes ces trucs-là meurent vite et
qu'ils sont très nombreux, quand on se balade de nuit c'est
toujours un peu l'aventure ! Il faut faire attention à ne
pas les écraser sous peine d'en avoir plein la semelle,
parfois on croit ces fourbes insectes morts et on s'approche
poussé par la curiosité scientifique avant de
s'aperçevoir que le truc bat encore des ailes, qu'il a
tellement grandes d'ailleurs que ça le fait carrément
sauter.
D'autres fois on sort le parapluie pour éviter qu'ils nous
tombent des arbres et quand c'est encore bien vivant il arrive que
ça nous percute de plein fouet ou que ça s'agite
contre notre porte attiré par la lumière, nous
empêchant ainsi d'aller sortir nos poubelles tranquillement
!
Bref l'été au Japon c'est un combat de tous les jours
contre la faune locale ! 
Mais revenons-en à nos moutons. A notre arrivée au
ryôkan nous avons été accueillies par une femme
en kimono qui nous a conduit dans notre chambre en nous fournissant
des explications dans un keigo qui m'a donné l'impression de
passer pour une reine. 
Et il n'y avait d'ailleurs pas que cette façon de s'adresser
à nous qui portait à le croire : " mais qu'est-ce que
cette chambre ? Une entrée, une première petite
pièce, une pièce principale plus grande que mon
appartement ? Une salle de bain privée et des toilettes avec
cockpit ? Le tout bien sûr dans un décor se voulant
traditionnel - tatami, shôji, fusuma, ikebana - (je viens de
me rendre compte que c'est contradictoire avec les toilettes de
l'espace...) pour notre plus grand bonheur à Lorraine et moi
(eh oui car nous restons de pauvres fans attardées du Japon
émerveillées par le moindre pan de porte coulissante
que nous voyons...
)
On nous a apporté le thé avec un peu de gelée,
avons fait les imbéciles avec la machine masseuse de pieds
et sommes allées profiter du rotenburo, le bain en plein air
qui nous était réservé pour une
demi-heure.
Au départ j'appréhendais un peu : autant j'avais
trouvé les sources chaudes très agréables en
plein hiver, autant je doutais que ça puisse l'être
quand dehors il fait déjà si chaud.
Finalement ça l'était tout autant : en fait on ne
ressent que la chaleur du bain et plus du tout la chaleur ambiante,
même si la température de l'eau est un peu moins
élevée qu'en hiver.
De notre terrace nous avions une vue magnifique sur les montagnes
environnantes dont nous avons largement profité avant de
sortir de notre bain au bout du temps imparti.
Nous avons ensuite décidé de nous balader un peu en
ville et sommes tombées sur un magasin de location de DVD.
Il se trouve que la chambre disposait justement d'une
télé et d'un lecteur, nous n'avons pas
hésité bien longtemps.
Plus que l'envie de faire du tourisme ou même de bouger tout
court, une seule envie dominait : celle de glander.
Nous avons opté pour un film qui nous obsédait depuis
longtemps tant on nous bourre le crâne avec à la
télé : Koizora : une histoire d'amour de lycéens bien
culcul la praline comme seuls les japonais savent en inventer. Tant
mieux : ce serait facile à comprendre !
Finalement à la fin nous faisions moins les malignes et
étions presque au bord des larmes !!!
En effet le pauvre Hiro était malade et se savait
condamné mais le cachait à sa petite amie pour ne pas
qu'elle le prenne en pitié...
(ça m'émeut trop ces
bêtises, pas vous ?)
A 19h, on nous a apporté la première partie du
dîner. Je dis la première partie car c'était
là un vrai défilé qui avait commencé et
qui allait durer environ une heure et demie.
Là je dois dire que j'ai été assez malheureuse
: je n'aime vraiment pas la kaiseki,
la cuisine japonaise raffinée et traditionnelle, je lui
préfère de loin la cuisine familiale (c'est
l'échec de mon intégration qui me reste en travers de
la gorge XD).
J'ai donc picoré ça et là ce que je pouvais
manger, prenant au passage quelques photos de ces plats qui
étaient magnifiquement présentés, à
défaut de les manger.
Heureusement que les filles étaient là pour prendre
ce dont je ne voulais pas, un tel gâchis m'aurait fendu le
coeur...
Une fois la panse remplie, nous avons entrepris de regarder le
deuxième film que nous avions loué : Sakuran, adapté du manga du même nom par
Moyoco Anno.
Ce film raconte l'histoire d'une femme qui devient oiran, le
rang le plus haut que pouvaient atteindre les prostituées
durant l'ère Edo.
Et là... c'était fichu pour la compréhension.
Tout ce que j'ai compris, c'était quasiment à partir
des images. Le langage des charretiers de l'époque d'Edo
n'est pas à ma portée, je suis tout juste bonne
à comprendre les niaiseries d'une lycéenne
mièvre ! 
En tout cas ça faisait très longtemps que j'avais pas
glandé devant des DVD comme ça, j'avais oublié
à quel point c'était agréable.
