Impossible de travailler tranquillement en cette belle
journée du 6 mai, vautrées sur la terrasse du
Starbucks avec Lorraine et plongées dans nos
révisions : il y a trop d'animation à Sengawa !
Un homme bizarre s'approche de nous pour nous demander s'il peut
s'asseoir à notre table, nous refusons poliment, il va
s'asseoir plus loin derrière nous et je sens des ondes
meurtrières converger dans mon dos et qui m'empêchent
de me concentrer.
Un zigoto arrive avec trois mini-chiens affreux et les attache
à côté de nous le temps d'aller chercher son
café. Nous observons ces petites crottes sur pattes :
- Leurs têtes font flipper, on dirait des Gremlins...
- On a pas idée d'habiller des chiens... pauvres bêtes
quand même.
- Aaaah non, me regardez pas avec vos petits yeux globuleux !
Réactions des japonaises passant près des
intéressés : Ooooooh ils sont trop mignoooooons
!
Nous reprenons nos manuels, effondrées par les efforts qu'il
nous faudra encore fournir pour parvenir à s'intégrer
dans ce pays (on arrive pourtant à boire du thé vert
froid sans rechigner maintenant, et même pire, on AIME
ça !)
" Yo ! Ouate ariou douïngue " nous demande un garçon
avec un drôle d'accent qui vient s'accouder à notre
table. Boule à zéro, boucle d'oreille, vêtu
d'un Tshirt et d'un jean trois fois trop larges pour lui : pas de
doute possible, nous voilà faces à notre premier
ouaich japonais !
- Euh tu sais, on préfère parler en japonais...
- Oh, vous étudiez le japonais ! Z'êtes d'où ?
Américaines ?
- Non, on est françaises.
- Ah, j'croyais que vous étiez américaines, j'ai
passé un an là-bas. Alors c'est comment ici ?
Si on allait manger un truc ensemble ?
- Hein ? Quoi ? Là maintenant tout de suite ?!
Nous déclinons gentiment l'offre de ce garçon assez
direct qui s'en va sans demander son reste, un peu
déçu mais pas collant ni agressif pour deux
sous.
On fait nos courses, on regrette un peu : il avait l'air
plutôt marrant au fond, en plus sa façon de parler
était originale, ça nous aurait fait un bon
entraînement. XD
Nous rentrons sur nos beaux vélos et qui voit-on promener
son chien le long de la rivière ?
- Oh, les onee-chan tachi (frangines) de tout à l'heure
!
- Waah il est trop beau ton chien ! m'écrie-je avant que la
boule de poils ne vienne me lécher la main et non pas me la
croquer.
- Il s'appelle Yû, ça s'écrit avec le
caractère de " gentil ".
- Et toi, tu t'appelles comment au fait ? demande Lorraine.
- Masaru !
On se présente, on fait " check ", nous nous excusons de
l'avoir quasiment envoyé bouler plus tôt dans la
journée disant qu'on a juste été surprises par
son côté direct et rentrons chez nous avec la
certitude de le recroiser un jour le long de la
rivière.
Après tout, un garçon qui appelle son chien " Gentil
" ne peut pas être foncièrement mauvais.
Pourquoi je vous raconte tout ça ? Je ne sais pas trop, mais
j'aime bien mon petit quotidien à Sengawa, je l'aime
beaucoup même...
Et j'aime encore plus cette sensation d'être ici comme chez
moi, comme si ça avait toujours été le cas.
Réviser en buvant mon chocolat chaud M size au Starbucks,
faire mes courses au Tsuru-kame et au Marusho (et dans cet ordre
!), passer chez le disquaire voir s'ils ont des nouveaux CD de Bump
of Chicken d'occasion ou des DVD pas chers, retrouver Ai en retard
devant la gare, faire un tour à Its'demo " juste pour voir "
et encore repartir avec une babiole inutile, aller payer mes
factures au konbini à 23h et y acheter des Petit Bit ou
autres cochonneries chocolatées, aller manger au Royal Host
avec Lorraine en rentrant des concerts, faire de la
balançoire sous l'autoroute, tout ça me semble
très naturel.
Mais tout ça aura une fin, bien trop proche à mon
goût.
Il y a justement comme un air de fin ces derniers temps,
sûrement parce que les beaux jours sont de retour. En hiver
je me disais " pouaaah j'ai largement le temps, je commencerai
à m'inquiéter quand les beaux jours seront là
! "
Mais les voilà, ils sont là, ils sont revenus sans
que je m'en rende compte, les fourbes !
J'ai même sorti mon beau fûrin et je l'entends tinter pendant ma pause
déjeuner.
Bref dans trois mois l'aventure sera terminée mais j'ai
encore tellement de choses à faire ici.
Il ne s'agit pas tant de mes petites habitudes mais de mes
relations avec les gens.
