Accueil Date de création : 05/08/07 Dernière mise à jour : 08/10/08 19:40 / 172 articles publiés
 

Un weekend comme je les aime  posté le lundi 14 juillet 2008 16:52

Samedi : débauche à Shibuya (encore et toujours...)
Rendez-vous à 18h30 devant Hachikô avec nos deux soeurs belges.
Les filles veulent voir ce célèbre quartier " d'jeune " de soir et c'est la dernière fois que je vois nos deux voyageuses avant leur retour alors il faut bien en profiter. {#}
Ce soir, Lorraine, Ai ainsi que Senpai sont de la partie. C'est pas le tout de vouloir faire du tourisme, il fait pouvoir le faire dans des conditions optimales pour en profiter, soit le ventre plein. Notre priorité après les présentations est donc de nous nourrir et nous faisons une petite halte dans un family restaurant. {#}
Nous remarquons la présence d'un punk pur et dur à la table voisine, tout à fait le type de Lorraine qui se met à baver.
" Laisse-tomber, il y a sa copine en face. Et puis de toutes façons vu le nombre de trucs qu'il a sur la tronche je suis sûre que l'embrasser, c'est un coup à attraper le tétanos, dis-je en tentant tout de même de prendre le phénomène en photo (discrétos, en prétendant photographier Ai et Valentine {#}).
- Moui... bah de toute façon, comme nous le savons...
- Quoi, quoi ? demande Ai qui essaie de suivre la conversation en français.
- Aaah mais non désolée Ai, on peut pas le dire devant Senpai ! C'est très vexant. "
Elle insiste. Senpai aussi. Lorraine se lance.
" Ahem. Alors tu vois, d'après ce qu'on a vu et entendu plusieurs fois, tout porterait à croire que les japonais sont de très mauvais amants ! Du coup quand on en voit un qui nous plaît on repense à cette triste réalité et ça casse tout. Aaah pardon Senpai, on le pense pas de toi hein, c'est juste les japonais en général !!
- Hum c'est vrai, concède l'intéressé sans se vexer, en fait les japonais manquent de technique.
- De technique ?
- Vous avez remarqué que dans les films ou séries japonais, il n'y a jamais de scène d'amour, pas vrai ? Ils s'embrassent tout juste du bout des lèvres. Comme le sexe est un sujet tabou il n'y a aucune prévention à l'école et on en parle pas non plus à la maison. Les seules " informations " qu'on ait, c'est à partir des mangas ou animes porno, donc qui ne sont pas réalistes, ou bien le bouche à oreilles entre copains.
- En plus, ajoute Ai, comme les japonais sont timides, ils n'osent pas parler ouvertement de sexualité avec leur copine et comme les filles ont honte aussi, elles n'osent pas le dire quand ça ne leur plaît pas donc la situation n'évolue pas, dit-elle d'un ton grave. Mais comme Senpai est un peu bizarre, il est différent ! assure-t-elle.
Maintenant qu'ils le disent, c'est vrai que ça semble logique. Ce qui m'étonne le plus finalement, c'est qu'ils semblent avoir conscience qu'ils sont " nuls ".

Nous finissons notre repas sur ces réflexions profondes et nous mettons en route pour le Tower Records où les filles craquent et achètent un puchi-puchi et un edamame (tout ça c'est la faute d'Alex !) Quant à moi je me contente d'un single de NOIZ.
Après quelques purikura, la visite du quartier des love hotels s'impose (c'est qu'il n'y a pas tellement de tourisme à faire à Shibuya... {#}) Je constate avec plaisir que Lolita et Valentine n'ont l'air d'avoir aucun mal à communiquer avec nos deux nippons, en mélangeant l'anglais, le français et quelques mots de japonais. Si c'est pas beau ça !
Valentine est déjà sous le charme de notre mini-japonaise, ce qui m'a l'air bien réciproque.
Je suis d'autant plus contente que ça faisait un bon moment que je n'avais pas vu Ai, c'est toujours aussi bien quand on est ensemble.
Nous arrivons dans le quartier des love hotels et après avoir inspecté deux-trois façades, Ai tombe sur un magasin à l'air on ne peut plus louche et s'empresse de rentrer à l'intérieur, pas gênée pour deux sous (je le dis toujours mais c'est pour ça que je l'aime autant, une japonaise normale aurait sans doute fui, morte de honte XD).
Je ne m'attarde pas sur la nature des produits douteux vendus dans cette boutique mais en tout cas ça confirme le fait que l'homme est bien le même partout et que la perversité est universelle ! Je crois que notre petit groupe ne passe pas inaperçu, faisant office de touristes au milieu de petits couples légitimes ou illégitimes.
Après une dernière petite pause dans un MacDo le temps de savourer une petite glace, nous redescendons jusqu'à la gare où nous disons au revoir à Valentine et Lolita.
Finalement cette visite de Shibuya s'est finie en tournée des lieux à débauche du coin mais c'était une soirée très instructive sur les moeurs sexuelles de nos amis bridés ! XD
Et surtout, ça a été l'occasion de bien rigoler une fois de plus.

