Samedi : débauche à Shibuya (encore et
toujours...)
Rendez-vous à 18h30 devant Hachikô avec nos deux
soeurs belges.
Les filles veulent voir ce célèbre quartier " d'jeune
" de soir et c'est la dernière fois que je vois nos deux
voyageuses avant leur retour alors il faut bien en profiter.

Ce soir, Lorraine, Ai ainsi que Senpai sont de la partie. C'est pas
le tout de vouloir faire du tourisme, il fait pouvoir le faire dans
des conditions optimales pour en profiter, soit le ventre plein.
Notre priorité après les présentations est
donc de nous nourrir et nous faisons une petite halte dans un
family restaurant. 
Nous remarquons la présence d'un punk pur et dur à la
table voisine, tout à fait le type de Lorraine qui se met
à baver.
" Laisse-tomber, il y a sa copine en face. Et puis de toutes
façons vu le nombre de trucs qu'il a sur la tronche je suis
sûre que l'embrasser, c'est un coup à attraper le
tétanos, dis-je en tentant tout de même de prendre le
phénomène en photo (discrétos, en
prétendant photographier Ai et Valentine
).
- Moui... bah de toute façon, comme nous le savons...
- Quoi, quoi ? demande Ai qui essaie de suivre la conversation en
français.
- Aaah mais non désolée Ai, on peut pas le dire
devant Senpai ! C'est très vexant. "
Elle insiste. Senpai aussi. Lorraine se lance.
" Ahem. Alors tu vois, d'après ce qu'on a vu et entendu
plusieurs fois, tout porterait à croire que les japonais
sont de très mauvais amants ! Du coup quand on en voit un
qui nous plaît on repense à cette triste
réalité et ça casse tout. Aaah pardon Senpai,
on le pense pas de toi hein, c'est juste les japonais en
général !!
- Hum c'est vrai, concède l'intéressé sans se
vexer, en fait les japonais manquent de technique.
- De technique ?
- Vous avez remarqué que dans les films ou séries
japonais, il n'y a jamais de scène d'amour, pas vrai ? Ils
s'embrassent tout juste du bout des lèvres. Comme le sexe
est un sujet tabou il n'y a aucune prévention à
l'école et on en parle pas non plus à la maison. Les
seules " informations " qu'on ait, c'est à partir des mangas
ou animes porno, donc qui ne sont pas réalistes, ou bien le
bouche à oreilles entre copains.
- En plus, ajoute Ai, comme les japonais sont timides, ils n'osent
pas parler ouvertement de sexualité avec leur copine et
comme les filles ont honte aussi, elles n'osent pas le dire quand
ça ne leur plaît pas donc la situation n'évolue
pas, dit-elle d'un ton grave. Mais comme Senpai est un peu bizarre,
il est différent ! assure-t-elle.
Maintenant qu'ils le disent, c'est vrai que ça semble
logique. Ce qui m'étonne le plus finalement, c'est qu'ils
semblent avoir conscience qu'ils sont " nuls ".
Nous finissons notre repas sur ces réflexions profondes et
nous mettons en route pour le Tower Records où les filles
craquent et achètent un puchi-puchi et un edamame (tout ça c'est la faute d'Alex
!) Quant à moi je me contente d'un single de NOIZ.
Après quelques purikura, la visite du quartier des love
hotels s'impose (c'est qu'il n'y a pas tellement de tourisme
à faire à Shibuya...
) Je constate avec plaisir que Lolita et
Valentine n'ont l'air d'avoir aucun mal à communiquer avec
nos deux nippons, en mélangeant l'anglais, le
français et quelques mots de japonais. Si c'est pas beau
ça !
Valentine est déjà sous le charme de notre
mini-japonaise, ce qui m'a l'air bien réciproque.
Je suis d'autant plus contente que ça faisait un bon moment
que je n'avais pas vu Ai, c'est toujours aussi bien quand on est
ensemble.
Nous arrivons dans le quartier des love hotels et après
avoir inspecté deux-trois façades, Ai tombe sur un
magasin à l'air on ne peut plus louche et s'empresse de
rentrer à l'intérieur, pas gênée pour
deux sous (je le dis toujours mais c'est pour ça que je
l'aime autant, une japonaise normale aurait sans doute fui, morte
de honte XD).
Je ne m'attarde pas sur la nature des produits douteux vendus dans
cette boutique mais en tout cas ça confirme le fait que
l'homme est bien le même partout et que la perversité
est universelle ! Je crois que notre petit groupe ne passe pas
inaperçu, faisant office de touristes au milieu de petits
couples légitimes ou illégitimes.
Après une dernière petite pause dans un MacDo le
temps de savourer une petite glace, nous redescendons
jusqu'à la gare où nous disons au revoir à
Valentine et Lolita.