J'ai l'impression que beaucoup se réveillent maintenant et
viennent de réaliser qu'on ne sera pas là
éternellement, pour certaines personnes il ne manque qu'un
petit quelque chose pour qu'on puissent devenir vraiment amis, on a
eu du mal à " s'imposer " dans leur vie et maintenant que
ça commence à y être il faut songer au
retour.
Et même si je reviens au Japon, ce qui est certain car je
ferai tout pour, les choses ne seront plus jamais comme
maintenant.
Bien sûr, ce sera l'occasion de faire d'autres rencontres et
de nouvelles expériences mais je suis déjà une
petite vieille qui aime préserver ses habitudes !
(^_^)
Du coup quand je reviendrai je me demande où aller : je suis
tiraillée entre l'envie de découvrir d'autres coins
du Japon autrement qu'à travers les petits voyages que j'ai
pu faire et en même temps j'aime beaucoup Tôkyô
et tous les amis que je me suis fait y sont.
Enfin l'heure n'est pas encore au retour au Japon, j'y suis encore
et je profite de chaque jour !!!
Ainsi va la vie à Sengawa posté le jeudi 08 mai 2008 11:38
Tadaima posté le mardi 06 mai 2008 06:56
" Tadaima ", c'est le mot que disent les japonais quand ils
rentrent chez eux, un peu l'équivalent de notre " je suis
là, je suis rentré ".
Et les personnes présentes dans la maison répondent "
Okaerinasai ".
En effet, je suis rentrée à la maison ces deux
derniers jours : je suis allée dans le Tochigi ! 
Mais avant ça, j'ai vu Yuuki samedi soir !
Je vous avais bien dit que je l'aurais, mon rendez-vous niark niark
niark ! 
Essayer de retrouver quelqu'un un samedi soir - qui plus est,
férié - à 18h à Shibuya devant la
statue de Hachikô relève de l'impossible. C'est
généralement dans ces moments-là que je
reconnais volontiers l'utilité des téléphones
portables.
Surtout pour entendre un " bonjour mademoiselle " en
français à l'autre bout du fil huhu.![]()
Il m'a d'abord emmenée dans un café à
l'anglaise qui était assez sympa mais comme on avait du mal
à s'entendre causer on a fini la soirée dans une
izakaya.
On a passé cinq bonnes heures à papoter de tout et de
rien, les sorties à plusieurs c'est très sympa mais
c'est vrai que pour connaître un peu mieux une personne,
être juste deux c'est mieux ! Et surtout, SURTOUT, j'ai
réalisé un de mes rêves idiots : toucher des
cheveux de japonaaaaaais ! (après tout Senpai a bien
osé me le demander alors j'me suis lancée aussi : dis
Yuuki, j'ai une requête stupide, je peux toucher tes cheveux
pour voir ? XD)
Des cheveux bien noirs et raides aah j'étais contente,
maintenant je peux mourir heureuse. 
En tout cas ce qui est bien quand on sort avec un travailleur,
c'est que c'est lui qui paye tout XD * n'a pas encore
reçu son salaire et se nourrit de nouilles
instantanées depuis une semaine *
Dimanche matin je suis partie assez tôt pour le Tochigi
(comment ça je change brutalement de sujet ? Vous vouliez
savoir la suite ? Je vous laisse croire ce qui vous plaira huhu
Quelle fourbe je
suis...) Bref je suis arrivée somnolente à la gare
d'Utsunomiya à midi après environ deux heures de
transport pour être accueillie par une Ai toujours aussi
souriante et en forme !
Ca faisait déjà cinq mois depuis la dernière
fois, au Nouvel An, que le temps passe vite !
En début d'après midi nous avons pas mal
glandouillé, j'ai somnolé le regard perdu dans le
vide pendant qu'Ai jouait du piano, c'était la
première fois depuis très longtemps que j'avais
réellement l'impression d'être en vacances. En mars je
n'avais pas arrêté de bouger et en plus la fac nous
avait pas mal téléphoné donc j'avais repris
les cours à peu près aussi claquée qu'avant
les vacances voire plus.
Mais là quel calme, à la campagne en plus, et par un
temps magnifique, aaaaah... 
Le 5 mai est le " Kodomo no hi ", le jour des enfants (nom
honteusement mensonger vu qu'il ne célèbre que les
garçons
) et quelques jours avant, les gens hissent
un koinobori, une " bannière à
carpes " à l'extérieur leur maison.
En haut de cette bannière se dresse une espèce de
banderole multicolore (fukinagashi), puis une grosse carpe noire
représentant le père (magoi), une plus petite rouge
représentant la mère (higoi) puis des carpes plus
petites représentant les fils de la maison (bleue, verte et
violette du plus âgé au plus jeune).
Quand le vent souffle, il s'engouffre par les bouches de ces carpes
et les fait onduler dans le ciel comme si elles nageaient, en tout
cas l'effet est bien rendu car c'est presque aussi répugnant
que les vraies !