Après avoir été rendre les films nous avons
été au bain où il n'y avait pas un chat
grâce à l'heure un peu tardive et c'est toutes rouges
et avec la peau toute douce que nous en sommes sorties pour
retrouver notre chambre où les futons avaient
été installés et sur lesquels nous nous sommes
empressées de rouler (il faut savoir cultiver les plaisirs
du quotidien, même stupides !)
Après avoir papoté jusqu'à assez tard nous
nous sommes endormies comme des bébés et sommes
reparties tranquillement le lendemain matin après un petit
déjeuner copieux (cette fois-ci dans la salle commune
contrairement au dîner luxueux de la veille qui nous avait
été servi dans notre chambre).
Bref c'était court mais génial, y'a rien de tel que
les sources chaudes pour se détendre et c'était
vraiment sympa de partir avec Miho, d'habitude on se retrouve
toujours toutes les deux avec Lorraine vu que les nippons n'ont
jamais le temps ! 
Et le tout pour seulement 15 000 yens par personne, ce qui peut
paraître cher mais ne l'était assurément pas
étant donné la qualité du service, de la
nourriture et de la chambre elle-même.
Accueil
Date de création : 05/08/07 Dernière mise à jour : 08/10/08 19:40 / 172 articles publiés
Après l'effort, le réconfort posté le vendredi 15 août 2008 19:18
Déposez un commentaire !
Tous les commentaires de l'article:
Après l'effort, le réconfort
-
Ben moi je dois avouer que je cherchais les films de Shun, et du coup j'ai vu qu'il y en avait un qui sortait dans nos salles =p Enfin, bon, bref, soit.... Même pas honte ! X3
D'ailleurs en ce moment je regarde Binbo Danshi... Mon dieu qu'il à l'air bête là-dedans ! Je sais pas quoi regarder en attendant le film Hanadan ou l'épisode spécial d'Hana Kimi... Je suis pitoyable !
-
Héhé je sais Valentine, penses-tu ! Mais j'ai cru comprendre que ce serait seulement dans quelques salles donc il ne sera sûrement pas doublé, rassure-toi.
Sinon désolée de te décevoir mais Shun ne cause pas, il ne fait qu'une très brève apparition ! (à vrai dire avant de chercher des infos sur le net sur ce film, je n'avais même pas remarqué qu'il était dedans...)
-
L'autre fin de Koizora : la petite amie, pas si con, a bien pige que Machin allait lache la rampe. Du coup, et par pure compassion, elle casse sa tirelire, achete une pelle, fait un grand trou derriere sa maison, et Whack! elle lui en fout un grand coup sur la cafetiere. Machin s'eteint sans souffrir. Dans le trou, et voila. La, tu pleures moins?
Les cigales lui font peur, nunuche! Tiens, voici la version cote Est des USA :
"La nuit dernière à Bloomington (Indiana, nord), des cigales ont commencé à sortir du sol par milliards", a déclaré mardi, photos à l'appui, Keith Clay, professeur de biologie à l'Indiana University à Bloomington, lors d'une conférence de presse à Washington.
Le nombre d'insectes pourrait se chiffrer en centaines de milliards pour le seul Etat de l'Indiana. Plusieurs dizaines de milliers de cigales peuvent parfois quitter le sol au pied d'un seul arbre. "Elles sont très synchronisées pour sortir ensemble" de terre, a précisé M. Clay."
-
Sakuran sort fin aout en France =D
J'espère que ce sera du Vostf... Si c'est VF, je me pends.... J'ose même pas imaginé la voix qu'ils colleraient à Shun !
-
Te fais un c/c de ce que j'ai pensé de wall-e, comme promis.
Bah merde, je l'ai trouvé excellent. Très bien construit, d'une constance remarquable, les deux robots sont attendrissants et le niveau de communication alors qu'il n'y a aucun dialogue est une vraie leçon. Niveau humour, Pixar ne joue à aucun moment sur le déjanté explosif, le comique gamin et le débile, et ça fait un bien fou. A part le captain (sympa), les humains sont limite anecdotiques mais quand même nickel dans leur rôle de grands ridicules, y'a juste ce qu'il suffit pour donner une histoire linéaire qui marche très bien. Niveau dessin animé nouvelle génération, j'ai pas vu mieux depuis l'age de glace. Et encore.
Et puis j'ai encore décroché le gros lot niveau code à recopier, limite flippant celui la: MST
Mattaku!
Accueil |
PC |
PS3 |
360 |
Wii |
PS2 |
DS |
PSP |
Web |
Jeux du moment : Les Chroniques de Spellborn PC | Manhunt 2 Wii | Mushroom men : Les Premiers Champignhommes DS | Resident Evil 5 PS3 | Resident Evil 5 360
Jeux du moment : Les Chroniques de Spellborn PC | Manhunt 2 Wii | Mushroom men : Les Premiers Champignhommes DS | Resident Evil 5 PS3 | Resident Evil 5 360

Waen
lun 18 aoû 2008 17:50