Finalement cette visite de Shibuya s'est finie en tournée
des lieux à débauche du coin mais c'était une
soirée très instructive sur les moeurs sexuelles de
nos amis bridés ! XD
Et surtout, ça a été l'occasion de bien
rigoler une fois de plus.
Dimanche : Shamisen à Inokashira
Lorraine a sympathisé il y a un moment avec une
étudiante de première année, Natsuki.
Natsuki étudie le français comme si c'était un
jeu, Natsuki aime le foot et Natsuki a un ami qui joue du shamisen
le dimanche et qui lui a proposé d'amener les
étudiantes étrangères de la fac le voir jouer
au parc d'Inokashira, arguant que ça pourrait être
intéressant pour nous d'entendre un instrument
traditionnel.
Le shamisen est une sorte de guitare à trois cordes qui
vient de l'île d'Okinawa.
Pour les oreilles non habituées, ça produit un son
assez crispant, perso j'adore. 
Nous avions donc réuni toute notre petite communauté
internationale : Lisa, l'assistante américaine, Shû et
Gan plus Saori qui est notre nippone " internationale " et sommes
parties en direction du parc d'Inokashira (un des lieux
récurrents du drama Last Friends s'il vous plaît
!)
Les filles commencent à se faire des plans de sortie entre
elles : c'est de la fierté stupide mais ça nous fait
plaisir avec Lorraine d'avoir été " le lien " entre
elles, de se dire qu'elles ne se connaissaient pas avant qu'on les
présente et qu'elles continueront sûrement à se
voir même quand nous ne seront plus là.
Natsuki nous a présenté son ami, Yo-chan. Il
était accompagné de quelques amis musiciens
trentenaires, la plupart portaient le yukata, hommes comme femmes.
Nous attendions toutes debout, attendant le début de leur
performance mais ils nous ont tout de suite proposé de nous
asseoir derrière eux, à l'ombre des arbres et ils se
sont finalement tournés vers nous quand ils ont
commencé à jouer : c'est devenu un concert
privé ! Je n'avais pas du tout l'impression de
déranger, comme c'est parfois le cas avec JJJB. Ca faisait
bien longtemps que je n'avais pas pris le temps de ne rien faire,
juste de me poser quelque part et profiter du moment
présent.
En attendant le son du shamisen, je m'imaginais les îles du
sud du Japon où je rêve d'aller, l'espace de quelques
chansons j'étais en train de voyager quand ma tête
quand une voix m'a réveillée : " Dites, vous
connaissez quoi comme chanson traditionnelle japonaise ?
- Shima uta !
- Shima uta ?! Ok, alors c'est parti ! Tenez, voilà les
paroles, nous a-t-on dit en nous brandissant une feuille sous le
nez, maintenant vous chantez aussi ! nous a-t-on annoncé
avec un grand sourire.
Non seulement on avait l'impression qu'ils jouaient pour nous, mais
en plus ils nous faisaient participer ! Alors on a chanté au
son du shamisen, de la guitare et du violon.
Shima uta, Country Road, Ue o muite
arukô.
La plupart des passants regardaient amusés notre petit
groupe hétérogène formé de musiciens
trentenaires et jeunes étudiantes
étrangères.
Profitant d'une petite pause " goûter " où ils ont
gentiment partagé avec nous quelques bricoles à
grignoter et nous ont aspergé de produit anti-moustique,
Yo-chan a essayé d'enseigner à Lorraine deux ou trois
notes.
Nous avons bientôt été rejoints par un couple
d'amis à lui et leur bébé dont le papa
était italien, histoire d'ajouter encore un peu plus d' "
internationalité ". 
Et puis on a recommencé à chanter. Un homme
d'âge moyen qui passait par là en bicloune nous a
rejoint. Lui aussi il voulait chanter Shima Uta. Après notre
interprétation il nous a serré la main, nous parlant
à moitié en anglais, à moitié en
japonais. On a pris des photos débiles et il est reparti sur
son bicloune dans un grand " see yooooou ! "
Peut-être que c'était parce que c'était une
musique évoquant le sud, peut-être que c'est parce
qu'il faisait plus de 30°, peut-être parce que
c'était des gens vraiment chaleureux, peut-être les
trois, mais ça sentait vraiment l'été
aujourd'hui... 
Et peu importe que je me sois encore fait dévorer les
mollets par des suceurs de sang (elle devait être
périmée cette bombe... ;p)
J'ai une nouvelle perspective d'avenir : je ne veux plus être
vendeuse de nuit dans un konbini, ni serveuse dans un maid
café, ni employée de gare à Sengawa, je veux
jouer du shamisen ! *\o/*
Photo : cette photo me met en joie, elle est complètement
absurde ! XD
Et voici la vidéo de notre prestation sur Shima
uta !
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Date de création : 05/08/07 Dernière mise à jour : 08/10/08 19:40 / 172 articles publiés
Un weekend comme je les aime posté le lundi 14 juillet 2008 16:52
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