Pour le côté symbolique on raconte aussi que les
garçons devront affronter la vie avec le même esprit
combatif que les carpes qui luttent à travers le courant que
forme le vent.
Mais revenons à nos moutons, comme Onee-chan voulait y
goûter depuis longtemps nous avons préparé de
la ratatouille avec Ai pour le dîner, bien que ce ne soit pas
vraiment un plat de saison !
Par chance je l'ai réussie, je crois même que
c'était la meilleure que j'ai jamais faite, l'honneur de la
cuisine française sera donc préservé pour
cette fois-ci ! * ouf *
Après le dîner Otoo-san m'a montré un taiga
(drama historique) racontant la vie d'Atsu-hime, la femme d'un des
shôgun Tokugawa, j'aime bien quand on fait nos geeks de
l'histoire japonaise tous les deux !
Nous sommes ensuite allées aux bains
publics avec Ai, nous racontant nos trucs de filles en savourant
notre bain.
Le lendemain Senpai a déboulé dans le Tochigi ! Nous
sommes allés le chercher à la gare en fin de
matinée et sommes allés manger des
célèbres gyôzas d'Utsunomiya puis nous sommes
allés à la " cueillette aux fraises " ! Sur
réservation on pouvait se rendre dans une serre où
sont cultivées des fraises et en manger à
volonté pendant une demi-heure !
Les fraises du Tochigi sont excellentes, je me suis encore fait
exploser la panse et encore, j'ai trouvé que j'avais un
petit appétit...
Le pauvre Senpai est déprimé, tout le monde a fini
par l'appeler Senpai... j'essaie parfois de l'appeler Yoshiki pour
lui faire plaisir mais j'y arrive pas, c'est plus fort que moi !!!

Nous avons fait un petit karaoke pour digérer et sommes
allés au restaurant avant de reprendre la route pour
Tôkyô.
J'avais onee-chan, otoo-san et okaa-san assis en face de moi,
Senpai et Ai à ma gauche et je regardais tout ce petit monde
manger quand ils se sont mis à parler d'un sujet ô
combien tragique mais inéluctable : mon retour en
France.
Otoo-san et okaa-san se demandaient comment ils allaient
s'organiser pour m'accompagner à l'aéroport, Ai et
Senpai disaient qu'ils imprimeraient des photos géantes de
moi et qu'ils en feraient des posters à coller sur tous les
murs pour que je leur manque moins, et tout le monde en parlait de
façon tellement naturelle que j'ai senti à un moment
les larmes me monter aux yeux face à autant de gentillesse,
par rapport à ces gens qui m'ont tout donné alors
même qu'ils ne me connaissaient pas et que bientôt je
ne verrai plus... Il n'y a bien que d'un point de vue juridique
qu'ils ne m'ont pas adoptée.
Venir du Tochigi jusqu'à Tôkyô en voiture et
ensuite se cogner les trois heures jusqu'à l'aéroport
de Narita on peut dire que c'est une sacrée corvée,
un service à la limite, mais pour eux, à les entendre
parler, c'est tout simplement naturel.
Nous sommes arrivés à Sengawa vers 23h et je suis
encore rentrée avec moults cadeaux : des gyôzas, du
riz cultivé par ojii-chan, des soba au sakura achetés
par obaa-san et j'en passe. Quand je pense que j'hésitais
à aller dans le Tochigi durant la Golden Week sous
prétexte de révisions, j'ai bien fait d'y aller quand
même, il sera toujours temps d'étudier plus tard ! Les
moments passés avec les gens sont tellement précieux.

L'ambiance est toujours tellement chaleureuse avec eux que quand je
rentre chez moi je suis un peu tristounette, oui, moi,
surnommée l'ours, l'ermite ou encore le pitbull !

Heureusement Lorraine était là, je l'ai
croisée en rentrant qui s'apprêtait à
raccompagner Masataka à la gare, nous avons donc fait le
chemin tous les trois et sur le retour vu qu'il faisait bon on
s'est dit qu'on allait se balader un ptit peu, ce qui nous a
conduit jusqu'à la balançoire de nos pauses jogging !
C'est que ça faisait deux jours qu'on s'était pas
vues, imaginez la montagne de choses qu'on avait à se
raconter... XD
Sur le chemin on a croisé plein de gens à vélo
et il faut savoir une chose : le soir, à vélo, les
gens chantent !!! Et ils sont à fond dedans ! Ils se croient
tout seuls du coup ils s'en donnent à coeur joie, c'est
excellent ! XD
Je veux faire pareil un jour, une balade-karaoke nocturne à
vélo. (*o*)
Sur le chemin du retour nous sommes passées devant chez Ai
et en avons profité pour les enquiquiner elle et... Senpai !
qui avait été déposé en voiture devant
la gare mais qui était revenu en douce jusqu'à chez
Ai huhu le petit voyou... 