Dimanche : Shamisen à Inokashira
Lorraine a sympathisé il y a un moment avec une étudiante de première année, Natsuki.
Natsuki étudie le français comme si c'était un jeu, Natsuki aime le foot et Natsuki a un ami qui joue du shamisen le dimanche et qui lui a proposé d'amener les étudiantes étrangères de la fac le voir jouer au parc d'Inokashira, arguant que ça pourrait être intéressant pour nous d'entendre un instrument traditionnel.
Le shamisen est une sorte de guitare à trois cordes qui vient de l'île d'Okinawa.
Pour les oreilles non habituées, ça produit un son assez crispant, perso j'adore. {#}
Nous avions donc réuni toute notre petite communauté internationale : Lisa, l'assistante américaine, Shû et Gan plus Saori qui est notre nippone " internationale " et sommes parties en direction du parc d'Inokashira (un des lieux récurrents du drama Last Friends s'il vous plaît !)
Les filles commencent à se faire des plans de sortie entre elles : c'est de la fierté stupide mais ça nous fait plaisir avec Lorraine d'avoir été " le lien " entre elles, de se dire qu'elles ne se connaissaient pas avant qu'on les présente et qu'elles continueront sûrement à se voir même quand nous ne seront plus là.
Natsuki nous a présenté son ami, Yo-chan. Il était accompagné de quelques amis musiciens trentenaires, la plupart portaient le yukata, hommes comme femmes. Nous attendions toutes debout, attendant le début de leur performance mais ils nous ont tout de suite proposé de nous asseoir derrière eux, à l'ombre des arbres et ils se sont finalement tournés vers nous quand ils ont commencé à jouer : c'est devenu un concert privé ! Je n'avais pas du tout l'impression de déranger, comme c'est parfois le cas avec JJJB. Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas pris le temps de ne rien faire, juste de me poser quelque part et profiter du moment présent.
En attendant le son du shamisen, je m'imaginais les îles du sud du Japon où je rêve d'aller, l'espace de quelques chansons j'étais en train de voyager quand ma tête quand une voix m'a réveillée : " Dites, vous connaissez quoi comme chanson traditionnelle japonaise ?
- Shima uta !
- Shima uta ?! Ok, alors c'est parti ! Tenez, voilà les paroles, nous a-t-on dit en nous brandissant une feuille sous le nez, maintenant vous chantez aussi ! nous a-t-on annoncé avec un grand sourire.
Non seulement on avait l'impression qu'ils jouaient pour nous, mais en plus ils nous faisaient participer ! Alors on a chanté au son du shamisen, de la guitare et du violon.
Shima uta, Country Road, Ue o muite arukô.
La plupart des passants regardaient amusés notre petit groupe hétérogène formé de musiciens trentenaires et jeunes étudiantes étrangères.
Profitant d'une petite pause " goûter " où ils ont gentiment partagé avec nous quelques bricoles à grignoter et nous ont aspergé de produit anti-moustique, Yo-chan a essayé d'enseigner à Lorraine deux ou trois notes.
Nous avons bientôt été rejoints par un couple d'amis à lui et leur bébé dont le papa était italien, histoire d'ajouter encore un peu plus d' " internationalité ". {#}
Et puis on a recommencé à chanter. Un homme d'âge moyen qui passait par là en bicloune nous a rejoint. Lui aussi il voulait chanter Shima Uta. Après notre interprétation il nous a serré la main, nous parlant à moitié en anglais, à moitié en japonais. On a pris des photos débiles et il est reparti sur son bicloune dans un grand " see yooooou ! "
Peut-être que c'était parce que c'était une musique évoquant le sud, peut-être que c'est parce qu'il faisait plus de 30°, peut-être parce que c'était des gens vraiment chaleureux, peut-être les trois, mais ça sentait vraiment l'été aujourd'hui... {#}
Et peu importe que je me sois encore fait dévorer les mollets par des suceurs de sang (elle devait être périmée cette bombe... ;p)
J'ai une nouvelle perspective d'avenir : je ne veux plus être vendeuse de nuit dans un konbini, ni serveuse dans un maid café, ni employée de gare à Sengawa, je veux jouer du shamisen ! *\o/*

Photo : cette photo me met en joie, elle est complètement absurde ! XD
Et voici la vidéo de notre prestation sur Shima uta !

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