Ah c'est beau la jeunesse !
Nous avons conclu toutes les deux cette bonne
journée/soirée chez Lorraine avec un verre d'umeshu
maison qu'elle a ramené de son séjour à
Fukushima chez la famille de Masataka (eh oui, on boit à
deux à 2h du matin, irrécupérables).
Il n'y a pas que grâce à Ai et sa famille que je vais
toujours bien, si je n'avais pas eu Lorraine je pense qu'il y
aurait eu des jours où je me serais vraiment sentie seule,
mais là on se voit presque tous les jours, on rigole tout le
temps vu qu'on a toutes les deux un pète au casque et on a
vraiment pris nos habitudes comme deux petites vieilles (tu as vu
un peu cette belle déclaration d'amitié que je te
fais ? XD)
Enfin c'était une très bonne semaine de vacances qui
s'est achevée dans l'allégresse la plus totale et je
suis d'attaque pour reprendre les cours demain matin ! 
Quelques nouvelles posté le vendredi 02 mai 2008 11:11
Cet article n'a pas vraiment de thème particulier alors
on va y aller chronologiquement, histoire que ce soit un peu moins
le bazar : dimanche 27, j'ai rencontré une déesse
!
Si, si, pour de vrai, en la personne d'Aki, la copine d'Alex.

Cette fille est suprême : elle est jolie (en étant
naturelle), marrante, et surtout très classe (ceinture noire
d'aikido s'il vous plaît !
) A force d'être à Shirayuri
j'ai tendance à oublier que toutes les japonaises ne
s'habillent pas avec des jupes à froufrous et ne s'extasient
pas en poussant des cris suraigüs quand elles trouvent quelque
chose mignon.
Enfin bon elle ne donne pas l'impression d'être une petite
femme fragile et je pense que ça doit pas être tous
les jours facile à vivre ici... Maintenant en tout cas on
est plus nombreuses pour charrier Alex, on peut faire des combo de
vannes mouhahahaha. 
Dimanche nous sommes donc allés tous les quatre (Aki, Alex,
Lorraine et moi) voir le " Tsutsuji matsuri ", un festival
dédié aux fleurs dans la ville de Nedzu.
Le festival se déroulait dans l'enceinte d'un temple, il
faisait un temps magnifique et comme ce spectacle coloré
attirait beaucoup de monde il y avait également plein de
petits stands de nourriture et jeux ainsi que des artistes amateurs
(chanteurs de nô ou joueurs de wadaiko, les gros tambours
japonais) qui se produisaient dans l'enceinte du temple.
Le but de la balade consistait tout bêtement à se
promener au milieu des fleurs en les admirant (pour la modique
somme de 200 yens), mais on peut dire qu'il y avait de quoi faire,
d'autant que les rayons du soleil se reflètaient sur les
fleurs, ça rendait le spectacle encore plus
magnifique.
Sans parler de leur parfum qui nous assaillait quand on marchait en
plein milieu !
Sinon en ce moment c'est la Golden Week ! Une succession de cinq
jours fériés allant du 29 avril au 5 mai (et comme le
3 et le 4 tombent sur un weekend cette année, la "
férietude - je t'emprunte ton mot Lorraine - a
été décalée sur des jours de semaine
pour ne pas que les gens se fassent arnaquer XD). Le 29 avril
commémore la naissance de l'empereur Shôwa, le 3 mai
la constitution, le 4 la nature et le 5 les enfants !
C'est donc profitant du pont que nous sommes allées "
étudier " au parc Yoyogi mercredi avec Lorraine. C'est le
moment qu'ont choisi nos deux zigotos pour redonner des nouvelles,
confirmant que la balade en voiture à Yokohama tenait
toujours. Nous avons hésité un moment entre les
ignorer, les trucider pour nous avoir rappelées seulement
maintenant ou leur pardonner et avons opté pour la
troisième option quand nous avons appris plus tard dans la
soirée qu'ils travaillaient treize heures par jour...
Quand je pense que j'avais déjà préparé
un mail assassin à leur attention, heureusement que je ne
leur avais pas envoyé... XD
Nous avons donc retrouvé Yuuki et Nobu et sommes
montées dans leur bolide, en route pour Yokohama ! Ca
faisait vraiment longtemps que j'avais pas fait de balade en
voiture, j'avais oublié à quel point c'était
agréable (du coup j'ai bien failli m'endormir).
Quand je pense que la première fois qu'ils avaient
lancé l'idée de cette balade on avait
hésité pendant trois plombes, pensant que
c'était des serial killers potentiels... 
Tout le monde s'était fichu de nous, disant que
c'était juste un plan drague et je crois dans le fond que
c'était plus proche de la réalité... XD
Cette fois un peu moins de rigolade, on a été un peu
sérieuses aussi et on a pu leur dire ce qu'on avait sur le
coeur : que beaucoup de gens nous trouvaient marrantes à
voir une ou deux fois mais qu'ils y trouvaient ensuite moins
d'intérêt et que du coup on se retrouvait
frustrées, que parfois on en avait un peu marre d'être
juste " les françaises ", enfin ce genre de choses...
Ca fait plaisir de pouvoir le dire à des japonais, et
surtout à des japonais qui le comprennent !
En tout cas c'était vraiment sympa, il faisait doux et
Yokohama de nuit est vraiment magnifique, toutes les
lumières de la ville se reflètent sur la surface de
l'eau, ça brille de partout ! *o*
Du coup ça m'a fait penser à Yôsuke qui habite
là-bas, ça fait super longtemps que je ne les ai pas
vus avec Takashi... Encore ce maudit shûkatsu !!!
Sur la route du retour on s'est arrêtés pour manger
des râmens et on est pas rentrés trop tard à
Sengawa (qu'est-ce que c'est agréable quand même de se
faire reconduire jusque devant chez soi, ça change du train
).
A la fin de la soirée j'ai osé me lancer et j'ai
proposé une sortie à Yuuki, sortie qu'il a
accepté mouhahahaha (vas-y Camille, fonce !
)
Le lendemain, jeudi premier mai, je suis allée avec Saori et
des amies à elle au musée Ghibli, le
célèbre studio des films d'animation fondé par
Hayao Miyazaki et Isao Takahata.
Il se situe à Mitaka, une petite ville de banlieue à
environ vingt minutes de bus de Sengawa et allez savoir pourquoi
mais il faut se procurer les places à l'avance en les
commandant, on ne peut pas les acheter sur place. Il faut le savoir
pour ne pas se retrouver comme une nouille à l'entrée
du musée sans pouvoir y entrer !
Ce qui est vraiment sympa dans ce petit musée, ce sont le
cadre et les décors : il est situé près d'un
parc donc il est cerné par la verdure, on ne voit que
ça, c'est très calme et apaisant. Une fois dans le
musée-même, on se balade de pièce en
pièce en admirant des petites animations, des artworks et
des storyboards dans des décors qui rappellent tour à
tour l'atelier de Piccolo, le château de Howl, la
planète de Laputa, la cour de la maison de Kiki...
Avant de partir nous avons également pu assister à un
court-métrage des studios Ghibli dans une petite salle et
nous sommes passées par la boutique de souvenirs qui offrait
plutôt pas mal de choix et à des prix tout à
fait raisonnables (contrairement à Disneyland qui assassine
avec les prix...) Je m'en suis tirée pour un peu plus de 500
yens (soit 3€) avec deux badges et un autocollant Porco
Rosso.
Le musée dispose également d'un café mais les
prix sont nettement plus chers par rapport à la boutique
alors nous n'y sommes pas allées.
Ce qui est assez marrant c'est que les Ghibli qui ont le plus de
succès au Japon sont ceux qui en ont eu le moins en France
comme Mon voisin Totoro ou Kiki la petite sorcière,
jugés un peu trop enfantins par les français qui ont
découvert les films Ghibli avec Princesse Mononoke ou Le
voyage de Chihiro et qui les considèrent
généralement comme les meilleurs.
Je pense que c'est tout simplement une raison sentimentale qui est
derrière tout ça : les japonaises de ma
génération ont grandi en regardant Totoro et Kiki et
forcément on est plus facilement marqué durant notre
enfance ! XD
En ce qui me concerne je préfère Porco Rosso,
sûrement parce que c'est le premier que j'ai vu quand
j'étais petite ! Toujours ce lien avec notre enfance huhu.

En revenant du musée j'ai frôlé l'arrêt
cardiaque ! Mon vélo, mon précieux et surtout tout
neuf vélo avait disparu ! 
Avec ma paranoïa française j'ai tout de suite
pensé qu'on me l'avait volé (alors que je l'avais
attaché) mais en fait non, il avait juste été
déplacé pour " stationnement gênant ", quel
soulagement...
N'empêche je suis contente parce que dans le panier j'ai
trouvé plusieurs papiers " stationnement gênant ",
ça c'est du souvenir qui pète, un truc collector
qu'on peut pas trouver quand on est un simple touriste, en plus
ça montre bien l'étendue de mon statut de voyou au
Japon ! V(^_^)V (mais je gênais même po c'était
même po vrai
...)
Enfin, un bon début de Golden Week dans l'ensemble !
Photo : Tsutsuji matsuri à Nedzu
Double homicide sanglant évité grâce à l'intervention fortuite d'un costume-pyjama posté le mardi 29 avril 2008 18:13
Bon en fait cet article va être contredit par le
prochain mais comme je l'ai écrit j'ai envie de le publier
quand même !
Vous rappelez vous de Yuuki et Nobu, les deux salarimen
rencontrés par hasard lors d'une promenade à Harajuku
?
Eh bien ce n'est pas la peine de faire l'effort de retenir leurs
noms car je crois qu'on ne les reverra jamais... 
Nous devions normalement nous voir tous les quatre le 30 mais le
lieu et l'heure de rendez-vous n'ayant pas encore été
décidés, nous avions envoyé un mail quatre
jours plus tôt pour avoir des nouvelles. Pas de
réponse.
" Bon ils sont occupés, après tout il reste encore un
peu de temps avant le 30 " pensions-nous. Arrivent le 27, le 28,
puis le 29. Silence radio.
S'il y a bien une chose qui m'énerve c'est l'incertitude,
attendre pendue à ma boîte mail une réponse qui
ne vient pas. Et bien évidemment, plus on attend, pire
c'est.
Je passais donc le temps en massacrant d'innocents Teletubbies, cible idéale pour se venger
des japonais : ce sont des créatures asexuées et
hautes en couleur tout comme eux dixit Lorraine (oui, ce genre de
comportement nous rend bêtement racistes XD), accumulant les
headshots quand l'image de Yuuki me venait à l'esprit.
J'ai fini par les appeler dans l'après-midi du 29. "
Transfert sur messagerie ", pas de rappel.
...
S'ils ne voulaient plus nous voir ils auraient pu au moins pu avoir
le courage d'inventer une excuse bidon, mais non, ils ont
préféré nous ignorer superbement. 
Quand je pense que Yuuki veut dire " courage ", tu parles ! Je
savais déjà que la lâcheté était
un trait bien masculin mais plus je vis ici plus ça se
confirme.
Ce qui nous agaçait surtout, c'est cette
incompréhension totale : c'était tout de même
eux qui
étaient venus nous parler, eux qui avaient appelé
pour qu'on se revoit rapidement, eux qui avaient proposé
cette sortie le 30 (en plus ils n'avaient même pas bu
à ce moment-là !), alors pourquoi d'un coup nous
ignorer ? 
MERDE on est pas un reportage ambulant sur la France qu'on regarde
une fois ou deux pour se détendre avant de zapper !

Quelle déception, en plus comme on est loin de notre famille
et de nos amis on s'attache tout de suite beaucoup plus facilement
aux gens qu'on rencontre ici, ils aiment les femmes faibles mais
ils se sont même pas rendus compte qu'ils en avaient deux
devant eux ces deux nazebroques.
La déception et
l'incompréhension ont rapidement fait place à des
envies meurtrières face à un tel manque de
respect.
Bref nous étions bien parties pour ruminer toute la
soirée au Freshness Burger (oui, il y en a un à
Sengawa ! *\o/*) et maudire la lâcheté de la gent
masculine locale quand un mail de Tarô dont on
espérait plus grand chose est arrivé : " vous ne
venez pas au concert ce soir ? On vous a mis sur la liste des
invités c'est gratuit ! "
Ma foi si c'est gratuit... * mode radinerie de fin de mois [ON]OFF
*
, en plus ça nous changera les
idées !
Le concert était toujours aussi bien mais je n'arrivais pas
à me sortir tout à fait de la tête le fait
qu'on ait été superbement ignorées et
zappées de la sorte, c'était bien la première
fois qu'on nous faisait un coup pareil, et puis on attendait
toujours naïvement avec un peu d'espoir un mail de
dernière minute.
Heureusement Tarô avait remis son superbe costume de la mort
mauve à fleurs blanches déniché je ne sais
où, ce qui a eu pour effet de nous remonter le moral d'un
coup (ce truc est mythique, on est explosées quand on le
voit monter sur scène avec ça, ça va bien avec
sa grosse tête de grenouille à grande bouche
alcoolique XD).
A la fin du concert nous sommes allées voir Oi-chan pour lui
remettre " l'enquête " qui est distribuée à la
fin de chaque concert et où on est censé
écrire nos impressions du jour (sauf que cette fois, par
flemme d'écrire en japonais, nous avons
préféré dessiner Tarô revêtu de
son beau costume de scène
).
" Oh, Kamiiyu, Roreenu ! (on adore la façon qu'il a de nous
appeler, un jour il faudra qu'on l'enregistre) Attendez on s'entend
pas ici, on va causer dehors.
Nous y avons retrouvé Tarô qui avait changé de
tenue, son costume sous le bras.
" Yop, merci de nous avoir invitées aujourd'hui ! Tu sais
Tarô, la dernière fois on s'est foutus de toi, mais
maintenant on l'aime ton costume... avons-nous avoué.
- Ce truc-là ? intervient Oi-chan. Vous trouvez pas que
ça ressemble à un pyjama ?
- Aaah c'est vrai ! Tu le penses aussi Oi-chan ?! Je me suis fait
la même réflexion la première fois que je l'ai
vu !!! me suis-je écriée devant un Tarô
vexé. D'ailleurs j'ai un peu le même genre de pyjama
chez moi...
- Ramène-le la prochaine fois, ça lui fera un nouveau
costume de scène !
- Dis, je peux le mettre pour voir ? a demandé
Lorraine.
- Oooh, moi aussi je veux ! ai-je renchéri. Tarô s'est
marré et a joué l'habilleur professionnel, nous
prévenant que c'était à nos risques et
périls vu qu'il était plein de sueur. On a fait un
peu joujou avec, puis il l'a replié soigneusement.
- Oh non, pas la peine de le ranger, oublie-le ici, ce serait bien
même... a continué Oi-chan, ignoré par un
Tarô vexé qui a rangé son trésor avec
mille précautions.
- J'avais un beau costume moi aussi quand j'étais
lycéen, a poursuivi notre bassiste
préféré, je comptais le porter au mariage de
la soeur de Kô-chan, mais j'ai grossi ! Si les boutons
pètent pendant que je joue de la basse je vais avoir l'air
malin...
- Ben tu m'étonnes ! C'est que tu es moelleux Oi-chan !
Alors, c'est pour quand le nouveau CD ?
- On commence l'enregistrement en mai, ici, dit-il en
désignant la salle de concert.
- Waaah, tu crois qu'on pourrait venir voir ? s'empresse de
demander Lorraine.
- Hein ? Je pense que ça ne pose pas de problème,
mais ça commence tard le soir et ça dure une bonne
partie de la nuit, ça va ?
- Pas de problème, on aimerait vraiment bien voir ça
!
- Ok, vous taperez dans les mains, comme ça, sur la pochette
du CD on mettra " clapements de main : Camille et Lorraine ". Ah et
puis ce qu'on pourrait faire c'est se retrouver plus tôt le
soir comme ça on va manger tous ensemble et après on
va enregistre, qu'est-ce que vous en dites ?
- Ouaaaais ! " 
Finalement en rentrant chez nous on avait plus du tout la haine
contre les deux autres abrutis, ce qui était emm*rdant
c'était cette attente dans l'indécision. Une fois
qu'on a été sûres qu'ils ne donneraient pas
signe de vie, on a juste été un peu
déçues d'avoir perdu notre temps.
Nous sommes maintenant persuadées que le costume de
Tarô est magique : c'est depuis qu'il le porte qu'il a
arrêté de nous snober et le mettre nous-mêmes
nous a ôté toute pulsion meurtrière. C'est la
deuxième fois que JJJB nous sauve de la déprime en si
peu de temps sans le savoir !
J'ai honte parfois, j'ai l'impression d'être vraiment devenue
moralement faible et dépendante des gens, pourtant avant
j'étais vraiment solitaire et indépendante mais je
crois qu'avec Lorraine nous avons horriblement peur à
l'idée d'être " abandonnées " et
complètement dispensables...
Je suppose que c'est normal de ressentir ça quand on est
à l'autre bout du monde loin de ses proches et son
environnement habituel. De toute façon ça ne va
certainement pas me gâcher le temps qu'il me reste à
passer ici et je crois dans l'ensemble que les fois où j'ai
été un peu déprimée se compte sur les
doigts d'une main et jamais ça n'a été au
point d'avoir envie de rentrer chez moi.
En revanche avec le temps qui passe l'idée du retour
m'apparaît moins terrible alors qu'il y a quelques mois
encore je ne voulais même pas y
réfléchir...
Photo : voilà la veste du désormais
célèbre Costume ! Je sais qu'il fait peur et que
c'est difficile à croire mais Tarô est plutôt
pas mal en temps normal.
Anniversaire à Tôdai posté le samedi 26 avril 2008 15:47
Mardi c'était l'anniversaire de cette chère
Lorraine qui a atteint l'âge CRITIQUE de vingt-[BIP] ans et
nous avons fêté cela comme il se doit le mercredi soir
au réfectoire du campus Hongô de Tôdai (car
c'est là qu'étudie Yoshiki-senpai, notre héros
) !
Etaient présents Ai, Senpai, Lorraine bien sûr et
Masataka (un ami à elle venue pour les vacances avec qui
nous avions déjà fait une balade de la mort bis
samedi dernier avant le concert : de Shinagawa à Shibuya).
Il est japonais mais a toujours vécu en France et
l'intuition des japonais est assez incroyable (comme quoi notre
théorie suivant laquelle tous les japonais seraient
reliés à une sorte de matrice n'est peut-être
pas si erronnée...
) : dans son propre pays on le prend pour un
étranger, on lui parle en anglais, bref il ne dégage
apparemment pas d'aura japonaise caractéristique si ce n'est
celle d'un salaryman d'il y a dix ans ! XD
En tout cas du peu que je le connaisse c'est un garçon bien
: c'est un otaku, il écoute Bump of Chicken et en plus il
m'a donné de la viande ! *o*
Nous avons été surpris par le choix et surtout les
prix dérisoires des menus de la caféteria de
Tôdai qui sont en comparaison bien plus cher à
Shirayuri : du coup je me suis offert le luxe de prendre un dessert
!!! Une gelée au maccha qui ressemblait plus à de
l'argile qu'à autre chose et qui était très
amère mais je suis parvenue à la manger jusqu'au bout
(c'est pour l'intégration, pour l'intégration
J'aime me lancer des défis stupides
parfois...)
Lorraine était bien sûr très émue
d'être à Tôdai pour son anniversaire, ce n'est
tout de même pas rien (pourquoi aller dans un restau un peu
chic quand on peut manger pour 300 yens dans l'université la
plus prestigieuse du Japon ?
)
Ce dîner de luxe a en tout cas été l'occasion
de faire une nouvelle découverte sociologique :
" Tu es bien féminine aujourd'hui Camille " me dit Senpai en
louchant vers ce que je n'oserais même pas appeler un
décolleté (jugez par vous-même d'après
la photo, rien de très olé olé...)
" C'est vrai ! renchérit Ai. Ils sont vraiment gros, aaaah
je t'envie... "
...
C'était donc pour ça qu'on avait pas
arrêté de me regarder depuis Sengawa ! Tout s'est
éclairé, je croyais avoir un gros bouton ou du
chocolat sur la figure.
Mais non, il semblerait juste que je me baladais en tenue
indécente contre l'insu de mon plein gré ! A bien y
réfléchir, il est vrai que je n'ai jamais vu de
japonaise assez découverte en haut, même quand je suis
arrivée en été et qu'il faisait une chaleur
étouffante.
J'étais tellement choquée à l'époque
par la " courteur " (je sais que ce mot n'existe pas mais employer
" longueur " ferait figure d'antonyme), voire l'absence totale de
jupe que je n'avais pas remarqué qu'elles n'avaient jamais
de décolleté ni les épaules découvertes
(en même temps quand on a rien à montrer... et VLAN
mouhahahaha
).
Au Japon exhiber ses gambettes jusqu'à un point critique ne
pose donc aucun problème mais le décolleté
choque, ou plutôt devrais-je dire, il surprend car ce n'est
pas de façon péjorative (enfin c'est ce qu'Ai m'a
certifié et j'espère que c'est vrai parce que je me
vois pas vivre en manches trois-quarts par 35° à l'ombre
cet été juste pour éviter de passer pour une
fille de petite vertu XD).
Après notre repas de fête nous avons entrepris de
trouver un karaoke (mais avant ça Lorraine a appuyé
par mégarde sur le signal d'alarme dans les toilettes de
Tôdai, petit incident technique assez drôle qui la
poursuivra sûrement longtemps XDDD).
Ca devient vraiment agréable de se balader le soir, il fait
très bon on se croirait presque en été,
hélas les moustiques n'ont pas perdu leur temps pour
réapparaître, ç'eut été trop
beau... 
Nous devisions chemin faisant sur des expressions d'ojô-sama
(les jeunes filles de bonne famille) marrantes à caser et
vantant les nombreuses qualités de Senpai (je crois qu'il ne
sait pas qu'il a un fan-club...) quand Ai s'est tournée vers
moi : " Camille, je voudrais te demander un truc, c'est un peu
bizarre... "
Avant qu'elle ne finisse sa phrase je le sentais déjà
arriver gros comme une maison.
" Est-ce que je pourrais toucher pour voir ? " Nooooon Ai, tu t'y
mets aussi ?!
- Bon bah euh, ma foi, si ça peut te faire plaisir hein...
Aaaaah ça chatouille !!! XD
- Waaah c'est génial !!! C'est étonnant, c'est
complètement différent, raah je suis jalouse... Saute
pour voir ?
...
Sacrée Ai ! Elle me fera toujours rigoler. Je sais que les
filles sont en général obsédées par
leur tour de poitrine mais je ne savais pas que les japonaises y
accordaient tellement d'importance, sûrement parce qu'elles
n'en ont pas (loin de moi l'idée d'être blessante, ce
sont les tristes faits).
Enfin je me dis que si ça marque autant les filles, l'effet
doit être décuplé sur la gent masculine de ce
pays bien connue pour sa perversité latente, j'ai
peut-être là un atout majeur pour coincer Yuuki
mouhahaha ! 
Après s'être bien défoulé au karaoke
nous sommes repartis chacun de nos côtés, laissant Ai
avec Senpai chez qui elle allait dormir sous couvert de "
révisions pour le shûkatsu " (bravo Senpai, c'est
presque gagné ! FIGHT ! *\o/*)
C'est après des soirées comme ça que je me dis
que j'ai vraiment pas envie de rentrer si vite en France... Plus
que quatre mois déjà !
Jeux du moment : Les Chroniques de Spellborn PC | Manhunt 2 Wii | Mushroom men : Les Premiers Champignhommes DS | Resident Evil 5 PS3 | Resident Evil 5 360



